2 novembre 2021

Développement durable : penser maintenant l’entrepôt de demain !

Qui dit agilité en entrepôt, dit agilité aussi pour la supply chain. Mais finalement qu’en est-il de l’évolutivité immobilière ? Et quels seront les contours de l’entrepôt de demain sur fond de développement durable. Au travers d’un webinar dédié, des experts du secteur livrent quelques éléments de réponse.

Quelles sont les clés de l’entrepôt de demain ? Pour Vincent Barale VP supply chain de Louis Vuitton, priment avant tout la sécurité et le bien-être des collaborateurs, les espaces extérieurs ainsi que l’agilité du bâtiment : «Nous devons nous engager dans la construction d’un bâtiment pour les 20 ou 30 prochaines années alors que nous n’avons aucune idée de la structure du chiffre d’affaires des prochaines semaines. Le bâtiment doit être hyper agile pour suivre notre évolution, être capable de s’adapter à tout», souligne-t-il. Face à ce constat et à la nécessité d’y intégrer une démarche de développement durable, quels sont les prérequis envisageables dès la conception et la construction du bâtiment ?

Vers un entrepôt agile et accueillant

Mario Gallinelli, directeur Ingénierie et Développement de Systenza, souligne notamment la nécessité de dimensionner des tailles de cellules les plus grandes possibles avec mesures conservatoires pour des recoupes ultérieures ; l’optimisation des hauteurs libres de stockages en fonction des contraintes de protection incendie ou bien encore le dimensionnement des dallages aux exploitations possibles : mezzanines, robotisation, mécanisation…

Concernant la sécurité et le confort des personnes, Mario Gallinelli évoque les zones de survie sur les quais, le pré-laquage intérieur des toitures et des bardages en blanc, l’éclairage naturel ainsi qu’un chauffage et une isolation dimensionnés pour des températures adaptées à l’exploitation. 

À l’extérieur de l’entrepôt, outre les parcours de santé, terrasses, bassins, Mario Gallinelli insiste sur la question des forêts primaires : «Cela crée un écosystème stable et résilient, entraîne une réduction sonore et de la poussière et contribue à réduire la quantité additionnelle de carbone dans l’atmosphère», détaille-t-il.

Décret tertiaire et réduction de l’empreinte carbone

Des adaptations d’autant plus prégnantes face à la promulgation du décret tertiaire qui impose d’ici 2030 que chaque actif réduise sa consommation de 40% par rapport à une année de référence entre 2010 et 2020, un pourcentage qui passera à 50% en 2040 et 60% en 2050. Ainsi pour y répondre, Benoit Dubois Taine, associé, spécialiste de l’énergie pour la logistique et le tertiaire, pour Systenza, préconise une réflexion en quatre étapes :

Définir ses objectifs

Choisir ses actions

Anticiper les enjeux carbone

Répartir les coûts entre propriétaire et locataire

Une démarche simple et facile à mettre en œuvre et expliquée en détails dans le webinar

*décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019, relatif aux obligations d’actions de réduction de la consommation d’énergie finale dans des bâtiments à usage tertiaire.

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