Comment la blockchain fluidifie les échanges entre l’ensemble des acteurs de la supply chain

Le 2 juillet dernier, France Supply Chain et son partenaire Wavestone organisaient un live webinar autour de la Blockhain appliquée à la supply chain. Zoom sur des cas d’applications de la technologie dans le secteur, présentés de façon pragmatique et pratique.

La Blockchain – technologie de validation et d’historisation de transactions, transparente et sécurisée, fonctionnant sans organe central de contrôle- fait couler beaucoup d’encre depuis l’émergence de son concept en 2008. Et si elle est, selon l’édition 2021 du panorama de la digitalisation, considérée comme un chantier prioritaire pour 36% des sociétés interrogées, elle en reste néanmoins un sujet encore peu exploité dans le secteur de la supply chain.

Voilà pourquoi, autour de Marc Dauga, partner Supply Chain chez Wavestone et membre du Lab Digital & Technologies de France Supply Chain, trois startups – Ownest, KeeeX et Crystalchain – sont venues présenter des cas d’usages concrets de la Blockchain en supply chain.

Améliorer la gestion des stocks et fluidifier la supply chain

Véritable levier de création de valeurs pour la supply chain, capable de réduire les risques et d’optimiser les écosystèmes, la Blockchain et ses atouts – sécurisation, désintermédiation et décentralisation – font doucement leurs preuves dans le secteur. Pour preuve, le cas client présenté par Thibault Glaunez, CPO d’Ownest, autour de SNCF Réseau qui a choisi de mettre en place sur son site industriel d’assemblage d’éléments de voies (EIV) de Moulin Neuf une solution développée par Ownest permettant le transfert de tokens, des actifs transférables numériquement disposant d’un identifiant unique et inaltérable, de contenu et d’un propriétaire. Ainsi, à chaque pièce échangée entre le chantier et le magasin de l’EIV de Moulin Neuf, un transfert de responsabilités est associé : « Lorsqu’on transfère les produits, on se transfère également les tokens de responsabilité associée. Nous avons créé un consensus avec des intérêts individuels à chaque transfert de produits, afin de pouvoir les tracer et sécuriser les flux logistiques », détaille Thibault Glaunez. Résultats ? Une meilleure gestion des stocks, un taux de non-conformité lié à la perte d’un produit divisé par deux, une diminution de la perte de produit et la mise en place de KPIs concrets de ce qu’il se passe sur le terrain.

Faciliter la synchronisation des flux dans le transport multimodal

Vient ensuite le tour de l’entreprise KeeeX qui présentait un projet pour le Grand Port Maritime de Marseille, autour du transport multimodal. Les objectifs ? Augmenter le trafic tout en réduisant les délais et coûts de transport et en améliorant l’impact environnemental. Pour ce faire, KeeeX a développé une application sécurisée et utilisable par tous types d’usagers. « Elle permet de se connecter au système, de flasher le numéro de conteneur, d’effectuer différentes opérations et d’ajouter des informations sur la chaine en temps réel. Chaque ajout réalisé est signé par la personne qui le réalise. Finalement, parmi les ROI majeurs de cette solution, on note une réduction du nombre de transactions, une très forte augmentation des taux de visibilité et une synchronisation des échanges passés de 14 % à 100 % », souligne Cyprien Veyrat, VP Marketing et Pre sales chez KeeeX.

Vers des produits de grande consommation seront tracés de bout en bout 

Enfin, pour clôturer ce tour de table, Maxime Michelot, responsable des projets agroalimentaires chez Crystalchain dévoile un projet mené avec l’entreprise Raynal & Roquelaure. Ici, de l’agriculteur au point de vente, tous les acteurs enregistrent de façon autonome leurs informations de traçabilité sur un système sécurisé, fiable et distribué. Ces dernières sont ensuite repartagées à l’ensemble des maillons de la chaine. Ensemble, les entreprises connectent les données et les valorisent pour répondre, entre autres, à des problématiques de maîtrise du risque sanitaire et fluidification de la supply chain. « Non seulement cela répond au besoin de transparence du consommateur mais en plus, la plateforme permet en quelques clics de remonter toute la chaine de traçabilité et de mettre à plat de potentielles incohérences sur la quantité ou bien encore la provenance des produits », détaille Maxime Michelot. « Notre vision ? D’ici 5 à 10 ans, tous les produits de grande consommation seront tracés de bout en bout », conclut-il.

Enfin, afin d’apporter de plus amples détails sur ce sujet de plus en plus prégnant dans le secteur de la supply chain, France Supply Chain et Wavestone ont également édité un livre blanc à retrouver ci-dessous :

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