L’IoT, levier de la transformation de la Supply Chain

Quels sont les leviers IoT capables de transformer la Supply Chain industrielle ? C’est la question posée par le Lab Digital & Technologies de France Supply Chain et ses invités lors d’un webinar organisé le 30 mars dernier. Zoom sur les retours d’expérience des entreprises Renault et Aubert & Duval (Groupe ERAMET) autour de la géolocalisation.

Développement durable : Penser maintenant l’entrepôt de demain !

Qui dit agilité en entrepôt, dit agilité aussi pour la supply chain. Mais finalement qu’en est-il de l’évolutivité immobilière ? Et quels seront les contours de l’entrepôt de demain sur fond de développement durable. Au travers d’un webinar dédié, des experts du secteur livrent quelques éléments de réponse.

France Supply Chain au féminin

Dans le cadre de la journée de la femme, SprintProject a rencontré Valérie MACREZ, Directeur Général de France Supply Chain, pour évoquer le travail que l’association initie sur l’attractivité de la Supply Chain auprès des nouvelles générations et plus particulièrement chez les jeunes femmes.

Selon vous, quel serait le premier facteur d’attractivité de la filière Supply Chain chez les jeunes ?

D’une manière générale, la filière Supply Chain gagne à être mieux connue des jeunes générations. Notre premier objectif est de faire comprendre aux jeunes générations les enjeux de toute notre filière et la richesse de l’ensemble de ses métiers. Au-delà des aspects de la logistique physique (entreposage, préparations de commandes et transport) la Supply Chain intègre l’ensemble du pilotage des flux, tels que les prévisions et la planification.

C’est d’ailleurs pour rassembler l’ensemble de ces activités, et non les opposer, que l’ASLOG (Association française de la Supply Chain et de la Logistique) est devenue l’été dernier l’Association française de la Supply Chain, France Supply Chain. L’un des objectifs de notre LAB RH est précisément de favoriser l’attractivité de nos métiers auprès des jeunes générations avec des actions de valorisation de la filière auprès des étudiants, et plus spécifiquement des étudiantes pour qui les formations et les carrières en Supply Chain semblent encore moins attrayantes.

Quel regard portez-vous sur la place des femmes dans la filière Supply Chain et l’enjeu de rendre les métiers attractifs pour la nouvelle génération de professionnelles ?

Pour France Supply Chain, la féminisation est aussi un enjeu important parmi nos actions de valorisation. En effet nous sommes convaincus que la diversité est une richesse à cultiver pour développer des Supply Chain performantes dans nos entreprises. La féminisation est une des dimensions de cette diversité

Les Femmes membres de France Supply Chain : 27% des contacts professionnels sont des femmes, 21% des étudiants sont des jeunes femmes.

France Supply Chain souhaite véhiculer une image plus représentative des métiers et montrer à la nouvelle génération que ce secteur offre des opportunités professionnelles qui permettent aussi de donner du sens et ce, dans tous les secteurs d’activité. A ce titre, les femmes du Conseil d’administration de France Supply Chain en sont le parfait exemple par la diversité de leurs parcours et leurs métiers.

Quel message souhaitez-vous véhiculer à la nouvelle génération ?

Nous avons pour ambition d’aider les nouvelles générations dans leur processus de formation. Plus encore aujourd’hui qu’hier, nous sommes conscients qu’elles ont besoin d’être guidées, et soutenues dans les choix qui déterminent leur avenir. France Supply Chain se donne la responsabilité de les aider à découvrir pour certains et certaines leur future vocation au-delà des clichés.

La situation actuelle nous prouve depuis plusieurs mois que la Supply Chain est désormais identifiée comme l’un des secteurs clés de notre société et qu’elle est un véritable levier de transformation pour les entreprises. La tendance laisse d’ailleurs à penser que les dirigeants de demain seront issus de parcours en Supply Chain ou avoir des connaissances solides dans le domaine. C’est aussi un moyen pour les jeunes de se projeter sur des postes à responsabilité.

Mais le plus grand défi reste de convaincre ceux et celles qui ne connaissent pas encore la Supply Chain ni l’étendue des opportunités qu’elle offre. C’est sur cette problématique que nous travaillons actuellement. Il est de la responsabilité de chaque professionnel du secteur d’encourager les femmes à s’y intéresser.

Pour les étudiants et étudiantes qui ont déjà trouvé leur voie et sont intégrés à des formations spécialisées membres de notre écosystème, ils deviennent via les écoles adhérentes membres de l’association France Supply Chain. Cela leur permet d’être en lien avec l’univers professionnel et de se créer un réseau avant leur entrée sur le marché de l’emploi. Ils ont également accès à des contenus pour améliorer leurs connaissances sur le secteur et les métiers. Enfin, depuis septembre 2020, nous mettons également à leur disposition un « Guide des Formations Supérieures en France » spécialisée dans la Supply Chain afin d’encourager ceux qui souhaitent continuer leurs études.


Dans le cadre de la journée de la femme, SprintProject a rencontré Marie-Laure FURGALA, Directrice ISLI, KEDGE – Membre du Conseil d’Administration, France Supply Chain, pour évoquer le travail que l’association initie sur l’attractivité de la Supply Chain auprès des nouvelles générations et plus particulièrement chez les jeunes femmes.

Quelle vision avez-vous des femmes dans la Supply Chain ?

La Supply Chain est une fonction assez jeune où les nouveaux talents formés se féminisent. J’ai pu mesurer l’évolution depuis ma diplomation de l’ISLI en 1996, où nous étions 6 femmes sur 46 étudiants et les effectifs féminins actuellement formés à KEDGE qui représentent 40% des promotions ISLI.

Malheureusement les postes clés occupés par les femmes restent encore sous représentés et la Supply Chain ne fait pas exception. À l’écoute, dans l’anticipation et l’action, elles disposent pourtant des soft skills indispensables pour réussir dans ce métier. Investies et exigeantes avec elles-mêmes, les femmes sont des moteurs et constituent de fabuleux atouts pour les entreprises.

En tant que professionnelle de la Supply Chain et aujourd’hui en tant que Directrice de l’ISLI, je souhaite démontrer aux étudiantes qui se lancent dans ce métier, qu’il s’agit d’un métier passionnant, en plein essor, porteur de nombreux challenges et où les seules limites sont celles que l’on se fixe.

Quelle vision avez-vous de votre métier en tant que femme ?

L’image de la Supply Chain reste encore trop cantonnée à une vision ancienne, technique et industrielle du métier, alors que la Supply Chain est justement un des secteurs évolutifs par excellence.

En tant que Supply Chain Manager, nous sommes amenés à côtoyer les fournisseurs, les sous-traitants, les clients… et collaborer avec différentes fonctions : achats, marketing, commerciales, RH… On peut travailler dans le transport, la production, l’ingénierie… Changer de poste ou changer de secteur d’activité, évoluer avec les nouvelles technologies, la digitalisation. Nous avons finalement un vrai impact sur les enjeux de l’entreprise actuels et futurs. C’est un métier transverse en pleine mutation qui sort de l’ombre et se révèle comme un des leviers importants du changement.

Mon ambition est de promouvoir une Supply Chain transverse et responsable. Et selon moi, l’innovation doit être le moteur de cette Green Supply Chain. Mon souhait est de voir les étudiants et étudiantes ISLI d’aujourd’hui relever le défi de bâtir la Supply Chain durable de demain.


Dans le cadre de la journée de la femme, SprintProject a rencontré Latifa GAHBICHE, Country General Manager France & Maroc CHEP – Membre du Conseil d’Administration, France Supply Chain, pour évoquer le travail que l’association initie sur l’attractivité de la Supply Chain auprès des nouvelles générations et plus particulièrement chez les jeunes femmes.

Quelle vision avez-vous des femmes dans la Supply Chain ?

Que ce soit dans la Supply Chain ou dans n’importe quel autre secteur historiquement assimilé à un univers dit « masculin », c’est surtout quand on regarde vers les postes à responsabilités que les femmes se raréfient. Pour contrer cela en entreprise, une volonté sans faille et des mesures d’accompagnement sont absolument nécessaires.

En bref, il s’agit de faire de cet état de fait non seulement un sujet de débat mais surtout celui de la mise en œuvre d’un plan d’actions concrètes et mesurables (coaching et mentorat par exemple).

Les choses ne changeront que parce que les entreprises se constituent un « vivier » de talents à la fois diversifiés et performants.

Chez CHEP, la part de responsabilité de l’entreprise pour voir évoluer la part des femmes aux postes de direction est prise très au sérieux. J’en suis la preuve vivante et, bien sûr, je ne suis pas la seule. Preuve de cet engagement, chez Brambles, la société mère de CHEP, 30% des postes de direction sont occupés par des femmes. Ce pourcentage sera passé à 40% d’ici 2025. C’est l’un de ses engagements RSE.

Par ailleurs, CHEP est devenu membre actif du LEAD (Leading Executives Advancing Diversity) network européen et, depuis l’automne 2019, au niveau national afin de réfléchir et d’agir pour augmenter le nombre de femmes assumant des fonctions de leadership dans les secteurs de la grande distribution et de l’industrie des biens de consommation à travers l’éducation, le leadership et le management.

Quelle vision avez-vous de votre métier en tant que femme ?

J’ai bien conscience de faire figure de pionnière dans le secteur. En cela, j’espère montrer la voie, inspirer des carrières et des ambitions féminines. Je voudrais donner envie aux femmes d’ouvrir leurs perspectives pour rejoindre n’importe quel secteur, de ne surtout rien s’interdire, de lutter contre l’auto-censure.

Quant à ma vision du métier stricto sensu, je ne crois pas qu’elle diffère de celle d’un homme tout simplement parce que, quand je travaille, je ne réfère pas à mon genre mais bien à ma seule fonction.


Dans le cadre de la journée de la femme, SprintProject a rencontré Anne BORDE, Supply Chain Director, Louis Vuitton – Membre France Supply Chain, pour évoquer le travail que l’association initie sur l’attractivité de la Supply Chain auprès des nouvelles générations et plus particulièrement chez les jeunes femmes.

Quelle vision avez-vous des femmes dans la Supply Chain ?

Dans mon univers professionnel du luxe, je côtoie beaucoup de femme qui font de la supply chain, que ce soit en production, en logistique ou dans les métiers de prévision de vente et gestion du stock. J’ai également observé avec ma génération, la prise de responsabilité forte au sein de l’entreprise sur ces métiers. Il faut encore poursuivre pour atteindre la parfaite mixité, mais c’est sur une très bonne voie ! En revanche, ce n’est pas encore le cas sur d’autres domaines d’activités, où les femmes sont sous représentées.

Mesdames, il y a des places à prendre !

Quelle vision avez-vous de votre métier en tant que femme ?

C’est un des métiers les plus passionnants dans une entreprise : stratégique, transverse, innovant, au contact du produit, au service du client, et dans les opérations !

Derrière ce mot « Supply Chain », la diversité des métiers est grande et en perpétuelle évolution.

Moi-même, j’ai fait plusieurs métiers de Supply Chain au fur et à mesure de ma carrière : d’abord en atelier pour planifier la production en fonction du besoin client. Puis au siège dans des rôles plus centraux de planification globale de production ou de prévision de vente ou de distribution/gestion de stock. Ce sont des métiers riches en contact avec la production, les achats, le développement produit, nos fournisseurs, la logistique, le retail, le marketing, le merchandising, la finance etc.

La crise du covid a montré à quel point les métiers de la Supply Chain étaient importants pour faire face à l’imprévisible. Cela a mis en avant des fonctions parfois méconnues, porteuses de forte valeur ajoutée, en avance en termes d’innovation et d’utilisation de la data.

Je n’ai jamais considéré que le fait que je sois une femme différencie la vision de mon métier vs un homme. Je raisonne en compétence, en soft skills.

Welcome to Africa

France Supply Chain déploie son réseau à l’international

Parce que sa mission ne s’arrête pas aux frontières de son territoire et que son secteur s’étend depuis de nombreuses années, France Supply Chain s’ouvre tout naturellement à l’international. Fort de membres passionnés et impliqués, l’association lance France Supply Chain International avec l’ambition de construire un réseau mondial.

Soucieuse de permettre à ses membres de mieux appréhender des enjeux mondiaux de plus en plus prégnants, France Supply Chain donne naissance à sa division « International ». En constituant un réseau composé de professionnels capables d’identifier les grandes tendances du secteur, de les diffuser et de partager les initiatives dans chacun des pays adressés, elle entend ainsi accompagner les entreprises désireuses de se développer durablement à l’étranger.

« Nous comptons parmi nos membres de grands groupes ayant l’international dans leur ADN. Nous souhaitons leur apporter une vision globale pour alimenter leurs réflexions en termes de culture, d’innovation et de développement mais également bénéficier de la richesse de leurs connaissances en local pour créer un réseau mondial d’acteurs de la supply chain. Pour ce faire, nous avons imaginé une gouvernance décentralisée et la création de chapters par pays, se nourrissant des savoirs des uns et des autres », détaille Jean-Michel Guarnieri, ex-président de l’Aslog et président de France Supply Chain International.

Les forces locales au service d’un réseau mondial

Pour structurer au mieux ce vaste projet international, France Supply Chain s’appuie sur un COPIL central composé de directeurs supply chain de grands groupes et de prestataires logistiques internationaux. Leurs missions ? Identifier les pays éligibles à la création des chapters, coordonner leurs actions tout en favorisant les échanges. Le développement d’une trentaine de chapters sur 24 mois a donc été échelonné par zones géographiques : Amériques et Afrique en 2020, Proche et Moyen-Orient, Europe de l’Est et Asie-Océanie en 2021 et enfin, Europe occidentale en 2022. Localement, un COPIL par chapter sera chargé d’identifier et de fédérer des entreprises locales membres ou non membres de l’association et d’animer les échanges. « Au niveau central, nous leur apportons de la matière via nos labs et l’ensemble de nos travaux mais c’est ensuite à eux de décider d’un programme annuel, d’ouvrir les adhésions et d’adresser des sujets en adéquation avec les problématiques locales », souligne Jean-Michel Guarneri.

Une organisation concrète au Maroc où est né le chapter Maroc Supply Chain, mené par un COPIL composé d’experts locaux. Dans ce pays positionné comme un hub régional, la supply chain est portée par des infrastructures en expansion, une économie dynamique, la présence d’opérateurs intégrés de classe mondiale et une volonté de digitalisation grandissante : « Le secteur logistique au Maroc représente 6% du PIB et emploie environ 500000 personnes. Plus de 8000 personnes y sont formées chaque année », signale Hicham Alami, directeur associé au sein du cabinet GCL. C’est dans ce contexte porteur que s’inscrit la création de Maroc Supply Chain. Quatre grandes thématiques seront abordées par le chapter en 2021 : les ressources humaines, la supply chain des PME PMI, la digitalisation ainsi que la place du Maroc dans les supply chains internationales.


L’Afrique, un « marché prioritaire »

D’autres chapters sont également en cours de constitution dans la zone Afrique : au Kenya, en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud. Pour Yves Biyah, associé chez Africa Search Capital, le continent doit être considéré comme un « marché prioritaire » du fait de la dynamique de sa population, de son niveau de croissance économique, de sa capacité d’adoption de nouvelles technologies et de son caractère de plus en plus pacifique.

« L’Afrique compte 1,2 milliard d’habitants. Ce chiffre devrait être multiplié par deux dans les 30 années à venir. En une génération, nous allons donc assister au doublement des besoins en biens de consommation, en routes, en ports, en logement…. Ce choc de la demande va irriguer tous les secteurs d’activités comme nulle part ailleurs », analyse-t-il.

Et malgré un manque de connectivité intra régionale et la nécessité d’investissements en la matière, ce dynamisme devrait également être porté par l’entrée en vigueur au 1er janvier 2021 de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Comme le souligne Sébastien Beuque, deputy CEO Africa Sales & Development chez Bolloré Transport & Logistics, « les échanges interafricains ne représentent que 10 % du commerce de la zone africaine. À titre de comparaison, en Europe, le business intra-européen s’élève à 70 %. Le continent dispose donc d’un potentiel extraordinaire ».

Orientations stratégiques des opérations en 2021

Découvrez les résultats de l’étude menée par Roland Berger & France Supply

Le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger s’est associé à France Supply Chain, pour mener à bien une étude visant à identifier les principaux défis et tendances auxquels sont confrontées, en 2021, les directions des opérations.

Un échantillon large et représentatif

Cette étude repose sur un échantillon large et varié rassemblant plus d’une centaine d’entreprises, représentatives de tous les secteurs de l’économie. Parmi les répondants, 82% occupent un poste au sein des opérations.

Trois objectifs stratégiques majeurs… soutenus par des chantiers prioritaires

Dans un premier temps, les entreprises se sont fixées trois objectifs stratégiques majeurs pour leurs opérations en 2021 :

Accompagnement à la croissance
57%*

Sécurisation des risques de rupture d’approvisionnement
57%*

Amélioration de la performance opérationnelle
52%*

Les chantiers prioritaires que les entreprises pensent lancer pour répondre à leurs défis actuels portent sur 3 axes principaux :

La reconfiguration de leur réseau logistique
39%*

La refonte de leur processus de planification
34%*

L’intégration du développement durable
17%*

*Pourcentage des répondants à l’enquête.


Concrétiser les objectifs stratégiques et les chantiers prioritaires en déployant ses capacités internes

Dans la droite ligne des chantiers prioritaires, les capacités mises en place par les entreprises s’appuieront sur des transformations digitales et un ajustement organisationnel, pour répondre à ces nouveaux enjeux de prévision, planification et réorganisation.

Yann de Feraudy, Président de France Supply Chain précise : “Cette étude, dont les répondants couvrent l’ensemble des secteurs de l’économie, montre que les entreprises tirent les leçons de la crise et se préparent activement au rebond de l’économie sans perdre de vue les enjeux liés au développement durable.

FRANCE SUPPLY CHAIN DÉPLOIE SON RÉSEAU À L’INTERNATIONAL

Parce que sa mission ne s’arrête pas aux frontières de son territoire et que son secteur s’étend depuis de nombreuses années, France Supply Chain s’ouvre tout naturellement à l’international. Fort de membres passionnés et impliqués, l’association lance France Supply Chain International avec l’ambition de construire un réseau mondial.

Soucieuse de permettre à ses membres de mieux appréhender des enjeux mondiaux de plus en plus prégnants, France Supply Chain donne naissance à sa division « International ». En constituant un réseau composé de professionnels capables d’identifier les grandes tendances du secteur, de les diffuser et de partager les initiatives dans chacun des pays adressés, elle entend ainsi accompagner les entreprises désireuses de se développer durablement à l’étranger. « Nous comptons parmi nos membres de grands groupes ayant l’international dans leur ADN. Nous souhaitons leur apporter une vision globale pour alimenter leurs réflexions en termes de culture, d’innovation et de développement mais également bénéficier de la richesse de leurs connaissances en local pour créer un réseau mondial d’acteurs de la supply chain. Pour ce faire, nous avons imaginé une gouvernance décentralisée et la création de chapters par pays, se nourrissant des savoirs des uns et des autres », détaille Jean-Michel Guarnieri, ex-président de l’Aslog et président de France Supply Chain International.

Les forces locales au service d’un réseau mondial

Pour structurer au mieux ce vaste projet international, France Supply Chain s’appuie sur un COPIL central composé de directeurs supply chain de grands groupes et de prestataires logistiques internationaux. Leurs missions ? Identifier les pays éligibles à la création des chapters, coordonner leurs actions tout en favorisant les échanges. Le développement d’une trentaine de chapters sur 24 mois a donc été échelonné par zones géographiques : Amériques et Afrique en 2020, Proche et Moyen-Orient, Europe de l’Est et Asie-Océanie en 2021 et enfin, Europe occidentale en 2022. Localement, un COPIL par chapter sera chargé d’identifier et de fédérer des entreprises locales membres ou non membres de l’association et d’animer les échanges. « Au niveau central, nous leur apportons de la matière via nos labs et l’ensemble de nos travaux mais c’est ensuite à eux de décider d’un programme annuel, d’ouvrir les adhésions et d’adresser des sujets en adéquation avec les problématiques locales », souligne Jean-Michel Guarneri.

Une organisation concrète au Maroc où est né le chapter Maroc Supply Chain, mené par un COPIL composé d’experts locaux. Dans ce pays positionné comme un hub régional, la supply chain est portée par des infrastructures en expansion, une économie dynamique, la présence d’opérateurs intégrés de classe mondiale et une volonté de digitalisation grandissante : « Le secteur logistique au Maroc représente 6 % du PIB et emploie environ 500 000 personnes. Plus de 8 000 personnes y sont formées chaque année », signale Hicham Alami, directeur associé au sein du cabinet GCL. C’est dans ce contexte porteur que s’inscrit la création de Maroc Supply Chain. Quatre grandes thématiques seront abordées par le chapter en 2021 : les ressources humaines, la supply chain des PME PMI, la digitalisation ainsi que la place du Maroc dans les supply chains internationales.


L’Afrique, un « marché prioritaire »

D’autres chapters sont également en cours de constitution dans la zone Afrique : au Kenya, en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud. Pour Yves Biyah, associé chez Africa Search Capital, le continent doit être considéré comme un « marché prioritaire » du fait dela dynamique de sa population, de son niveau de croissance économique, de sa capacité d’adoption de nouvelles technologies et de son caractère de plus en plus pacifique. « L’Afrique compte 1,2 milliard d’habitants. Ce chiffre devrait être multiplié par deux dans les 30 années à venir. En une génération, nous allons donc assister au doublement des besoins en biens de consommation, en routes, en ports, en logement…. Ce choc de la demande va irriguer tous les secteurs d’activités comme nulle part ailleurs », analyse-t-il. Et malgré un manque de connectivité intra régionale et la nécessité d’investissements en la matière, ce dynamisme devrait également être porté par l’entrée en vigueur au 1er janvier 2021 de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Comme le souligne Sébastien Beuque, deputy CEO Africa Sales & Development chez Bolloré Transport & Logistics, « les échanges interafricains ne représentent que 10 % du commerce de la zone africaine. À titre de comparaison, en Europe, le business intra-européen s’élève à 70 %. Le continent dispose donc d’un potentiel extraordinaire ».

Roi de la Supply Chain : les 8 finalistes de l’opus 2021 ont été sélectionnés

Sur 19 dossiers, le Jury composé de Directrices et Directeurs Supply Chain a désigné les 8 finalistes pour 2021.
En 2020, MG2+ gagnant des Rois de la Supply Chain a été accompagné et soutenu par France Supply Chain, pour défendre ses couleurs aux ELA Awards. Le projet y a remporté le prix de « La meilleure présentation ».

Cette année encore, France Supply Chain, partenaire de Supply Chain Magazine et membre fondateur de l’ ELA soutiendra le gagnant des Rois de la Supply Chain au niveau européen.

Tous ces projets sont résolument tournés vers l’innovation, l’optimisation et le développement durable. De beaux projets à suivre et à promouvoir avec fierté.

Pour un réveil écologique enquête sur les engagements écologiques des entreprises du luxe et des cosmétiques

Nous étions les premiers à leur donner la parole lors des RISC 2019 : la Supply Chain pour une satisfaction durable et responsable, après le lancement de leur manifeste « Pour un réveil écologique » en septembre 2018. Aujourd’hui ce collectif « Pour un réveil écologique » publie les résultats d’une enquête sur les engagements écologiques de quatre grands groupes français du secteur du luxe et des cosmétiques : L’Oréal, LVMH, Kering et Rocher.

Avec plus de 30000 signataires pour leur manifeste, ce n’était que le point de départ pour le collectif. L’envie des étudiants et jeunes diplômés, de travailler pour un employeur responsable écologiquement et socialement, est encore plus forte dans le contexte actuel. Le collectif a donc enquêté sur les engagements écologiques de grands groupes français par le biais d’un questionnaire. L’objectif est de faire un état des lieux des politiques écologiques mise en place et les comparer pour chaque secteur. Ils ont également pu compter sur la coopération de professionnels pour compléter leur enquête.

Quatre enseignements principaux ressortent de l’examen des stratégies environnementales des groupes L’Oréal, LVMH, Kering et Rocher :

La réduction de l’impact écologique est certes extrêmement importante pour la préservation de l’environnement, l’intérêt financier reste encore le premier facteur déclenchant de la démarche

Certains groupes mettent au point des outils d’évaluation d’impact mais leur portée reste assez faible. Les actions peu couteuses sont privilégiées face à un changement drastique de la politique de l’entreprise

La formation des collaborateurs sur les enjeux écologiques est encore trop peu mise en avant

Le secteur du luxe et de la cosmétique possède un avantage avec des savoir-faire régionaux et l’utilisation de matière première responsable

Retrouvez l’étude « LES GRANDS GROUPES DU SECTEUR DU LUXE ET DES COSMÉTIQUES SONT-ILS À LA HAUTEUR DE L’URGENCE ÉCOLOGIQUE ? » en détail sur le site du collectif « Pour un réveil écologique ».

Mettre en lumière l’IA appliquée à la supply chain

Dans un monde toujours plus complexe, l’IA permet de produire des analyses et des projections suffisamment fines pour accompagner les organisations dans leur quête d’agilité. Retour sur les bases de la technologie et ses atouts pour la supply chain.

Prévision des ventes, gestion des stocks, planification, ordonnancement… Comment anticiper les fonctions vitales de la supply chain dans un environnement instable et face à une demande qui devient volatile ? Parmi les réponses apportées figurent l’intelligence artificielle et ses branches les plus connues, le machine learning et le deep learning. Mais comment fonctionnent-elles ? Quels cas d’usages peut-on dégager ? Et quelles entreprises existent sur le marché pour servir ces besoins ? Pour répondre à ces vastes interrogations, quatre experts du secteur se sont succédés le 30 septembre dernier lors d’un webinar organisé conjointement par le Lab Digital de France Supply Chain et le cabinet Wavestone.


Démystifier l’intelligence artificielle
et comprendre la donnée

Pour démystifier le sujet, il faut d’abord le comprendre. Alors, qu’est-ce que l’IA ? Selon Ghislain de Pierrefeu, partner en charge du Machine Learning Data Lab chez Wavestone, il s’agit des capacités d’une machine à effectuer des tâches intellectuelles complexes auparavant spécifiques à l’Homme. Le machine learning, application de l’IA, donne quant à lui la capacité aux systèmes informatiques à prendre des décisions à partir de données apprises. Le deep learning dispose, lui, de la faculté à imiter le fonctionnement du cerveau humain dans le traitement des données et la création de modèles. Ce trio s’imbrique avec les domaines de la data science et du Big Data Analytics. Une fois ces notions intégrées, pour Ghislain de Pierrefeu, il convient alors de se poser la question : « ai-je de la donnée et comment la valoriser ? »

Car la donnée peut être de différents types et les algorithmes d’IA également. Ces derniers se divisent en deux catégories. La première, l’apprentissage supervisé qui consiste à développer un modèle prédictif en fonction des données d’entrée et des résultats. La seconde, l’apprentissage non-supervisé, part de données d’entrée, divisées en sous-groupes considérés comme homogènes : « Il s’agit ici de se baser sur la donnée pour constituer des clusters et analyser les orientations trouvées, via le bon sens humain et sa compréhension du métier », explique Ghislain de Pierrefeu.


De l’exploration à l’exploitation
de l’IA pour la Supply Chain

D’un point de vue pratique, ces algorithmes d’IA impactent positivement la gestion de la supply chain : sur la data, les prévisions de la demande, la stratégie commerciale mais aussi le réapprovisionnement des stocks, la partie supervision ou bien encore l’aspect prédictif. Venu étayer le propos de façon concrète, Ivan Baturone, responsable innovation Supply Chain chez Michelin, a notamment présenté le développement de SAAM (Stock Analysis & Alerting Machine), un outil consistant « à traiter le tsunami de datas supply chain pour la distribution de nos produits depuis nos usines vers nos entrepôts commerciaux. Nous avons développé des algorithmes de machine learning pour nous aider à détecter trois semaines avant une rupture de stocks d’un article sur un point de distribution. In fine, le Graal serait d’atteindre une supply chain qui s’auto-analyse et s’auto-régule ». Ainsi, sur 2019, grâce à SAAM, Michelin a notamment augmenté sa disponibilité « produit » de 7 points.


Un radar, un panorama et des échanges
autour de l’IA appliquée à la Supply Chain

Pour parvenir à atteindre ce niveau de maturité, comprendre l’IA et ses bénéfices, de nombreuses solutions sont disponibles sur le marché. Le radar établi par Wavestone et France Supply Chain a justement été créé pour donner un aperçu de ces dernières. Parallèlement, le Lab Digital de France Supply Chain, à l’origine de ce webinar, publiera très prochainement son panorama de la digitalisation 2020/2021.

Il est d’ailleurs toujours temps de répondre à l’enquête sur le site de l’association avant la publication des résultats le 17 novembre prochain à l’occasion du Supply Chain Event.

Deux webinars se tiendront par ailleurs, le premier en novembre pour sur le RPA (Robotic Process Automation) avec la participation de Michelin et le second en décembre, mené par Daher autour de la Supply Chain Innovation.

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