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Prix du meilleur article en supply chain durable • Édition 2023

Dans le cadre du Lab Supply Chain 4 Good et dans la continuité du Manifeste, France Supply Chain lance l’édition 2023 du Prix du Meilleur Article en Supply Chain Durable en s’associant à l’Association Internationale de Recherche en Logistique et Supply Chain Management.

Cette initiative a pour objectif de récompenser une publication scientifique apportant une contribution significative dans le domaine de la Supply Chain durable. Cette opération permet de mettre en avant des travaux académiques d’excellence dans les domaines spécifiques du management logistique et du Supply Chain Management.

Qui peut participer ?

L’édition 2023 de ce prix concerne les enseignants chercheurs ayant publiés un article dans l’une des deux revues associées à l’AIRL-SCM ou dans une revue scientifique à comité de lecture dans le champ du Supply Chain Management entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2022. La communication peut être en français ou en anglais. Pour celles en anglais, les candidats devront produire un résumé long en français (1 000 mots).

Quels sont les critères d’évaluation ?

Un jury, composé d’enseignants chercheurs membres de France Supply Chain et membres de l’AIRL-SCM, évaluera les articles selon les critères suivants :

Importance du sujet traité pour les membres de France Supply Chain (par exemple, lien avec les Labs, lien avec le Manifeste pour une Supply Chain plus durable)

Impact potentiel des résultats (par exemple, potentiel à influencer des décisions en entreprise ou dans des organismes publics)

Nature des contributions de la recherche : académique, méthodologique, managériale

Caractère innovant de la recherche

Application pratique et prise en compte des écosystèmes

Le(s) lauréat(s) se verront remettre un prix de 2000€ remis par France Supply Chain lors d’une cérémonie qui se déroulera pendant les 20 ans de l’AIRL-SCM à Paris du 04 au 05 avril 2023.

Comment et quand candidater ?

Les candidatures pour ce « Prix du meilleur article en Supply Chain Durable -Edition 2023 » sont constituées d’un dossier électronique comprenant :

Un curriculum vitae court de chaque auteur avec une liste des publications récentes

L’article soumis pour l’obtention du prix, indiquant l’intégralité des références de publication

Pour les articles en anglais, un résumé long en français de 1 000 mots annonçant les principales contributions

Les dossiers doivent être envoyés en un seul PDF avant le lundi 27 février 2023, dernier délais.

Les gagnants 2022

Parmi 17 candidatures, deux ont été récompensées :

  • Le prix coup de coeur attribué à Anne Touboulic et Jane Gover pour leur article « Tales from the countryside: Unpacking ’passing the environmental buck’ as hypocritical practice in the food Supply Chain »
  • Le prix du Meilleur Article attribué à Joséphine Riemens, Andrée-Anne Lemieux, Samir Lamouri, Léonore Garnier pour leur article « A Delphi-Régnier Study Addressing theChallenges of Textile Recycling in Europe for the Fashion and Apparel Industry »

Téléchargez les résumés des deux articles gagnants :

Ateliers RPA

Chers membres,

A partir de janvier 2023, le Lab Digital de France Supply Chain va lancer une série d’ateliers portant sur la RPA (Robotic Process Automation) dans la Supply Chain.

Ces ateliers mensuels (tous les deuxième mardi du mois, de 17h à 18h) seront l’occasion de parcourir les enjeux et impacts de la RPA dans les processus, mais surtout de pouvoir échanger de manière pragmatique sur les bonnes pratiques, la méthodologie et les outils relatifs à l’implémentation d’automatisation dans les entreprises.

Chaque atelier sera dédié à un thème spécifique sur lequel chacun pourra partager son expérience, ses interrogations, ses connaissances et sa curiosité, le but étant de créer un vrai lieu de dialogue, accélérateur de performance.

Voici un échantillon des sujets qui seront traités cette année :

Automation journey : retours sur les bonnes pratiques pour bien réussir un démarrage

 Gouvernance, compétences, pilote, Amélioration Continue (CI), change management, approches top-down & bottom-up, partenaires, etc.

Utiliser les bons outils pour identifier les use cases

Process mining, task mining, resources (business analysts & CI), lean management, etc.

Comment passer à l’échelle

Citizen developer, gestion de la maintenance, le support & le 24/7, évangélisation & change management

Comment capitaliser sur la RPA en la couplant aux autres technologies

OCR (Optical Character Recognition), IA, Data & GCP (Cloud Platform), développements Python, Talend, chatbots, etc.

La RPA comme levier pour les enjeux RH d’aujourd’hui et de demain

Comment créer un environnement human+digital harmonieux et performant, la RPA pour palier le manque de main d’oeuvre, retirer la pénibilité au travail, attirer des talents, identifier les nouvelles compétences, etc.

Et bien d’autres encore…

Vous pouvez retrouver l’intégralité des thèmes possibles dans le document joint, qui seront sélectionnés et priorisés dans le groupe de travail au fil des ateliers. Par ailleurs, des webinars seront planifiés dans l’année, qui eux seront orientés essentiellement sur des cas d’usage Supply Chain.

Nous comptons sur vous pour vous joindre à cette initiative et y apporter votre riche contribution. Le chantier RPA sera piloté par Virginie Fongond – FM LOGISTIC.

Les inscriptions sont closes.

Baromètre des risques supply chain • 4e édition

Guerre en Ukraine, multiplication des catastrophes naturelles, lock down en Chine, tensions autour de Taïwan et de la Corée, pénuries de matières et de composants, augmentation des prix de l’énergie, retour de l’inflation, menaces de récession, montée des nationalismes… dans un environnement toujours plus incertain c’est le modèle même de la Globalisation et des Supply Chain mondialisées qui est remis en cause.

Si les entreprises ont pris conscience de la complexité de leur Supply Chain, de leur fragilité et de leur dépendance, voire de leur impréparation pour faire face aux évènements, l’heure est désormais à l’adaptation pour reprendre la main face aux nouveaux enjeux de la géopolitique et du réchauffement climatique.

Cette 4e édition du Baromètre des Risques Supply Chain KYU, réalisée en partenariat avec les Arts& Métiers, France Supply Chain et l’AMRAE, est l’occasion de prendre le pouls de la Supply Chain, de mesurer l’évolution des risques auxquels elle est exposée, d’évaluer la maturité des organisations pour faire face aux nouveaux enjeux, d’identifier et de partager les tendances et les meilleures pratiques de maitrise.

En répondant à notre questionnaire via le lien générique ci-dessous, vous recevrez la nouvelle édition en avant-première début 2023

Aucune question n’est obligatoire et toutes les données seront anonymisées pour garantir la confidentialité de votre contribution. Si vous ne disposez pas du temps nécessaire pour compléter l’ensemble du questionnaire vos réponses seront enregistrées en fin de chaque page et vous pourrez à tout moment y revenir en cliquant sur le lien ci-dessus.

Si vous le souhaitez-vous pouvez transmettre le questionnaire à d’autres personnes dans votre organisation ou ailleurs en leur faisant suivre ce mail. Nous vous remercions par avance pour votre contribution et nous tenons à votre disposition pour toute question ou problème que vous pourriez rencontrer.

Si vous souhaitez en savoir plus sur KYU et consulter l’édition précédente du Baromètre nous vous invitons à vous rendre sur leur site en cliquant sur le lien suivant :

Go to Africa

Alors que France Supply Chain accélère son développement à l’international à travers ses Chapters, le 22 septembre 2022 un focus sur l’Afrique était présenté par Xavier Personnic, Expert GO to Africa.

Cette conférence était scindée en plusieurs temps :

  • Présentation d’une image réaliste du continent entre «afro-optimistes» et «afro-pessimistes»

    avec Momar Nguer, Président du Comité Afrique du MEDEF INTERNATIONAL

  • Modèles de développement en Afrique et impact des ressources humaines

    avec Youssouf Camara, Directeur Général de la Maison de l’Afrique

  • Les Chapters internationaux de France Supply Chain

    avec Ali Berrada, Président du Salon Logismed et Jean-Michel Guarneri, Président de France Supply Chain International

  • Cas concrets de feuilles de route Afrique avec leur impact Supply Chain

    avec Xavier Ameil, Directeur Supply Chain Decathlon Kenya 2018-2021, Jérôme Grimprel Directeur des Opérations zone Afrique, Moyen Orient, Turquie 2015-2021 Essilor, Jean-Claude Lasserre CEO Sub-Saharan Africa Saint-Gobain et Driss Merbouh Membre du Directoire chez L’Oréal Maroc

Vous pouvez retrouver tous les résumés et replays de cette conférence sur notre chaine Youtube.

  • Présentation d’une image réaliste du continent entre « afro-optimistes » et « afro-pessimistes » avec Momar Nguer

  • Rationnel du footprint global Afrique et zoom Supply Chain sur opérations transport aérien vers et en Afrique avec Jerome Grimprel

  • Rationnel du footprint global Afrique et focus opérations industrielles régionale en Afrique australe avec Jean Claude Lasserre

  • Rationnel du footprint global Afrique et zoom maturité Supply Chain Maroc avec Driss Merbouh

  • Rationnel du footprint global Afrique et zoom Supply Chain sur Hub régionaux Afrique Tanger Med et Maurice et contexte Afrique de l’Est avec Xavier Ameil

  • Modèles de développement en Afrique et impact des ressources humaines avec Youssouf Camara

  • Les Chapters internationaux de France Supply Chain avec Ali Berrada et Jean Michel Guarneri

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France Supply Chain lance la 2e édition de son guide des formations supply chain en France

Face au manque de visibilité et d’informations complètes sur les différents cursus de formations dédiés aux métiers de la Supply Chain, l’association France Supply Chain publie la 2e édition de son guide des formations supérieures.

Cet ouvrage très complet, répertorie plus de 140 cursus en France et présente en détail chacune des formations. Il répond ainsi au désir de guider les personnes en recherche de formation, les enseignants, les dirigeants, les membres des entreprises, les DRH et cabinets de recrutement, s’adressant aux étudiants en formation initiale, comme aux personnes en poste souhaitant évoluer et développer de nouvelles compétences.

Depuis de nombreuses années maintenant, la Supply Chain est au coeur de la stratégie des entreprises. Néanmoins, les métiers qui la composent restent encore méconnus. Ils manquent de visibilité, malgré une mise en lumière des fonctions d’approvisionnement, de logistique et de distribution, lors des crises successives sanitaires et géopolitiques. 

 Xavier DERYCKE, Directeur Supply Chain Europe Groupe Rexel et membre du Conseil d’Administration et du Comex de France Supply Chain a dirigé la réalisation du guide et partage sa connaissance des besoins du secteur : 

Encore plus qu’avant la pandémie de Covid-19 et à cause des dérèglements des chaînes d’approvisionnement, la visibilité des métiers est devenue beaucoup plus grande. Toutes les facettes sont importantes entre le pilotage des flux, les prévisions avec le Big data, la gestion des entrepôts de plus en plus automatisés, le choix des transports dans la connaissance des impacts environnementaux, la production avec la gestion des risques et de l’énergie … tout en évoluant dans un monde multiple de contacts et d’information 

En plus d’être une source inédite d’informations, ce guide des formations de France Supply Chain vient également éclairer sur la dynamique d’un secteur innovant et très porteur, aux opportunités multiples et avide de talents. 

Une seconde édition, actualisée et enrichie 

La première édition du guide publié en 2020 avait permis de faire un tour d’horizon des formations dispensées dans la supply chain. Dans cette seconde parution, l’Association France Supply Chain pousse le travail encore plus loin en recensant de façon exhaustive l’ensemble des formations existantes en France, Bac +4 et au-delà, et formations continues, à temps plein ou en alternance. 

Elle dresse un état précis des modalités, des démarches et des financements pour chacune des formations proposées. 

Afin d’être le plus clair et aussi complet que possible, ce guide de plus de 150 pages propose : 

un lexique des diplômes existants, des accréditations, classements et certifications 

un tableau synthétique des cursus de formations par catégories : écoles de commerce (53 cursus), école d’ingénieurs (22 cursus), universités (48 cursus) et autres organismes de formation professionnelle (18 cursus) 

+ de 100 fiches explicatives présentant les critères d’admission, l’enseignement, l’organisation et indiquant les contacts des responsables pédagogiques pour chacune des formations 

Et sur chacune des formations, l’avis d’un des professionnels, membres de l’association France Supply Chain, mettant en exergue les qualités du cursus 

un classement par critères, notamment par type de fonctions recherchées et par zone géographique afin de faciliter la recherche locale (typiquement pour les alternances)

Pour disposer du Guide des Formations France Supply Chain, suivre le lien suivant : 


À propos de France Supply Chain

Dans un monde de plus en plus complexe, faire de la Supply Chain un levier pour un monde plus durable est un enjeu essentiel pour toutes les entreprises. C’est pourquoi France Supply Chain apporte des solutions pertinentes à tous les acteurs de la Supply Chain, grâce à son réseau de 450 entreprises affiliées et une démarche reposant sur l’intelligence collective.

Contact presse : CLC Communications

Gilles Senneville et Laurence Bachelot

01 42 93 04 04 
g.senneville@clccom.com
l.bachelot@clccom.com 

Guide des formations supérieures en supply chain en France • Édition 2022-2023

«Nous sommes allés encore plus loin dans le recensement de toutes les formations en France, en détaillant au maximum celles-ci par une fiche explicative et proposant un avis professionnel.»
Xavier DERYCKE, Directeur Supply Chain du Groupe Rexel

Ce guide des formations supérieures en Supply Chain a pour vocation de faire connaître la richesse du tissu des cursus aux entreprises (directions Supply Chain, direction des ressources humaines, direction logistique, …), mais aussi aux étudiants et professionnels qui souhaiteraient s’orienter vers ces métiers ou développer de nouvelles compétences.

Vous retrouverez dans ce guide :

141 cursus de formation

103 fiches détaillées

+100 écoles interviewées

Pour cette nouvelle édition, une segmentation par types d’organismes de formation a été ajoutée afin de faciliter votre recherche. Les formations seront donc classées :

Par type de fonction recherchée

Par zone géographique

Par types d’organismes (écoles de commerce, d’ingénieurs, universités et autres)

Une nouvelle étape franchie : la sélection d’un candidat par les chargeurs pour déployer un service de portes containers à voile

L’Association des Chargeurs, sous l’égide de France Supply Chain et l’Association des Utilisateurs de Transport de Fret (AUTF), a sélectionné début juillet 2022 le candidat à la suite de l’appel d’offre lancé début février 2022 visant à déployer des solutions de transport de containers par des cargos à propulsion vélique dès 2024. Cette démarche a pour objectif d’accélérer la décarbonation du transport maritime à l’échelle mondiale, pour un futur plus durable.

L’Association des chargeurs pour un transport maritime décarboné, fort de ses 17 membres, a conduit, entre début février 2022 et début juillet 2022, un appel d’offre visant à déployer deux liaisons hebdomadaires transatlantiques entre l’Europe et l’Amérique du Nord opérées dès 2024 par des porte-containers majoritairement propulsés à la force du vent. L’ambition est de réduire au moins de moitié les émissions de CO2 par rapport à un transport conventionnel.

À la suite d’un processus de sélection, les deux lignes ont été attribuées à Zéphyr & Borée. Cette entreprise a su montrer une forte motivation pour construire une offre répondant aux différents critères des chargeurs : taille de navire 600 containers 20 pieds, départ hebdomadaire, utilisation du vent à plus de 50% pour la propulsion principale et réduction des émissions de CO2 de moitié par rapport au standard du marché.

Cette sélection n’est qu’une première étape vers le déploiement de la ligne. En effet, les Chargeurs doivent maintenant finaliser concrètement leur engagement pour permettre le remplissage complet des bateaux. L’Association des chargeurs appelle à une mobilisation des acteurs internationaux afin qu’ils rejoignent la coalition et deviennent acteurs d’une flotte maritime responsable. C’est une étape cruciale de l’initiative qui doit être finalisée avant la fin de l’année 2022 afin de permettre le démarrage de la construction des bateaux (entre 10 et 12) et tenir l’objectif de déploiement du premier navire fin 2024.

Au moment où le monde doit se réinventer face aux grands enjeux environnementaux, la Supply Chain, véritable système nerveux de l’économie, apporte encore une fois le témoignage qu’elle est une des clefs du renouveau durable.


À propos de France Supply Chain

Dans un monde de plus en plus complexe, faire de la Supply Chain un levier pour un monde plus durable est un enjeu essentiel pour toutes les entreprises. C’est pourquoi France Supply Chain apporte des solutions pertinentes à tous les acteurs de la Supply Chain, grâce à son réseau de 450 entreprises affiliées et une démarche reposant sur l’intelligence collective.

À propos de l’Association des Utilisateurs de Transport de Fret (AUTF)

Association professionnelle des chargeurs, l’AUTF représente les entreprises industrielles et commerciales dans leur fonction de donneurs d’ordre aux transports. Multisectorielle et résolument multimodale, l’action de l’AUTF s’inscrit dans une démarche globale d’amélioration de la performance économique et environnementale des chaînes de transport au service de la compétitivité des entreprises et de l’attractivité du territoire.

Comment la blockchain ouvre la porte à de nouveaux cas d’usages dans la Supply Chain ?

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La blockchain connait un fort intérêt depuis plusieurs années dans plusieurs secteurs d’activité comme la finance avec les cryptomonnaies ou le monde de l’Art avec les NFT. Mais en quoi la blockchain permet-elle d’ouvrir les portes à de nouveaux cas d’usage dans la Supply Chain ?

Après la publication du Livre Blanc Supply Chain x Blockchain et un premier webinar en juin 2021 expliquant les principes de la blockchain et son utilisation dans la Supply Chain, le 8 juillet 2022 se tenait un deuxième webinar. Deux entreprises étaient présentes pour présenter leurs cas d’usages concrets de la blockchain dans leur Supply Chain.

  • Améliorer la traçabilité des chaines d’approvisionnement en mica afin de garantir un approvisionnement durable et éradiquer le travail des enfants
  • Autre exemple sur la traçabilité des 3TG (minerai)
  • Use case sur le lait et la traçabilité aval de ça supply chain pour rendre visible les flux et les stocks
  • Exemple d’augmentation de la transparence envers le consommateur

Réponses aux questions posées lors de cette conférence :

  • En quoi la blockchain permet l’auditabilité totale mieux que sans ?

    Matthieu Hug (Tilkal) : un réseau blockchain agit comme une base de données décentralisée. Il permet à différents acteurs d’écrire de la donnée totalement indépendamment les uns des autres, et sans que personne ne puisse modifier la donnée écrite. Chaque donnée fait l’objet d’une signature électronique par l’expéditeur. Le réseau enregistre une empreinte de chaque donnée et la copie chez chaque participant. Ainsi chaque participant au réseau dispose d’une copie indépendante de ces empreintes (la base de données ou registre de la blockchain), qui constitue une preuve indépendante et inaltérable de l’envoi de chaque donnée, par qui et quand. Tous les envois de données sont donc auditables indépendamment, et ce sans tiers centralisateur ayant la capacité technique de modifier les données.

    Ceci n’est tout simplement pas possible à ce jour sans une technologie de type blockchain ou similaire.

  • La question de la traçabilité est-elle réfléchie avec les États ? Si l’on prend l’exemple de traçabilité notamment pour s’assurer que l’origine du produit n’implique pas le travail d’enfants, la blockchain ne résoudra pas le problème le fond.

    Olivier Dubourdieu (RMI) : En effet, la traçabilité n’est qu’un outil, servant un objectif d’éradication du travail des enfants. En soi, la blockchain ne résoudra rien toute seule. En revanche, la traçabilité (basée sur la technologie blockchain) est un excellent outil de mesure, de suivi et d’évaluation des progrès effectués vers une éradication complète du travail des enfants (et d’autres infractions des droits humains).

    Pour répondre à la première partie de la question, l’approche de la RMI se veut holistique. Ainsi, la question du travail des enfants est en effet discutée avec les États, mais l’initiative met en œuvre aussi des programmes d’accompagnement des communautés de mineurs artisanaux de mica, pour diversifier et améliorer leurs sources de revenus, pour garantir un accès à une éducation de qualité, pour garantir un niveau acceptable de santé et de nutrition, … Les causes du travail des enfants sont nombreuses et l’objectif de l’initiative est bien de les adresser toutes, efficacement. Une fois ces programmes mis en place, l’objectif est alors bien d’inclure les États dans la réflexion lorsqu’il s’agit de traçabilité et de suivi de performance, inclure les communautés aussi (via les coopératives, les groupements miniers…).

  • Avec l’approche Tilkal pouvez-vous tracer l’empreinte carbone de l’amont à l’aval ?

    Matthieu Hug (Tilkal) : oui, Tilkal peut tracer des données d’émission carbone, comme tout autre type de données relatives à la chaine de valeur, de l’amont à l’aval. Nous traçons par exemple des données environnementales de ce type dans le cadre d’une offre verticale que nous avons développée avec un partenaire pour le secteur textile (Footbridge).

  • Possible de voir la PF traçabilité de Tilkal en live ?

    Olivier Dubourdieu (RMI) : malheureusement, la plateforme de la RMI contient déjà des données confidentielles, mais je suis sûr que Matthieu (CEO de Tilkal) pourra vous proposer une démo !

    Matthieu Hug (Tilkal) : avec plaisir ! Il suffit de nous contacter www.tilkal.com

  • Certains acteurs doivent vouloir protéger leurs informations, la blockchain est-elle 100% privée ou hybride ?

    Matthieu Hug (Tilkal) : Surtout pas privée: une “blockchain privée” (càd contrôlée par un acteur unique) n’a par essence aucune propriété d’auditabilité car l’acteur unique qui la contrôle peut techniquement modifier toutes les données.

    Le réseau déployé par Tilkal est dit “permissionné”: son accès est réservé à des acteurs B2B identifiés et autorisés. Par ailleurs la confidentialité des données est totale car le réseau blockchain ne contient que des “empreintes” des données : celles-ci suffisent à l’objectif d’auditabilité, mais il est impossible à partir de ces empreintes de deviner le document originel.

  • Avez-vous quelques cas d’usage en agriculture, sur la manière dont sont cultivés certaines matières agricoles, ou élevés certains animaux ?

    Matthieu Hug (Tilkal) : Oui plusieurs: collectes de lait, origine de laits végétaux (soja, amandes), poissons et crevettes, et transport de bétails (ovins, bovins, porcins, caprins) dans un pays africain.

  • Par qui et comment les informations sources (origine produit) sont-elles intégrées à la blockchain ? Le dispositif de traçabilité a-t-il nécessité d’équiper certaines parties prenantes ?

    Matthieu Hug (Tilkal) : chaque partie prenante écrit les données qui la concerne. Ceci se fait selon différents modes selon le contexte: via API avec des systèmes existants ou via des application mobiles simples (fournies et adaptées au cas d’usage) ou via des formulaires web ou via des capteurs IoT. Vu des opérateurs qui saisissent les données, la blockchain est invisible.

  • Comment vous assurez vous que les informations rentrées par les fournisseurs sont fiables ? je peux très bien dire que je ne fais guère travailler les enfants alors que si ? Ça reste un outil qui marche difficilement de façon autonome.

    Olivier Dubourdieu (RMI) : Effectivement, côté RMI, cela reste un outil déclaratif, où la véracité de la donnée entrée n’est pas garantie. Cela dit, plusieurs garde-fous ont été mis en place pour s’assurer d’une donnée fiable :

    • Les données sont déclarées par tous les membres de la RMI, c’est-à-dire à la fois par les fournisseurs et par leurs clients. Nous sommes en mesure de comparer les données déclarées et d’identifier les potentielles différences.
    • La blockchain, parce qu’elle permet de garantir le lien entre la date, l’identité de la personne ayant partagé la donnée, et la donnée partagée elle-même, rend la donnée auditable. Ainsi, quiconque ayant un doute sur une donnée partagée sur la plateforme peut demander un audit de la donnée et identifier les éventuelles incohérences.

    Matthieu Hug (Tilkal) : voir sur Tilkal ici. 

  • Possible de voir la plate-forme de traçabilité RMI en live ?

    Olivier Dubourdieu (RMI) : malheureusement, la plateforme de la RMI contient déjà des données confidentielles, mais je suis sûr que Matthieu (CEO de Tilkal) pourra vous proposer une démo !

  • Qu’est que la technologie blockchain a permis, que n’aurait pas pu permettre le fait de ne pas utiliser la blockchain ?

    Matthieu Hug (Tilkal) : auditabilité des données, qui permet de créer le mécanisme de preuve de traçabilté, qui est de plus en plus exigé par les nouvelles réglementations en Europe et aux US notamment (devoir de vigilance et renversement de la charge de la preuve). La plateforme Tilkal y ajoute suivi temps réel et partage conservant la confidentialité.

  • Quelle est la blockchain utilisée par cette plateforme ? Est-elle privée ou publique ?

    Matthieu Hug (Tilkal) : réseau blockchain déployé par Tilkal. 74 nœuds indépendants actuellement déployés, gérés par nos clients et certains de leurs fournisseurs. Il s’agit d’un réseau strictement B2B, dit “permissionné” (accès autorisé et authentifié, soumis à des terms of use).

  • Quel est le nom de cet outil digital svp ? Plateforme utilisée par Olivier.

    Olivier Dubourdieu (RMI) : nous utilisons la plateforme de traçabilité développée par Tilkal, qui est basée sur la technologie blockchain. Je suis sûr que Matthieu pourra vous en dire plus !

  • Peut-on dire que le digital (via la blockchain notamment) est un levier pour une transition vers une supply chain plus verte ?

    Olivier Dubourdieu (RMI) : la traçabilité basée sur la technologie blockchain permet (entre autres) deux choses : 

    • De mettre l’accent sur le fait que la solution face au travail d’enfants en amont d’une chaine d’approvisionnement est l’affaire de tous, que chaque acteur de la chaine partage une part de la responsabilité dans le problème, mais aussi et surtout dans la solution.
    • De suivre et d’évaluer les impacts des actions mises en œuvre par des acteurs de la chaine d’approvisionnement engagés dans la transformation.

    Matthieu Hug (Tilkal) : Pour parler de transition vers une supply chain plus verte, il faut être capable de mesurer la supply chain en permanence et bout en bout. Il faut donc être capable de tracer sa supply chain bout en bout, soit y compris en “scope 3” pour utiliser la terminologie liée aux émissions carbone. Or une telle traçabilité fait massivement défaut aujourd’hui, ou alors est très peu accessible et exploitable (papier). En ce sens le numérique (et notamment blockchain) permet de résoudre la question d’une traçabilité bout en bout, donc de mesurer la supply chain et d’évaluer son impact. 

Téléchargez le support « La Blockchain et la traçabilité amont aval »

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Les solutions digitales au service de mes opérations de transport

Expérience client, résilience, performance, environnement… Le transport est au cœur des défis de votre Supply Chain. Face à ces défis, vous êtes nombreux à accélérer la digitalisation de vos opérations de transport.

Pendant plusieurs mois, le Lab Digital Transport a récolté des données sur les outils digitaux que les entreprises utilisent pour les aider dans cette démarche de digitalisation.

Afin d’aller plus loin, France Supply Chain organisait à un webinar le 30 juin pour éclairer les entreprises sur les solutions possibles, les gains à atteindre et les bonnes pratiques. Un radar des offres disponibles, les résultats de l’enquête et des retours d’expérience concrets de Nexans et Lesieur étaient partagés lors de ce rendez-vous.

Télécharger le support

Réponses aux questions posées lors de cette conférence :

  • Combien de transporteurs sont gérés dans le TMS ?

    Entre 30 et 80 transporteurs pour les cas présentés.
  • Combien de personnes gèrent la planification des OT ? Est-ce centralisé ?

    5 à 10 personnes gèrent la planification OT. La planification est centralisée pour Nexans.
  • Comment sont gérés les SPOTs dans votre TMS ? Avez-vous un prix marché ?

    Les TMS utilisés par Lesieur et Nexans permettent de demander des cotations spots aux transporteurs référencés.
  • Comment gérez-vous la gestion de back up en cas de refus du transporteur ?

    L’automatisation de l’affrètement permet d’atteindre un taux très élevé d’acceptation des OT par les transporteurs. En cas de refus, un TMS permet de prévoir un schéma ou un prestataire alternatif.
  • Quelles sont les limites de cet outil dans les décisions de l’opérationnel (anticipation, scénarios de décisions…) ?

    Ces outils automatisent et accélèrent le traitement des tâches réalisées quotidiennement par les opérationnels, mais aussi leur donnent le moyen de travailler par exception : les opérationnels peuvent ainsi se concentrer sur les actions qui nécessitent une intervention humaine.
  • Quelles utilisations sont faites des données récoltées et à quel horizon (semaines, mois…) ? Dans votre présentation, je n’ai vu aucune référence aux tableaux de bord et suivi d’indicateurs de performance (coût, qualité, délai, CO2…). Existe-t-il des dashboards dans ces différents outils ? Avez-vous des exemples à partager ?

    Les solutions digitales incluent en effet des tableaux de bord et le calcul de KPI. Les domaines couverts sont généralement les aspects Opérationnels (flux, qualité, ponctualité, remplissage…), Financiers (suivi du budget, répartition des coûts) et émissions de CO2.
  • Dans la multitude des TMS chargeurs (par exemple), comment choisir celui qui conviendrait, comment percevoir l’élément de différenciation entre un DDS, Generix, CJM… Pourquoi avoir choisi Oracle et DDS plutôt qu’un autre ?

    Quelques éléments de réponses apportés lors du webinar : les éléments de différenciation ne sont pas que fonctionnels. Evaluer également la capacité à s’intégrer au SI existant tout en satisfaisant aux normes de sécurité préconisé par l’organisation (qui elles-mêmes doit être compatibles avec le souci de performance imposé par les contraintes opérationnelles liées au transport). Prendre également en compte l’aspect projet et notamment les lead-times de déploiement annoncés par les différents offreurs.

    Le choix de Nexans (DDS) a été fait en 2004, je pense que nous avions d’autres critères à l’époque. Aujourd’hui le choix du bon outil est très important car très engageant, il faut impérativement définir le besoin en détail et avoir des données quantitatives relativement précises, l’implication de votre IT est également la clef du succès de la mise en place ! N’hésitez pas à échanger avec des utilisateurs.

  • Sur quelles ressources vous êtes-vous appuyés pour identifier les meilleures options devant ce nombre exponentiel de solutions modulaires ?

    Le radar liste les principales solutions disponibles pour les chargeurs sur le marché Français (il ne prétend pas être exhaustif), pour donner un premier éclairage sur le champ des possibles. Il repose sur l’expertise et la connaissance du marché apportées par les membres de France Supply Chain qui ont contribué à ce chantier.

  • En termes de traçabilité, avez-vous des retours d’information de vos transporteurs (Lot ou Messagerie) sur les événements de livraison notamment avant départ : Créneau horaire prévu de livraison. Après le départ : Retard éventuel avec nouveau créneau le même jour ou livraison reportée au lendemain

    Ces solutions digitales offrent différentes possibilités aux transporteurs pour faire ces retours : portail web, application mobile, EDI, plateforme de visibilité.

  • 10- Est-ce que Lesieur et Nexans utilise un système « Visibilité & Analytics » en plus de leur TMS (type Project 44 / Shippeo) ? Si oui, pourquoi ce choix et quel réel gain vs track & trace via le TMS. Quels critères de décision pour la sélection des outils de traçabilité/ tracking/ in-transit visibility (Project44, Shippeo, Wadeo …) et ces systèmes sont-ils intégrés avec le TMS ? Quel pourcentage de vos trajets arrivez-vous à tracer ?

    La connexion du TMS à un outil de tracking est prévue pour Lesieur et faite pour Nexans. Les critères de choix de ces outils sont généralement la couverture des modes de transport et le nombre de transporteurs déjà connectés. Ces outils de visibilité sont souvent connectés aux TMS.

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Comment faire face aux besoins en recrutement de talents Supply Chain ?

Avec la hausse de l’activité marchande et la pandémie, le marché du travail en Supply Chain a été bouleversé par des candidats aux exigences bien plus élevées. Fort de ce constat, les entreprises doivent réinventer leurs modes de recrutement et de management.

  • Pourquoi et comment obtenir des trophées du type « Best Employers » ?
  • Comment répondre aux attentes des plus jeunes en termes de métier à impact ?
  • Pourquoi la Supply Chain est-elle The Place To Be ?
  • Pourquoi les pépinières sont-elles si importantes aux yeux des jeunes candidats ?
  • La flexibilité est-elle un argument de poids afin d’attirer les talents Supply Chain notamment les cadres ?

Afin de répondre à ces questions et à beaucoup d’autres, notre Lab RH organisait le 21 juin une table ronde. Au cours de ce webinar , il partageait ses analyses et informations de référence concernant le recrutement. Acteurs de la Supply Chain, Directeurs RH, étudiants, enseignants, cabinets de recrutement, etc :tous étaient conviés !

Lors de cette conférence, accessible en replay pour nos membres, les intervenants ont mis en lumière la dynamique sur le marché de l’emploi, les nouveaux débouchés et les méthodes pour attirer, fidéliser les talents en Supply Chain.

Cette table ronde a permis de connaitre :

  • Les types d’emplois en tension
  • Les moyens mis en place par les entreprises pour répondre aux attentes des candidats
  • La dynamique de l’enseignement et vision des étudiants sur les métiers en Supply Chain
  • Les pratiques, orientations et cultures d’entreprise pour favoriser l’attractivité des métiers

Questions posées lors de la conférence :

  • Existe-t-il une prise de conscience des entreprises sur le désamour vis-à-vis d’elles de la part des salariés générant une inflation galopante du turnover et des salaires associés, d’une part de la part des expérimentés usés et d’autre part par la jeune génération ? Quelles solutions sont mises en place pour mettre sous contrôle cela ?

    La question est riche ! Je ne partage pas l’idée d’un désamour général vis-à-vis des entreprises, mais il est vrai que la crise Covid, par la rupture qu’elle a occasionnée avec les lieux et habitudes de travail, a donné des envies de changement de vie à beaucoup de gens… Mais ils partent plus souvent pour une autre entreprise que pour ouvrir des chambres d’hôtes au bout de la France… Le marché de l’emploi étant particulièrement dynamique en termes d’offres, cela entraine effectivement en ce moment une accélération du turn-over et un certain phénomène de surenchère salariale. 

    L’entreprise classiquement s’adapte à très court terme en augmentant les salaires à l’embauche et en retenant les candidats au départ par des contre-offres salariales si ce sont de très bons éléments, mais se pose ensuite bien évidemment le problème de l’équité interne avec les autres collaborateurs qui eux travaillent sagement sans faire leur CV. La solution généralement mise en place par les DRHs réside d’une part dans des enveloppes globales d’augmentation qui se font plus généreuses quand le marché est à la hausse, et par un travail d’identification des meilleurs éléments, ceux que l’entreprise tient absolument à garder et à motiver plus particulièrement, et qui bénéficieront eux de mesures un peu exceptionnelles et de véritables rattrapages salariaux parfois. Le phénomène décrit dans la question de 2-3 ans d’expérience plus payés que des 7-8 ans d’expérience ne devrait pas se produire dans une gestion professionnelle des talents, sauf à ce que le 2-3 ans d’expérience soit doté de compétences pointues et rares sur le marché (on voit cela dans les métiers de l’IT) ou qu’il soit identifié comme ayant un potentiel d’évolution très fort. Dans ce cas, il peut être effectivement un peu « sur-payé » en début de carrière, mais parce que très vite il va prendre des responsabilités plus élevées que les 7-8 ans d’expérience…

    Quant à la « jeune génération venant consommer l’entreprise » sans retour sur investissement pour l’entreprise qui a investi sur eux… sans jugement de valeur, oui on constate qu’en tout début de carrière les jeunes envisagent souvent leur 1ère entreprise comme un module complémentaire de leurs études, avec une durée en poste(s) de 12 – 18 mois… avant de partir, soit dans une autre entreprise, soit très fréquemment aussi pour un projet personnel comme 1 an à l’étranger, ou l’engagement dans une ONG, … Cela pose effectivement pour les entreprises la question du ROI des programmes de type « pépinière » ou « young graduate »…

  • Avec la crise d’approvisionnement du Covid, le terme Supply Chain est devenu plus commun mais aussi synonyme des problèmes d’approvisionnement, ce qui parfois impacte encore plus l’attractivité pour le recrutement. Vos commentaires ?

    La presse généraliste, les médias et les hommes politiques ont massivement communiqué sur les problèmes rencontrés par les Supply Chains depuis le début de la pandémie. Même le Président Biden qui a longuement expliqué pourquoi les enfants américains allaient devoir attendre leurs jouets de Noël. À la suite de ces problèmes d’approvisionnement, les entreprises ont découvert l’importance vitale des femmes et des hommes qui sont dans les métiers de la Supply Chain. Avec ce regain d’intérêt, nous assistons aussi à une prise de conscience de l’existence de ces métiers par les étudiants. Nous avons donc depuis l’année dernière plus de jeunes qui veulent accéder à ces métiers.

  • Est-ce que le niveau d’implication d’une entreprise dans les domaines RSE est un critère de choix pour nos futurs jeunes diplômés ?

    Le niveau d’implication d’une entreprise en RSE n’est plus la bonne façon de qualifier l’action et les politiques des entreprises en termes de RSE. Aujourd’hui toute entreprise envoie une image aux jeunes diplômés. Cette image est surtout appréciée sous l’angle de la RSE ainsi que l’angle de qualité de la vie en entreprise. Si l’image n’est pas suffisamment attractive, les jeunes ne candidatent pas. Par conséquent, si une entreprise veut attirer les jeunes diplômés, elle doit pratiquer de vraies politiques de RSE et les faire connaitre.

  • Au même titre que le COVID a mis en lumière ces métiers, n’a-t-il pas changé les exigences nos jeunes talents ?

    Les changements observés vont concerner tous les métiers :

    • « meilleur équilibre pro -perso » avec une part de télétravail qui devient de plus en plus « acquise » autour de 2 jours / semaine.
    • La dimension RSE de l’entreprise. Le changement est que si la question était déjà posée « avant », les jeunes talents ne se contenteront pas d’une déclaration d’intention et challengeront sur la mise en place de ces engagements.
    • La réputation de l’entreprise, via des sites comme google review, glaasdoor, ou Job Teaser pour connaitre les valeurs de l’entreprise.
    • La question du sens aussi dans le job : plus de diversité et quel parcours proposé ? Attention, il faut préciser que ceci n’est pas tant le fait du Covid que d’un marché de l’emploi favorable qui permet un plus haut niveau d’exigences…
  • Quels sont les postes managériaux accessibles après diplomation ?

    Les postes accessibles après l’obtention d’un diplôme en Supply Chains sont très variés. On voit souvent des demande planners, des chefs d’équipes en logistique, des data analysts, des consultants, des membres d’équipes projets en intégration de nouveaux systèmes d’information, des acheteurs, des gestionnaires clients, gestionnaires d’approvisionnements…

  • En entretien avec un candidat diplômé de master Supply Chain, quelles sont les compétences/expériences critiques recherchées ?

    Si on parle d’étape nécessaires en vue d’un poste de Manager Supply chain : en Industrie, une expérience en S&OP et /ou planification est un prérequis, en logistique et transport pour les secteur de la distribution et de la prestation. Quel que soit le secteur, une expérience en chefferie de projet sera attendue ainsi qu’un vécu international ou a minima dans une équipe multiculturelle anglophone.
    Sur l’ensemble des expériences (ce qui s’applique aussi à de jeunes diplômés,) nous allons chercher les compétences suivantes : 
    orientation « résolution de problème» et résultat, relationnel interne/externe, influence, sens client « interne/externe », ouverture/curiosité.
    Pour des profils plus expérimentés avec une dimension managériale : intelligence émotionnelle, capacité à donner du sens,
    Et bien sûr… l’humilité

  • Vous n’avez pas parlé de la dimension internationale des métiers de la Supply Chain. Pourquoi ?

    On peut renvoyer à la dernière demi-heure de la table ronde où la question des carrières internationales a été traitée assez largement. Nous avons notamment souligné l’importance de maîtriser l’anglais, voire une 3e langue, l’intérêt fort des missions dès qu’elles intègrent la gestion d’enjeux multi-pays, et les possibilités de partir travailler dans un pays étranger, de plus en plus souvent en contrat local plutôt qu’en expatriation

  • Est-ce que nos université et écoles ne devraient-elles pas commencer à éduquer nos jeunes plus tôt qu’en Master ? Pourquoi pas une filière Supply Chain dès le début de la scolarité ?

    Une filière Supply Chain depuis le début n’a pas que des avantages. En effet, les étudiants qui la suivraient auraient nécessairement des lacunes concernant les autres fonctions de l’entreprise et pourraient considérer que les fonctions de marketing, finance, systèmes d’information, voire ressources humaines sont secondaires ou subalternes. Nous privilégions une formation généraliste en début de cursus afin de les aider à considérer la gestion de l’entreprise comme un tout avec ces différents aspects. En dernière année de Master, nous leur apportons le complément de formation théorique qui leur permet de voir en quoi les fonctions achats et Supply sont vitales et comment elles contribuent à la création de valeur dans l’entreprise. Un bon Supply Chain manager est un décisionnaire qui sait voir tous les aspects de l’entreprise, sait dialoguer avec les autres fonctions et emmener ses équipes vers une plus forte collaboration en interne et avec les partenaires externes. Les formations d’aujourd’hui sortent du modèle classique par l’accent donné à la digitalisation des processus et à la mise en valeur des talents individuels des futurs managers. Ceux-ci doivent pouvoir sortir du cadre habituel pour inventer de nouvelles solutions, appliquer de nouvelles méthodes, encourager et faire émerger de nouveaux talents.

  • Comment recruter des profils supply/logistique quand ce n’est pas le cœur de métier de l’entreprise ?

    « Vraie bonne » question… Si on parle des entreprises en dehors des secteurs de la distribution et de la prestation logistique transport, il s’agit à la fois de celles où il y le plus de diversité de métiers et en même temps celles où la fonction est parfois peu reconnue…Les besoins en Supply Chain, et donc les parcours sur les métiers, peuvent y être mal connus, les outils et/ou les ressources sous dimensionnés et les relations avec les « fonctions connexes » parfois compliquées.
    C’est justement dans ces environnements qu’il y a tant à faire et qu’on peut y trouver des projets passionnants !!  A condition d’une expertise technique, d’une confiance en soi, d’une intelligence émotionnelle et d’une bonne capacité d’influence qui passe par une capacité à donner du sens pour ses équipes, sa direction générale et les autres directions (commerce, achats, industrielle..)
    L’entreprise devra donc valoriser la diversité et la richesse des métiers (notamment S&OP / planification, pas ou peu présent dans les autres secteurs), l’intérêt et l’impact des projets.. rassurer sur les moyens engagés (actuels et à venir)… présenter lors des entretiens un Manager/directeur d’une autre fonction, ce qui eput éclairer sur l’état de maturité Supply Chain ou au moins de sa reconnaissance en interne.
    Enfin, ces entreprises disposent d’un atout énorme : les passerelles vers d’autres métiers, hors Supply Chain.

  • La voie de l’alternance reste-t-elle la voie royale pour accéder aux postes Supply Chain ?

    La voie de l’alternance a le vent en poupe car elle permet aux entreprises de participer à la formation professionnelle des futurs collaborateurs. En France cette voie de formation est extrêmement contrainte par le cadre réglementaire et il est possible que les gouvernements et les partenaires sociaux fassent évoluer sensiblement ce cadre. Cette voie, aujourd’hui royale, pourrait ne plus l’être. Les autres voies pour entrer dans les carrières en Supply Chain existent aussi et sont toujours bien pratiquées par un nombre important d’entreprises tant françaises qu’étrangères.

  • En termes d’expérience ? Vous préférez recruter plutôt des juniors, des seniors ?

    Ma réponse est « De tout » ! La croissance du secteur est telle que les besoins sont importants à tous les niveaux, et, les politiques D&I aidant, associées à des carrières de plus en plus longues report de l’âge de la retraite oblige, un senior (dont on peut rappeler que l’âge légal est de 45 ans !!!) a aujourd’hui toute sa place, à une condition, travailler son employabilité : se former, maintenir sa motivation et sa capacité d’adaptation, autrement dit, « rester jeune dans sa tête », et, peut-être, parler au recruteur de sa passion pour son métier plutôt que du nombre de trimestres restant à faire avant la retraite… 

  • Comment FM a travaillé son expérience candidat « concrètement » pour être 4ème France ?

    Les candidats qui nous ont plébiscité traduisent déjà le sentiment d’un processus de recrutement plutôt agréable. Nos recruteurs et nos managers font naturellement passer dans leur façon d’être avec les candidats les « codes comportementaux » de la culture FM, par exemple de la simplicité dans la relation, de la transparence (puisque la confiance est notre première valeur), et un questionnement généralement dénué d’agressivité ou de mise sous tension des candidats. Ce qui n’empêche pas d’effectuer le travail d’évaluation.

    En présentiel, les candidats soulignent aussi la convivialité qu’ils perçoivent dans l’entreprise, quand ils attendent à l’accueil, ils voient que tout le monde se dit bonjour, on leur offre un verre d’eau ou un café. Cela paraît fou sans doute de noter cela comme différenciant, mais c’est sûrement que ce n’est pas le cas partout …. 

    Après, oui, nous faisons attention à la qualité de notre process, nous faisons au mieux pour que les candidats aient des réponses, sachent où en est le processus de décision, si nous leur proposons un questionnaire d’évaluation de leurs compétences ou de leurs motivations, nous leur donnons toujours un feed-back, nous sommes clairs et précis sur les offres salariales, et dans une recherche de relation équilibrée, gagnant-gagnant et de long terme. Nous ne sommes pas parfaits bien entendu et il y a des ratés, mais peut-être moins qu’ailleurs ?

    Puis et surtout je devrais dire, nous soignons l’arrivée des nouveaux embauchés, avec par exemple un petit colis d’accueil, un mot écrit du manager, de multiples rencontres pour connaître ses collègues et clients internes, un parrain ou « buddy » sur qui s’appuyer les premiers mois, pour s’intégrer et se créer son réseau interne, et des formations dès les premiers jours. Là encore, rien de « rocket science » mais de l’attention portée à la personne, avec l’envie sincère de lui donner toutes les chances de réussir et le sentiment que nous sommes heureux de la compter parmi nous.

  • Sur quel site d’emplois retrouvons-nous le plus de candidats cadres ?

    Vous pouvez retrouver davantage d’emplois cadres sur les sites Apec et Cadremploi.

  • Est-ce que la tendance RH actuelle est davantage orientée vers le recrutement en CDI et CDD ou vers l’interim ?

    Les chiffres officiels (Pôle emploi) annoncent 71% de CDI et CDD+de 6 mois pour les projets de recrutement en 2022.
    Depuis 2021, à l’échelle de notre cabinet, pour les postes en Supply Chain, les besoins de nos clients en CDI ont augmenté bcp plus vite que les missions d’interim. (+40% VS +15%).

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