Cinq membres de l’association font leur entrée au sein du conseil d’administration

Au regard du développement important de France Supply Chain, qui fédère d’ores et déjà 450 entreprises de toutes tailles (grands groupes, ETI, PME) et de tous secteurs d’activité, cinq nouveaux membres font leur entrée au sein du Conseil d’Administration de l’Association.

Vincent LAMARCHE
VP Logistic Strategy & E2E network design – SCHNEIDER ELECTRIC

Charles LEONARDI
Directeur Général Supply Chain – NESTLE

Éric LE MIGNON
Directeur Général Supply Chain – INTERMARCHE

Jean-Christophe MACHET
Président – FM LOGISTIC

Didier SCELLIER
Directeur Général France – PTV GROUP

Ils rejoignent les 41 membres du Conseil d’Administration et renforcent les 2 collèges qui le composent :

  • le collège 1 fédérant les entreprises industrielles, entreprise de négoce et distribution, prestataires logistiques et structures de santé ;
  • le collège 2 représentant : prestataires de service, associations, fédérations, organismes de recherche et formation et Individuels.

Ces 5 nominations s’inscrivent dans la dynamique de France Supply Chain qui accompagne les entreprises à se transformer, et s’appuie sur la force de son réseau et la puissance de l’intelligence collective avec pour ambition commune : la Supply Chain pour changer le monde.

Tendances et nouveaux métiers de la Supply chain par MichaelPage

Levier essentiel pour un monde plus durable, la Supply Chain est au cœur de la transformation des entreprises. Portées par la digitalisation, l’innovation et la nécessité d’une forte orientation client, les organisations d’aujourd’hui se doivent d’être résilientes, agiles et tournées vers l’économie circulaire. Des enjeux nouveaux qui appellent de nouveaux métiers.

À l’heure où de nombreux métiers disparaissent tandis que d’autres apparaissent*, il est une question que nous, professionnels de la Supply Chain, nous posons tous : quels sont les métiers qui feront la Supply Chain de demain ?

Si nous n’avons pas la prétention de lire dans l’avenir, notre position privilégiée en tant que 1er réseau français des professionnels de la Supply Chain combinée à celle de Michael Page, cabinet leader sur le marché du recrutement des cadres confirmés, nous invite à nous livrer à cet exercice.

Une série d’entretiens et d’ateliers réalisés avec nos adhérents, conduits et enrichis par les observations de Michael Page, nous ont permis d’arriver à une liste de quatre métiers. Quatre professions clés pour la Supply Chain de demain qui, si elles existent parfois aujourd’hui, restent l’apanage de grandes structures avec une position encore relativement confidentielle.

Parce que la Supply Chain est un enjeu vital pour les entreprises, que les Ressources Humaines en sont une condition nécessaire et sont même souvent la première préoccupation des Supply Chain Managers**, nous sommes heureux de partager avec vous le fruit de nos travaux et dernières observations sur le marché de l’emploi. Nous espérons que ce guide vous éclairera sur les enjeux que nous identifions comme essentiels à l’évolution de notre métier.

Replay du Live Webinar : Comment la Blockchain fluidifie l’ensemble des acteurs de la Supply Chain ?

La Blockchain est une technologie qui permet la sécurisation des transactions d’un écosystème en rendant les données transparentes et non modifiables. Elle a connu son essor grâce aux cryptomonnaies. Elle commence à être utilisée par les entreprises pour sécuriser leur Supply Chain.

D’après l’édition 2021 du panorama de la digitalisation qui suit la transformation de la Supply Chain des entreprises, pour 36% des sociétés interrogées, la Blockchain est un chantier prioritaire. Cela représente une hausse de 7 points de 2019 à 2020.

La Blockchain répond à 3 besoins métiers de la Supply Chain. Elle permet l’authentification des produits, une traçabilité sur l’ensemble du cycle de vie du produit et le suivi de la responsabilité de chacun des acteurs.

Après avoir partagé le niveau de maturité des entreprises, ce livre blanc détaillera la technologie Blockchain. Ensuite les cas d’usages Supply Chain seront présentés ainsi que les fournisseurs de solutions entre autre à travers le radar des startups.

Replay du Live Webinar : Comment amorcer la décarbonation de votre supply chain ?

Les entreprises l’ont bien compris : le statut quo n’est plus une option ! Entre l’urgence climatique et avec la volonté de consommer plus responsable qui s’installe durablement dans nos sociétés, le monde de la Supply Chain n’échappe pas à ces transformations et doit se réinventer pour intégrer cette nouvelle donne.

Quelles sont les opportunités de décarbonation de la Supply Chain?

Quelles sont les facteurs de réussite de la mise en place d’une démarche de décarbonation?

Après plusieurs mois de travaux sur cette thématique, Wavestone et France Supply Chain sont fiers de vous présenter leur publication autour du Radar de la Green tech Supply Chain, lors d’un webinar qui adressera ces problématiques.

Attractivité des métiers de la Supply Chain : enjeux de la découverte et de la valorisation

La Supply Chain souffre de vieux clichés. Peu connus et très souvent résumés à des tâches masculines, physiques et peu valorisantes, les métiers de la Supply Chain peinent à attirer les jeunes générations. Face au manque d’attractivité de la filière, comment faire naître des vocations ? Quels leviers permettraient de valoriser les métiers et faire évoluer les mentalités ? Retour sur le Webinar dédié, organisé par France Supply Chain, en partenariat avec SprintProject.

Attractivité des métiers, enjeu majeur d’une Supply Chain active

Fabien Esnoult, Président de SprintProject (www.sprint-project.com) et administrateur de France Supply Chain introduit les enjeux de la thématique en soulignant le caractère indispensable et stratégique de la filière Supply Chain, révélé au plus fort de la crise sanitaire. A ce titre, le maintien actif des forces vives ainsi que les enjeux de recrutement, de fidélisation et de formation prennent tout leur sens. Comment répondre aux besoins croissants et aux problématiques RH rencontrées par la filière ? Certaines innovations telles que les véhicules autonomes, l’IOT, la 5G, la dissociation transport/ logistique semblent être des solutions envisageables. Mais sont-elles les seules ?

A ce titre, le LAB RH de France Supply Chain, représenté à l’occasion par Marie-Laure Furgala, Directrice ISLI de Kedge Business School, et Guillaume Noirtin, Directeur Talent Acquisition de FM Logistic, est un groupe de travail d’une vingtaine de professionnels, partenaires ou intervenants actifs du monde des Ressources Humaines ou de la Formation. L’ambition du LAB RH est de valoriser la Supply Chain et de répondre aux priorités RH des entreprises qui sont : mieux recruter, améliorer l’attractivité du secteur, développer de nouvelles compétences dans les métiers de la Supply Chain.

« Je ne connaissais pas le secteur de l’Industrie et de la Supply Chain avant d’intégrer FM Logistic. J’avais moi-même beaucoup d’aprioris. J’ai finalement découvert un secteur passionnant au cœur des stratégies d’entreprise, créateur de valeur et d’une diversité de métiers incroyable. »
Guillaume NOIRTIN

La Supply Chain, en perpétuelle évolution, recherche constamment de nouvelles compétences pour faire face aux nouveaux besoins. Mais si les entreprises recrutent sans cesse, les collaborateurs eux-mêmes doivent être formés ou se former aux nouveaux enjeux de la filière et plus particulièrement sur : l’environnement, les enjeux sociétaux et les nouvelles technologies. Autant de thématiques abordées dans la formation Supply Chain de l’ISLI – Kedge Business School.

L’innovation pour améliorer l’attractivité des métiers de la Supply Chain

My Job Glasses a été créé il y a un peu plus de 5 ans avec une ambition : « L’épanouissement professionnel pour tous ». Mais pour être épanouis, Emilie Korchia, Co-fondatrice de My Job Glasses l’assure, il faut déjà être bien orienté. My Job Glasses remet donc l’humain au cœur de l’orientation professionnelle en connectant des jeunes de 15 à 30 ans, avec un réseau de 52 000 professionnels de tous métiers et secteurs d’activités, y compris la Supply Chain. Premier acteur du mentorat en France, My Job Glasses a accompagné plus de 100 000 jeunes en 2020 dans leur orientation professionnelle.

C’est aussi, pour l’entreprise, la possibilité de se créer un pool de jeunes talents intéressés par le secteur de la Supply Chain et d’entamer une action RSE d’entreprise citoyenne. Pour les collaborateurs, c’est également l’opportunité, en donnant un peu de leur temps, de partager leur métier avec les jeunes générations, de représenter leur entreprise et de déconstruire des clichés pour avoir le privilège, parfois, de faire naître des vocations.

« My Job Glasses n’est pas là pour vendre des paillettes aux jeunes générations, mais pour leur partager la réalité des métiers et leur permettre de découvrir tout ce qui se cache derrière le mot ‘Supply Chain’ »
Emilie Korchia

Delivery Academy, prend sa source au croisement du dernier kilomètre et de la logistique urbaine, explique Augustin Doumbe, son Fondateur : « là où les hommes et les femmes du secteur, acheminent les colis des entrepôts de proximité, vers le client final ». En 2017, on comptait 11 000 autoentrepreneurs sur la livraison à vélo. Ils sont aujourd’hui plus de 60 000. En parallèle, l’augmentation des collaborateurs salariés sur les métiers de livreurs urbains confirment l’évolution des modes de consommations et les nouveaux besoins, dont : l’expérience client. Comment conquérir puis fidéliser un client sur 30 secondes de livraison ?

« L’expérience client, c’est un métier […] Alors que les livreurs sont les seuls visages que le client rencontre entre la commande et la réception, la formation semble être la solution pour fournir une expérience de qualité ! »
Augustin Doumbe

En effet, si le sujet recrutement est une problématique pérenne dans la Supply Chain, la fidélisation l’est tout autant. En proposant des formations de quelques heures à plusieurs semaines selon les profils, la Delivery Academy propose une solution a formation comme vecteur d’augmentation des compétences pour palier l’attractivité des métiers et leur valorisation.

France Supply Chain réunit entreprises et écoles

Après avoir dévoilé son Guide des formations supérieures en Supply Chain, France Supply Chain initie un nouveau projet pour rapprocher écoles et entreprises : la création de binômes entre professeurs et administrateurs de l’association. L’objectif ? Agir ensemble au sein des conseils pédagogiques.

Centrale Supelec, ESSEC, Sorbonne, ISTELI, MINES ParisTech, Université de Grenoble, AFTRAL, E.S.T… À l’initiative de France Supply Chain, sous la houlette de Xavier Derycke, directeur supply chain du groupe Rexel et responsable du Lab RH, de nombreux organismes de formation, écoles, universités et IUT ont répondu à l’appel de l’association de tisser des liens durables entre ses administrateurs, ses membres actifs et le monde de la formation. Pour poser les bases de cette nouvelle synergie et établir un dialogue durable entre les entreprises de la supply chain et les différentes sphères de la formation, France Supply chain a choisi de former des binômes réunissant un représentant de chacune d’entre elles. Ainsi, Felix Papier de l’ESSEC établira un lien particulier avec Yann de Feraudy, le président de France Supply Chain tandis que Nadia Hamani de l’INSSET communiquera tout particulièrement avec Jean-Christophe Cuvelier, directeur général de My Tower et Aurélie Delemarle de l’ESIEE avec le directeur supply chain d’Orange, Benoit Huver.

Via deux réunions successives, l’association a donc rassemblé, au-delà de leurs organisations, des hommes et des femmes soucieux d’agir ensemble pour le développement des conseils pédagogiques dédiés à la supply chain. Au total, près d’une trentaine de duos agiront au sein des conseils pédagogiques des écoles, afin de fortifier les liens avec les établissements proposant des masters ou licence en supply chain et favoriser l’interaction entre différents types d’enseignements et de recherches, au travers notamment du partage de connaissances et des travaux des Labs de l’association.

Former un écosystème collaboratif au service de la Formation en Supply Chain

Des échanges d’autant plus nécessaires puisque comme le souligne Xavier Derycke, la supply chain est « un métier qui s’enrichit, en recherche permanente d’équilibre entre service, stocks, coûts et durabilité, porté par de grandes transformations en cours : le digital ainsi que la RSE ».  Ainsi, aux côtés des différents Labs de l’association (Digital & Technologies, RH, Supply Chain 4 Good et ETI PME), les acteurs de ce nouveau projet pourront échanger et faire évoluer la formation avec la volonté d’agir pour construire un monde plus résilient, collaboratif, agile, proche et durable. « La crise a mis un coup d’accélérateur sur ces métiers-là et beaucoup de choses évoluent en conséquence. Je suis ravie de contribuer à faire avancer les choses à l’échelle de la France et peut-être un jour à celle de l’Europe », s’est exprimée Evren Sahin, professeure à Centrale Supelec. « Nous avons beaucoup de choses à nous apporter : vous avez des matières premières et nous allons vous fournir les ressources humaines. Continuons comme cela, ensemble, pour former un écosystème collaboratif », souligne Olivier Lavastre, Professeur des Universités à Grenoble IAE.

Enfin, en parallèle, le Lab RH poursuivra cette année son travail autour notamment :

Des leaders de demain en partenariat avec Korn Ferry

Des nouveaux métiers de la supply chain avec le concours du cabinet Michael Page

Un zoom sur les initiatives au service des jeunes en Supply Chain

France Supply Chain au féminin

Dans le cadre de la journée de la femme, SprintProject a rencontré Valérie MACREZ, Directeur Général de France Supply Chain, pour évoquer le travail que l’association initie sur l’attractivité de la Supply Chain auprès des nouvelles générations et plus particulièrement chez les jeunes femmes.

Selon vous, quel serait le premier facteur d’attractivité de la filière Supply Chain chez les jeunes ?

D’une manière générale, la filière Supply Chain gagne à être mieux connue des jeunes générations. Notre premier objectif est de faire comprendre aux jeunes générations les enjeux de toute notre filière et la richesse de l’ensemble de ses métiers. Au-delà des aspects de la logistique physique (entreposage, préparations de commandes et transport) la Supply Chain intègre l’ensemble du pilotage des flux, tels que les prévisions et la planification.

C’est d’ailleurs pour rassembler l’ensemble de ces activités, et non les opposer, que l’ASLOG (Association française de la Supply Chain et de la Logistique) est devenue l’été dernier l’Association française de la Supply Chain, France Supply Chain. L’un des objectifs de notre LAB RH est précisément de favoriser l’attractivité de nos métiers auprès des jeunes générations avec des actions de valorisation de la filière auprès des étudiants, et plus spécifiquement des étudiantes pour qui les formations et les carrières en Supply Chain semblent encore moins attrayantes.

Quel regard portez-vous sur la place des femmes dans la filière Supply Chain et l’enjeu de rendre les métiers attractifs pour la nouvelle génération de professionnelles ?

Pour France Supply Chain, la féminisation est aussi un enjeu important parmi nos actions de valorisation. En effet nous sommes convaincus que la diversité est une richesse à cultiver pour développer des Supply Chain performantes dans nos entreprises. La féminisation est une des dimensions de cette diversité

Les Femmes membres de France Supply Chain : 27% des contacts professionnels sont des femmes, 21% des étudiants sont des jeunes femmes.

France Supply Chain souhaite véhiculer une image plus représentative des métiers et montrer à la nouvelle génération que ce secteur offre des opportunités professionnelles qui permettent aussi de donner du sens et ce, dans tous les secteurs d’activité. A ce titre, les femmes du Conseil d’administration de France Supply Chain en sont le parfait exemple par la diversité de leurs parcours et leurs métiers.

Quel message souhaitez-vous véhiculer à la nouvelle génération ?

Nous avons pour ambition d’aider les nouvelles générations dans leur processus de formation. Plus encore aujourd’hui qu’hier, nous sommes conscients qu’elles ont besoin d’être guidées, et soutenues dans les choix qui déterminent leur avenir. France Supply Chain se donne la responsabilité de les aider à découvrir pour certains et certaines leur future vocation au-delà des clichés.

La situation actuelle nous prouve depuis plusieurs mois que la Supply Chain est désormais identifiée comme l’un des secteurs clés de notre société et qu’elle est un véritable levier de transformation pour les entreprises. La tendance laisse d’ailleurs à penser que les dirigeants de demain seront issus de parcours en Supply Chain ou avoir des connaissances solides dans le domaine. C’est aussi un moyen pour les jeunes de se projeter sur des postes à responsabilité.

Mais le plus grand défi reste de convaincre ceux et celles qui ne connaissent pas encore la Supply Chain ni l’étendue des opportunités qu’elle offre. C’est sur cette problématique que nous travaillons actuellement. Il est de la responsabilité de chaque professionnel du secteur d’encourager les femmes à s’y intéresser.

Pour les étudiants et étudiantes qui ont déjà trouvé leur voie et sont intégrés à des formations spécialisées membres de notre écosystème, ils deviennent via les écoles adhérentes membres de l’association France Supply Chain. Cela leur permet d’être en lien avec l’univers professionnel et de se créer un réseau avant leur entrée sur le marché de l’emploi. Ils ont également accès à des contenus pour améliorer leurs connaissances sur le secteur et les métiers. Enfin, depuis septembre 2020, nous mettons également à leur disposition un « Guide des Formations Supérieures en France » spécialisée dans la Supply Chain afin d’encourager ceux qui souhaitent continuer leurs études.


Dans le cadre de la journée de la femme, SprintProject a rencontré Marie-Laure FURGALA, Directrice ISLI, KEDGE – Membre du Conseil d’Administration, France Supply Chain, pour évoquer le travail que l’association initie sur l’attractivité de la Supply Chain auprès des nouvelles générations et plus particulièrement chez les jeunes femmes.

Quelle vision avez-vous des femmes dans la Supply Chain ?

La Supply Chain est une fonction assez jeune où les nouveaux talents formés se féminisent. J’ai pu mesurer l’évolution depuis ma diplomation de l’ISLI en 1996, où nous étions 6 femmes sur 46 étudiants et les effectifs féminins actuellement formés à KEDGE qui représentent 40% des promotions ISLI.

Malheureusement les postes clés occupés par les femmes restent encore sous représentés et la Supply Chain ne fait pas exception. À l’écoute, dans l’anticipation et l’action, elles disposent pourtant des soft skills indispensables pour réussir dans ce métier. Investies et exigeantes avec elles-mêmes, les femmes sont des moteurs et constituent de fabuleux atouts pour les entreprises.

En tant que professionnelle de la Supply Chain et aujourd’hui en tant que Directrice de l’ISLI, je souhaite démontrer aux étudiantes qui se lancent dans ce métier, qu’il s’agit d’un métier passionnant, en plein essor, porteur de nombreux challenges et où les seules limites sont celles que l’on se fixe.

Quelle vision avez-vous de votre métier en tant que femme ?

L’image de la Supply Chain reste encore trop cantonnée à une vision ancienne, technique et industrielle du métier, alors que la Supply Chain est justement un des secteurs évolutifs par excellence.

En tant que Supply Chain Manager, nous sommes amenés à côtoyer les fournisseurs, les sous-traitants, les clients… et collaborer avec différentes fonctions : achats, marketing, commerciales, RH… On peut travailler dans le transport, la production, l’ingénierie… Changer de poste ou changer de secteur d’activité, évoluer avec les nouvelles technologies, la digitalisation. Nous avons finalement un vrai impact sur les enjeux de l’entreprise actuels et futurs. C’est un métier transverse en pleine mutation qui sort de l’ombre et se révèle comme un des leviers importants du changement.

Mon ambition est de promouvoir une Supply Chain transverse et responsable. Et selon moi, l’innovation doit être le moteur de cette Green Supply Chain. Mon souhait est de voir les étudiants et étudiantes ISLI d’aujourd’hui relever le défi de bâtir la Supply Chain durable de demain.


Dans le cadre de la journée de la femme, SprintProject a rencontré Latifa GAHBICHE, Country General Manager France & Maroc CHEP – Membre du Conseil d’Administration, France Supply Chain, pour évoquer le travail que l’association initie sur l’attractivité de la Supply Chain auprès des nouvelles générations et plus particulièrement chez les jeunes femmes.

Quelle vision avez-vous des femmes dans la Supply Chain ?

Que ce soit dans la Supply Chain ou dans n’importe quel autre secteur historiquement assimilé à un univers dit « masculin », c’est surtout quand on regarde vers les postes à responsabilités que les femmes se raréfient. Pour contrer cela en entreprise, une volonté sans faille et des mesures d’accompagnement sont absolument nécessaires.

En bref, il s’agit de faire de cet état de fait non seulement un sujet de débat mais surtout celui de la mise en œuvre d’un plan d’actions concrètes et mesurables (coaching et mentorat par exemple).

Les choses ne changeront que parce que les entreprises se constituent un « vivier » de talents à la fois diversifiés et performants.

Chez CHEP, la part de responsabilité de l’entreprise pour voir évoluer la part des femmes aux postes de direction est prise très au sérieux. J’en suis la preuve vivante et, bien sûr, je ne suis pas la seule. Preuve de cet engagement, chez Brambles, la société mère de CHEP, 30% des postes de direction sont occupés par des femmes. Ce pourcentage sera passé à 40% d’ici 2025. C’est l’un de ses engagements RSE.

Par ailleurs, CHEP est devenu membre actif du LEAD (Leading Executives Advancing Diversity) network européen et, depuis l’automne 2019, au niveau national afin de réfléchir et d’agir pour augmenter le nombre de femmes assumant des fonctions de leadership dans les secteurs de la grande distribution et de l’industrie des biens de consommation à travers l’éducation, le leadership et le management.

Quelle vision avez-vous de votre métier en tant que femme ?

J’ai bien conscience de faire figure de pionnière dans le secteur. En cela, j’espère montrer la voie, inspirer des carrières et des ambitions féminines. Je voudrais donner envie aux femmes d’ouvrir leurs perspectives pour rejoindre n’importe quel secteur, de ne surtout rien s’interdire, de lutter contre l’auto-censure.

Quant à ma vision du métier stricto sensu, je ne crois pas qu’elle diffère de celle d’un homme tout simplement parce que, quand je travaille, je ne réfère pas à mon genre mais bien à ma seule fonction.


Dans le cadre de la journée de la femme, SprintProject a rencontré Anne BORDE, Supply Chain Director, Louis Vuitton – Membre France Supply Chain, pour évoquer le travail que l’association initie sur l’attractivité de la Supply Chain auprès des nouvelles générations et plus particulièrement chez les jeunes femmes.

Quelle vision avez-vous des femmes dans la Supply Chain ?

Dans mon univers professionnel du luxe, je côtoie beaucoup de femme qui font de la supply chain, que ce soit en production, en logistique ou dans les métiers de prévision de vente et gestion du stock. J’ai également observé avec ma génération, la prise de responsabilité forte au sein de l’entreprise sur ces métiers. Il faut encore poursuivre pour atteindre la parfaite mixité, mais c’est sur une très bonne voie ! En revanche, ce n’est pas encore le cas sur d’autres domaines d’activités, où les femmes sont sous représentées.

Mesdames, il y a des places à prendre !

Quelle vision avez-vous de votre métier en tant que femme ?

C’est un des métiers les plus passionnants dans une entreprise : stratégique, transverse, innovant, au contact du produit, au service du client, et dans les opérations !

Derrière ce mot « Supply Chain », la diversité des métiers est grande et en perpétuelle évolution.

Moi-même, j’ai fait plusieurs métiers de Supply Chain au fur et à mesure de ma carrière : d’abord en atelier pour planifier la production en fonction du besoin client. Puis au siège dans des rôles plus centraux de planification globale de production ou de prévision de vente ou de distribution/gestion de stock. Ce sont des métiers riches en contact avec la production, les achats, le développement produit, nos fournisseurs, la logistique, le retail, le marketing, le merchandising, la finance etc.

La crise du covid a montré à quel point les métiers de la Supply Chain étaient importants pour faire face à l’imprévisible. Cela a mis en avant des fonctions parfois méconnues, porteuses de forte valeur ajoutée, en avance en termes d’innovation et d’utilisation de la data.

Je n’ai jamais considéré que le fait que je sois une femme différencie la vision de mon métier vs un homme. Je raisonne en compétence, en soft skills.

Orientations stratégiques des opérations en 2021

Découvrez les résultats de l’étude menée par Roland Berger & France Supply

Le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger s’est associé à France Supply Chain, pour mener à bien une étude visant à identifier les principaux défis et tendances auxquels sont confrontées, en 2021, les directions des opérations.

Un échantillon large et représentatif

Cette étude repose sur un échantillon large et varié rassemblant plus d’une centaine d’entreprises, représentatives de tous les secteurs de l’économie. Parmi les répondants, 82% occupent un poste au sein des opérations.

Trois objectifs stratégiques majeurs… soutenus par des chantiers prioritaires

Dans un premier temps, les entreprises se sont fixées trois objectifs stratégiques majeurs pour leurs opérations en 2021 :

Accompagnement à la croissance
57%*

Sécurisation des risques de rupture d’approvisionnement
57%*

Amélioration de la performance opérationnelle
52%*

Les chantiers prioritaires que les entreprises pensent lancer pour répondre à leurs défis actuels portent sur 3 axes principaux :

La reconfiguration de leur réseau logistique
39%*

La refonte de leur processus de planification
34%*

L’intégration du développement durable
17%*

*Pourcentage des répondants à l’enquête.


Concrétiser les objectifs stratégiques et les chantiers prioritaires en déployant ses capacités internes

Dans la droite ligne des chantiers prioritaires, les capacités mises en place par les entreprises s’appuieront sur des transformations digitales et un ajustement organisationnel, pour répondre à ces nouveaux enjeux de prévision, planification et réorganisation.

Yann de Feraudy, Président de France Supply Chain précise : “Cette étude, dont les répondants couvrent l’ensemble des secteurs de l’économie, montre que les entreprises tirent les leçons de la crise et se préparent activement au rebond de l’économie sans perdre de vue les enjeux liés au développement durable.

FRANCE SUPPLY CHAIN DÉPLOIE SON RÉSEAU À L’INTERNATIONAL

Parce que sa mission ne s’arrête pas aux frontières de son territoire et que son secteur s’étend depuis de nombreuses années, France Supply Chain s’ouvre tout naturellement à l’international. Fort de membres passionnés et impliqués, l’association lance France Supply Chain International avec l’ambition de construire un réseau mondial.

Soucieuse de permettre à ses membres de mieux appréhender des enjeux mondiaux de plus en plus prégnants, France Supply Chain donne naissance à sa division « International ». En constituant un réseau composé de professionnels capables d’identifier les grandes tendances du secteur, de les diffuser et de partager les initiatives dans chacun des pays adressés, elle entend ainsi accompagner les entreprises désireuses de se développer durablement à l’étranger. « Nous comptons parmi nos membres de grands groupes ayant l’international dans leur ADN. Nous souhaitons leur apporter une vision globale pour alimenter leurs réflexions en termes de culture, d’innovation et de développement mais également bénéficier de la richesse de leurs connaissances en local pour créer un réseau mondial d’acteurs de la supply chain. Pour ce faire, nous avons imaginé une gouvernance décentralisée et la création de chapters par pays, se nourrissant des savoirs des uns et des autres », détaille Jean-Michel Guarnieri, ex-président de l’Aslog et président de France Supply Chain International.

Les forces locales au service d’un réseau mondial

Pour structurer au mieux ce vaste projet international, France Supply Chain s’appuie sur un COPIL central composé de directeurs supply chain de grands groupes et de prestataires logistiques internationaux. Leurs missions ? Identifier les pays éligibles à la création des chapters, coordonner leurs actions tout en favorisant les échanges. Le développement d’une trentaine de chapters sur 24 mois a donc été échelonné par zones géographiques : Amériques et Afrique en 2020, Proche et Moyen-Orient, Europe de l’Est et Asie-Océanie en 2021 et enfin, Europe occidentale en 2022. Localement, un COPIL par chapter sera chargé d’identifier et de fédérer des entreprises locales membres ou non membres de l’association et d’animer les échanges. « Au niveau central, nous leur apportons de la matière via nos labs et l’ensemble de nos travaux mais c’est ensuite à eux de décider d’un programme annuel, d’ouvrir les adhésions et d’adresser des sujets en adéquation avec les problématiques locales », souligne Jean-Michel Guarneri.

Une organisation concrète au Maroc où est né le chapter Maroc Supply Chain, mené par un COPIL composé d’experts locaux. Dans ce pays positionné comme un hub régional, la supply chain est portée par des infrastructures en expansion, une économie dynamique, la présence d’opérateurs intégrés de classe mondiale et une volonté de digitalisation grandissante : « Le secteur logistique au Maroc représente 6 % du PIB et emploie environ 500 000 personnes. Plus de 8 000 personnes y sont formées chaque année », signale Hicham Alami, directeur associé au sein du cabinet GCL. C’est dans ce contexte porteur que s’inscrit la création de Maroc Supply Chain. Quatre grandes thématiques seront abordées par le chapter en 2021 : les ressources humaines, la supply chain des PME PMI, la digitalisation ainsi que la place du Maroc dans les supply chains internationales.


L’Afrique, un « marché prioritaire »

D’autres chapters sont également en cours de constitution dans la zone Afrique : au Kenya, en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud. Pour Yves Biyah, associé chez Africa Search Capital, le continent doit être considéré comme un « marché prioritaire » du fait dela dynamique de sa population, de son niveau de croissance économique, de sa capacité d’adoption de nouvelles technologies et de son caractère de plus en plus pacifique. « L’Afrique compte 1,2 milliard d’habitants. Ce chiffre devrait être multiplié par deux dans les 30 années à venir. En une génération, nous allons donc assister au doublement des besoins en biens de consommation, en routes, en ports, en logement…. Ce choc de la demande va irriguer tous les secteurs d’activités comme nulle part ailleurs », analyse-t-il. Et malgré un manque de connectivité intra régionale et la nécessité d’investissements en la matière, ce dynamisme devrait également être porté par l’entrée en vigueur au 1er janvier 2021 de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Comme le souligne Sébastien Beuque, deputy CEO Africa Sales & Development chez Bolloré Transport & Logistics, « les échanges interafricains ne représentent que 10 % du commerce de la zone africaine. À titre de comparaison, en Europe, le business intra-européen s’élève à 70 %. Le continent dispose donc d’un potentiel extraordinaire ».

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