L’IoT, levier de la transformation de la Supply Chain

Quels sont les leviers IoT capables de transformer la Supply Chain industrielle ? C’est la question posée par le Lab Digital & Technologies de France Supply Chain et ses invités lors d’un webinar organisé le 30 mars dernier. Zoom sur les retours d’expérience des entreprises Renault et Aubert & Duval (Groupe ERAMET) autour de la géolocalisation.

LA 2e ÉDITION DU PANORAMA DE LA DIGITALISATION DE LA SUPPLY CHAIN EST PARUE !

Le panorama de la digitalisation est désormais disponible intégralement pour les membres de France Supply Chain.

Cette enquête a été menée auprès de nos membres et partenaires. Les résultats publiés dans ce panorama permettent de mesurer la transformation des Supply Chain, de décrire les difficultés rencontrées, d’identifier les clés du succès et d’enrichir nos actions à venir.


La gestion de crise de la COVID-19 et ses impacts majeurs pour toutes les entreprises a mis sous stress leur capacité de résilience. Ainsi dans le cadre de cette 2de édition du panorama de la digitalisation des Supply Chains y avons-nous porté un regard particulier. La résilience, l’agilité de nos chaînes d’approvisionnement sont des axes d’attention particulièrement importants en ce début 2021.

Il est aussi à noter l’émergence des problématiques liées à la cyber sécurité qui font porter un risque majeur aux entreprises et vont nous conduire à organiser des échanges sur cette thématique en 2021.”

Francois Martin-Festa, Coordinateur du Lab Digital & Technologies


LE LAB DIGITAL & TECHNOLOGIES – UNE COMMUNAUTÉ AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION :

Sur la base des résultats de ce second Panorama de la Digitalisation, l’équipe du LAB Digital & Technologies de France Supply Chain poursuivra, en 2021, l’organisation de rencontres sur les 6 thématiques (IA, Echange de données, processus de robotisation, IoT, Intralogistique et Innovation). Elle produira de nouveaux outils (radars) et webinaires (partages d’expériences) pour aider les entreprises à appréhender leur transformation digitale.

Cette étude des meilleures pratiques s’est attachée à répondre à 4 questions principales :

Quelles sont les transformations auxquelles ces entreprises font face ?

En quoi la digitalisation de la supply chain est une réponse à ces enjeux ?

Quels sont les chantiers ouverts ? Les grandes initiatives en cours ?

Quelles sont les difficultés et les réussites de ces initiatives ?

Les répondants à l’enquête représentent :

1 million de salariés

200 milliards € de CA

Welcome to Africa

France Supply Chain déploie son réseau à l’international

Parce que sa mission ne s’arrête pas aux frontières de son territoire et que son secteur s’étend depuis de nombreuses années, France Supply Chain s’ouvre tout naturellement à l’international. Fort de membres passionnés et impliqués, l’association lance France Supply Chain International avec l’ambition de construire un réseau mondial.

Soucieuse de permettre à ses membres de mieux appréhender des enjeux mondiaux de plus en plus prégnants, France Supply Chain donne naissance à sa division « International ». En constituant un réseau composé de professionnels capables d’identifier les grandes tendances du secteur, de les diffuser et de partager les initiatives dans chacun des pays adressés, elle entend ainsi accompagner les entreprises désireuses de se développer durablement à l’étranger.

« Nous comptons parmi nos membres de grands groupes ayant l’international dans leur ADN. Nous souhaitons leur apporter une vision globale pour alimenter leurs réflexions en termes de culture, d’innovation et de développement mais également bénéficier de la richesse de leurs connaissances en local pour créer un réseau mondial d’acteurs de la supply chain. Pour ce faire, nous avons imaginé une gouvernance décentralisée et la création de chapters par pays, se nourrissant des savoirs des uns et des autres », détaille Jean-Michel Guarnieri, ex-président de l’Aslog et président de France Supply Chain International.

Les forces locales au service d’un réseau mondial

Pour structurer au mieux ce vaste projet international, France Supply Chain s’appuie sur un COPIL central composé de directeurs supply chain de grands groupes et de prestataires logistiques internationaux. Leurs missions ? Identifier les pays éligibles à la création des chapters, coordonner leurs actions tout en favorisant les échanges. Le développement d’une trentaine de chapters sur 24 mois a donc été échelonné par zones géographiques : Amériques et Afrique en 2020, Proche et Moyen-Orient, Europe de l’Est et Asie-Océanie en 2021 et enfin, Europe occidentale en 2022. Localement, un COPIL par chapter sera chargé d’identifier et de fédérer des entreprises locales membres ou non membres de l’association et d’animer les échanges. « Au niveau central, nous leur apportons de la matière via nos labs et l’ensemble de nos travaux mais c’est ensuite à eux de décider d’un programme annuel, d’ouvrir les adhésions et d’adresser des sujets en adéquation avec les problématiques locales », souligne Jean-Michel Guarneri.

Une organisation concrète au Maroc où est né le chapter Maroc Supply Chain, mené par un COPIL composé d’experts locaux. Dans ce pays positionné comme un hub régional, la supply chain est portée par des infrastructures en expansion, une économie dynamique, la présence d’opérateurs intégrés de classe mondiale et une volonté de digitalisation grandissante : « Le secteur logistique au Maroc représente 6% du PIB et emploie environ 500000 personnes. Plus de 8000 personnes y sont formées chaque année », signale Hicham Alami, directeur associé au sein du cabinet GCL. C’est dans ce contexte porteur que s’inscrit la création de Maroc Supply Chain. Quatre grandes thématiques seront abordées par le chapter en 2021 : les ressources humaines, la supply chain des PME PMI, la digitalisation ainsi que la place du Maroc dans les supply chains internationales.


L’Afrique, un « marché prioritaire »

D’autres chapters sont également en cours de constitution dans la zone Afrique : au Kenya, en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud. Pour Yves Biyah, associé chez Africa Search Capital, le continent doit être considéré comme un « marché prioritaire » du fait de la dynamique de sa population, de son niveau de croissance économique, de sa capacité d’adoption de nouvelles technologies et de son caractère de plus en plus pacifique.

« L’Afrique compte 1,2 milliard d’habitants. Ce chiffre devrait être multiplié par deux dans les 30 années à venir. En une génération, nous allons donc assister au doublement des besoins en biens de consommation, en routes, en ports, en logement…. Ce choc de la demande va irriguer tous les secteurs d’activités comme nulle part ailleurs », analyse-t-il.

Et malgré un manque de connectivité intra régionale et la nécessité d’investissements en la matière, ce dynamisme devrait également être porté par l’entrée en vigueur au 1er janvier 2021 de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Comme le souligne Sébastien Beuque, deputy CEO Africa Sales & Development chez Bolloré Transport & Logistics, « les échanges interafricains ne représentent que 10 % du commerce de la zone africaine. À titre de comparaison, en Europe, le business intra-européen s’élève à 70 %. Le continent dispose donc d’un potentiel extraordinaire ».

Transport International aérien et maritime : quelles perspectives ?

Manque de capacités, flambée des tarifs… Pour accompagner les acteurs de la supply chain face aux tumultes du transport international, France Supply Chain a réuni Bolloré Logistics, Essilor et Schneider Electric, autour de Jérôme Bour, CEO de DDS Logistics. L’objectif ? Comprendre et trouver des pistes d’actions.


Depuis avril 2020, le fret aérien souffre : « L’effondrement de l’offre passager a provoqué une importante chute du fret aérien, face à des compagnies cargo n’étant pas en capacité de compenser », souligne Philippe de Crecy, vice-président air freigth Europe de Bolloré Logistics. Conséquences ? Aujourd’hui, le secteur affiche une offre à -45%, des affrètements massifs ont été réalisés par les grands forwarders, les tarifs augmentent… et de nouvelles offres naissent. Parmi elles, Pax Freighter, « un Boeing 777 -300 où les sièges sont enlevés et les colis chargés à la main », précise Philippe de Crecy, ou bien encore SAF d’Air France KLM qui vise à développer un carburant permettant une réduction de CO2 jusqu’à 75 %.

Du côté maritime, de 2020 à 2021, Anne-Sophie Fribourg, director of ocean freight development de Bolloré Logistics décrit être passé « de la disruption au chaos» : effondrement de la demande, fret à la hausse, congestion portuaire et pénurie de conteneurs… Une situation risquant de perdurer jusqu’au milieu de l’année en cours : « Des capacités sont injectées, les services import s’apaisent mais le marché reste tendu en termes de congestion. Notre enjeu est d’accompagner nos clients dans leurs stratégies de sourcing et face à un enjeu majeur : celui de la décarbonation du transport maritime à horizon 2030 », conclut-elle.


Une posture agile et résiliente du monde de la supply chain

Pour répondre à ces enjeux, les donneurs d’ordres mettent en place un certain nombre d’actions.

En témoigne le retour d’expérience d’Éric Javellaud, senior VP global supply chain, prescription operations and sourcing & procurement d’Essilor. Le spécialiste de l’optique ophtalmique a déployé un plan d’action ambitieux : « Pour contenir nos coûts de transport tout en poursuivant la réduction des émissions CO2, conformément à nos objectifs, nous avons accéléré le switch entre l’aérien et les autres alternatives de transport, amélioré la localisation de nos productions et de notre stock et avons revu notre politique d’achat transport. Enfin, nous avons mis en place un suivi quasi quotidien des transports pour éviter les ruptures et renforcer nos partenariats avec les transitaires. Tout cela a été accompagné d’un PIC et piloté pour un comité hebdomadaire. L’ensemble de ces actions sont toujours en cours », témoigne Éric Javellaud.

Chez Schneider Electric, malgré la crise, l’entreprise affiche un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros en 2020. Selon Vincent Lamarche, vice president logistics strategy & e2e network design, la supply chain a fait la différence, notamment via le programme STRIVE, développé par l’entreprise. Ce dernier se base notamment sur une réflexion autour du lead time, des lieux de production, de la réduction du CO2 et du stockage : « L’idée est de limiter le nombre d’étapes, de travailler avec des outils de network design pour simplifier et augmenter la résilience de la supply chain tout en répondant à nos objectifs de développement durable », explique-t-il.

Agilité, résilience et durabilité. Des mots qui résonnent plus que jamais dans le monde de la supply chain face à la crise et qui poussent les professionnels du secteur à adopter une position commune pour communiquer avec les pouvoirs publics sur le sujet.


Comment se fait il que les container availability index ne reflètent pas le manque de container ces dernières semaines ?

La situation s’arrange peu à peu du fait que les armateurs repositionnent les TC 40 en grand nombre depuis les USA (+ 125% vs décembre sur la plateforme Container x change) et injectent également de nouveaux TC dans leur flotte . La situation s’est arrangée ces dernières semaines à Shanghai et a Qingdao. La demande reste néanmoins très forte.

Quid du transport mer sur les lignes France-Afrique et France-DOM ?

Le marché est très tendu sur ce qui est nouveau notamment en raison de l’engorgement dans les ports de transbordement (Algesiras et Tanger) et des congestions dans les ports ouest africains. Il y a eu des volumes records entre la France et les Antilles en janvier et cela continue en février. Tous les marchés Nord Sud sont sous tension de capacité et donc de prix haussiers.

Il y a une imbalance entre l’Asie et l’Europe. Pourquoi les armateurs ne renvoient ils pas les conteneurs vides vers l’Asie ? pour garder les taux élevés et faire une marge plus importante ?

Cela coute moins cher aux armateurs de rapatrier des boites vides que de les céder aux clients pour les remplir et les renvoyer donc s’ils veulent des boites ils payent des surcharges qui correspondent à des surcouts de positionnement en France.

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