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L’humain augmenté en Supply Chain : entre innovation et échecs

Entre l’essor de l’IA, la transformation des méthodes de travail et la quête de souveraineté technologique, les acteurs de la Supply Chain cherchent à concilier performance opérationnelle et bien-être des équipes. Mais comment l’innovation, souvent présentée comme la solution miracle, s’articule-t-elle avec les réalités du terrain ?

Lors de la table ronde « Humain augmenté : la valeur ajoutée par la techno et le digital », des experts comme Pierre Chaffardon (Generix), Vanessa Clemendeau (Sanofi), Christophe Plouzeau (Louis Vuitton Malletier) ou encore Christophe Vandrome (Kuehne+Nagel) ont partagé leurs retours d’expérience.

IA et gestion des ressources : le combo au service de la performance et de la rétention en Supply Chain

Le grand enjeu de l’IA en logistique est l’aide à la décision pour mieux gérer les ressources humaines. Lors de la table ronde « Humain augmenté : la valeur ajoutée par la techno et le digital », Christophe Vandrome, Contract logistics Managing Director France de Kuehne+Nagel partageait son rêve d’une IA d’aide à la décision pour allouer les tâches selon les compétences et préférences des employés. Son objectif étant d’améliorer à la fois leur satisfaction et la performance et in fine la rétention.

Aujourd’hui, quelques POC fonctionnent en Europe sur ce principe mais le passage à l’échelle reste complexe car il exige d’évaluer les données RH (compétences, performances) et de structurer leur capture afin d’alimenter les modèles d’affectation et de planification des ressources. Christophe Vandrome mettait également en garde contre l’usage déshumanisant des données de productivité pour manager les équipes « ce n’est pas ça la vraie vie dans nos entrepôts. Si on veut avoir des gens avec la banane, il faut aussi qu’on manage nos datas dans le bon sens et très intelligemment ».


Groupe de travail sur les dernières tendances technologiques

Crédit photo : Nathalie Vergès photographie

La gestion des ressources en entrepôt s’est aussi retrouvée au cœur des échanges lors de l’un des ateliers de l’après-midi dédié aux « Tendances Technologiques en Supply Chain ».  Un sondage en direct a permis de comparer les perceptions de la salle à celles du baromètre publié en début d’année par le LAB Digital & Techno de FRANCE SUPPLY CHAIN concernant l’IA dans la Supply Chain.

Résultats de la question : Quels sont selon vous les principaux apports de l'IA pour rendre votre Supply Chain plus intelligente ?

Le principal apport de l’IA en Supply Chain d’après les sondés de 2025 et la quarantaine de participants aux ateliers reste inchangé : l’optimisation de la demande grâce à l’IA (Demand Sensing). Des témoignages en ont détaillé des applications visant l’anticipation fine des activités, c’est-à-dire du resource planning en entrepôt (suite Databricks, corrélation multi-paramètres, machine learning, gains jusqu’à 10% sur les coûts de ressources) dont voici un résumé :

  • Données utilisées : DRP (Distribution Requirements Planning), carnets de commandes entrants/sortants, indicateurs de productivité, paramètres métiers et supply chain, température et autres variables capturables; corrélation multi-paramètres pour affiner l’anticipation des besoins en ressources.
  • Outils et architecture : algorithmes de machine learning exécutés sur suite Databricks; intégration de multiples typologies de paramètres pour prédiction à la maille journalière des activités inbound, outbound, inventaire, packing et métiers.
  • Résultats : planification de ressources (intérimaires, congés, arrêts) au niveau jour/heure/demi-journée/4 heures ; gain jusqu’à 10% sur l’optimisation du coût des ressources selon le patron du site ;, freiné par ressources/temps.
  • Défis : pour un passage du pilote à un déploiement plus large (ex. en Pologne), l’hétérogénéité des sites nécessite de re-cartographier la situation locale, connecter données RH (compétences, performances souvent tacites chez les managers), et construire une base de connaissances opérationnelle.

Découvrir le baromètre des tendances technos

Méthodes de travail et échecs au cœur de l’innovation

Tous les intervenants de la table ronde se sont accordés sur l’importance de rapidement expérimenter, accepter l’échec et pivoter dans le cadre de projet de transformation digitale ou technologique. Pierre Chaffardon, General Manager EMEA NORTH & APAC de Generix illustrait en rappelant que la valeur de l’IA réside dans la capacité à expérimenter et se tromper vite, en ne retenant que les cas d’usage alignés avec les objectifs business « sur la partie Computer Vision, on a développé des dizaines de cas d’usage à l’essai avec des clients [en co-construction] avant finalement de n’en retenir que 2 qu’on est en train de passer à l’échelle ».

Christophe Plouzeau, CIO de Louis Vuitton Malletier estime quant à lui qu’innover implique d’accepter un taux d’échec de 20 à 30% des initiatives. Il insistait sur la nécessité de mesurer l’adoption réelle des outils sur le terrain (loin des bureaux parisiens) et sur les chamboulements provoqués par les pays asiatiques « il faut avoir des équipes en local. Il faut avoir des équipes qui sont capables de s’imprégner de cette culture-là. Bien sûr, il y a des dimensions réglementaires, la Chine exige des solutions chinoises, donc il faut s’y adapter. Mais d’une manière générale, l’Asie a inventé, notamment dans l’interaction avec ses clients, des réseaux sociaux qui sont centraux dans leur vie […] ce sont des écosystèmes qu’il faut maîtriser et on les maîtrise mal depuis Paris. »

Entre agilité et déconstruction

L’augmentation humaine par l’IA va durablement transformer les méthodes de travail. La familiarisation progressive des équipes avec les outils IA du quotidien tel que des ChatGPT d’entreprise, prépare le terrain pour des transformations plus structurelles. Au cours de son intervention aux RISC Vanessa Clemendeau, SVP – Global Head of Supply Chain chez Sanofi partageait une conviction « les organisations doivent se préparer à une ère des agents IA, ma génération est la dernière qui n’aura à gérer que des humains. Demain, on va gérer des équipes mixtes agents autonomes et humains ».

Data, modèles de LLM et Souveraineté

Table ronde sur l'humain augmenté lors des RISC 2026

Crédit photo : Nathalie Vergès photographie

En réponse à une question du public sur le traitement des données en amont d’un déploiement d’outil digital, Christophe Vandrome recommandait de ne pas attendre des données parfaites pour lancer des projets IA « On démarre même si la data n’est pas bonne et on ajuste. En fait, on reste dans un mouvement perpétuel. Bien souvent, les datas que nous donnent nos clients ne sont pas forcément exhaustives. »

Et Vanessa Clemendeau de compléter « les AI viennent aussi nous aider à structurer quand ça n’a pas été fait en amont. C’était le cas chez Sanofi qui a fait beaucoup d’AI avant d’avoir complètement structuré la data et j’étais un peu surprise quand j’ai rejoint le groupe. Cela étant dit, ça n’empêche pas que cela fonctionne, ça fonctionne un peu moins bien et il faut surtout revenir restructurer la qualité de la donnée. »

En conclusion de la table ronde, Christophe Plouzeau et Pierre Chaffardon ont quant à eux souligné l’importance croissante de la souveraineté, non seulement des données (cloud) « la souveraineté, ce n’est pas juste la France, c’est une souveraineté régionalisée, probablement au minimum dans 3 ou 4 plaques géographiques », mais aussi des modèles d’IA (LLM) pour éviter une nouvelle dépendance stratégique « on ne parle pas de dépendance aux infrastructures, mais une dépendance aux modèles de LLM qu’on est capable de tous diffuser à très grande vitesse dans nos entreprises ».

Les retours d’expérience partagés lors des RISC le montrent : l’IA et les outils digitaux offrent des leviers puissants pour optimiser la gestion des ressources, anticiper les besoins et même repenser les méthodes de travail. Pourtant, leur adoption massive se heurte à des obstacles de taille : la qualité des données, l’hétérogénéité des sites, l’acceptation du changement, ou encore la nécessité de préserver une dimension humaine dans la gestion des équipes.

Les intervenants s’accordent sur un point :

La Supply Chain de demain se construit aujourd’hui

entre audace et pragmatisme, et l’humain reste au cœur de l’équation

Et c’est peut-être là, le vrai défi de l’augmentation.

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Supply Chain Manager de demain : les enseignements des RISC

Le 2 juin dernier, l’humain était au cœur de la 4e édition des Rencontres Internationales de la Supply Chain (RISC) : management, communication, compétences critiques, GenZ, col blanc/col bleu… Ces sujets ont été abordés sous différents prismes au travers d’une table ronde, d’une enquête sur les nouvelles attentes des jeunes et d’ateliers participatifs, voici un aperçu de ce que vous avez manqué.

Les compétences humaines : le nouveau nerf de la guerre

Le savoir-être est devenu un critère de recrutement non négociable, parfois prioritaire sur le savoir-faire. Lors de la table ronde « Manager demain : Faire face aux enjeux de fidélisation et rester performant » les intervenants ont rappelé l’importance de l’Humain au cœur de métiers parfois difficiles : « Les compétences softs sont absolument critiques » confiait Sophie Rocquemont, Directrice RH Supply Chain chez Alstom. 

Photo de Yasmine Iamarene, Directrice Générale de Colis Privé

Le dernier kilomètre, c’est un métier d’Homme, pas un métier de machine. La capacité de fédérer ces gens-là, c’est la clé du succès. Et si on ne sait pas le faire, si on ne sait pas redonner de la valeur à ce métier, on se retrouve comme plein de métiers ouvriers où on souffre de turnover en permanence.

Yasmine Iamarene, Directrice Générale de Colis Privé

Un écho direct à l’intervention de Tatiana Brillant en ouverture de la journée, qui rappelait l’importance du collectif et de savoir bien s’entourer en Supply Chain et au sein d’un groupe mondial. Les Supply Chain managers ne peuvent pas être expert de tous les métiers, ils doivent donc pouvoir s’appuyer sur leur équipe et maîtriser les principes de la collaboration interculturelles, faire vivre la vision de l’entreprise et un objectif commun.

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Séquence “Manager demain” lors des RISC 2026 (Crédit photo : Nathalie Vergès photographie)

Fiches « métiers critiques » et compétences de demain en Supply Chain

2 ateliers animés par Aurélie Delemarle, Principal chez Argon & Co se sont tenus l’après-midi afin de continuer à travailler sur une grille de lecture commune du LAB Richesses Humaines et analyser les métiers critiques* et les compétences associées.

Résultats : 22 métiers ont été identifiés et classés en 4 clusters en fonction de la nature des compétences et du mode d’exercice. Hard et soft skills clés, blocages, leviers d’action sont détaillés dans chacune des fiches.

Télécharger les fiches métiers détaillées

Métier plutôt autonome / spécialisé Métier fortement transverse / en réseau
  • Responsable Master Data SC
  • Supply Chain Analyst
  • Approvisionneur
  • Responsable transport
  • Supply Planner
  • Responsable documentation technique
  • Responsable douanes
  • Chauffeur / Conducteur livreur
  • Responsable SC site de production
Expertise technique dominante
  • Supply Chain Data / AI Product Owner
  • Responsable risques et résilience SC
  • Responsable amélioration continue / Excellence opérationnelle SC
  • Responsable reverse logistique
  • Responsable RSE Supply Chain
  • Manager de proximité logistique
  • Responsable entrepôt
  • Customer Relationship Manager / Care Customer
Compétences business, relationnelles et d’influence dominantes
  • Demand Planner
  • Responsable S&OP / IBP – Supplier Relationship Manager
  • Acheteur Supply
  • Trade Customer / Customer Supply Chain Manager

*métier dont la vacance ou l’insuffisance de compétences met en danger la performance opérationnelle, la continuité des flux ou la capacité d’adaptation de l’entreprise

Les nouvelles attentes managériales des jeunes

Si la Gen Z est bien connue pour sa nouvelle façon de bousculer les codes du travail, le management n’y échappe pas. En introduction de la table ronde, Rodrigue Branchet Fauvet, membre permanent du LAB Jeunes de l’association a présenté une étude menée auprès de 113 jeunes en Master Supply Chain ou logistique :

  • 81 % citent le développement de compétences comme facteur déterminant de leur engagement ;
  • 78 % veulent des perspectives d’évolution claires.

Ce ne sont pas des revendications de confort mais plutôt une attente de lisibilité de leur avenir, qui suppose un manager capable de les accompagner, pas seulement de les diriger. Ce constat était partagé par Xavier Guichard, président de Manutan “Il y a besoin de sens, de proximité managériale, et d’horizontalité. Je pense que l’époque du petit chef, est révolue.”

Ainsi que par Sophie Roquemont “Il faut permettre aux collaborateurs de se projeter dans l’avenir, parce qu’ils viennent chercher effectivement du sens, une rémunération intéressante. Mais si on peut en plus leur donner la perspective de se développer et de se projeter sur autre chose, c’est très important.”

Les 3 éléments ressortant de l’étude sur les attentes managériales des jeunes

Ce besoin de sens et de lisibilité a également été abordé lors des sessions collaboratives du LAB Jeunes. Un glissement fréquent a été pointé du doigt : les alternants se retrouvent parfois à occuper des postes de CDI sans en avoir le cadre ni l’accompagnement. Le rôle du manager est alors d’apprendre à former ces jeunes en recentrant les missions, clarifiant les livrables, distinguant l’urgent du planifiable et en les aidant à prioriser.

Les Graduate Programs ont été cités en exemple car au-delà d’être des dispositifs RH, ils donnent une direction et permettent de se projeter : rotations, mentorat, passage par le terrain… autant de jalons qui donnent du sens à l’expérience.

Entre flexibilité et réalité terrain : trouver le bon équilibre

Si le télétravail devient aujourd’hui l’un des critères qui attire les jeunes, Yasmine Iamarène l’a expliqué : certains métiers s’exercent nécessairement en présence physique. L’enjeu n’est pas de nier cette réalité mais de l’expliquer et d’aménager là où cela est possible. Xavier Guichard, lui, insiste sur la nécessité d’offrir des perspectives de carrière claires y compris aux « cols bleus » (les hommes du terrain) pour maintenir l’engagement sur la durée.

L’enquête du Lab Jeunes a chiffré l’ampleur de l’attente :

  • 70 % des jeunes citent le besoin de déconnexion comme facteur clé ;
  • près de 80 % plébiscitent les horaires flexibles. Télétravail, aménagement des horaires, droit à la déconnexion… Pour beaucoup, l’obligation de présence sur site est perçue comme un manque de confiance.

L’après-midi, lors des ateliers, nos membres ont pu échanger et partager leurs expériences et point de vue selon leurs entreprises. Les deux sessions collaboratives du LAB jeunes ont mis ces chiffres à l’épreuve. Les discussions étaient axées autour de l’épanouissement professionnel et de l’équilibre vie pro/vie perso.

atelier du lab jeunes

Atelier du LAB Jeunes lors des RISC 2026 (Crédit photo : Nathalie Vergès photographie)

Ils n’ont pas révélé un désaccord entre générations, mais plutôt une demande de clarté. Ce n’est pas la contrainte elle-même qui crée la frustration chez les jeunes mais l’absence de transparence sur ce qui est possible ou non et pourquoi.

L’atelier a aussi abordé un sujet plus lourd : le burnout. Insidieux et difficile à détecter, il fait désormais partie des préoccupations dans les entreprises. L’un des participants partageait qu’au sein de son organisation, les managers sont formés à la détection des signaux faibles avec l’appui de psychologues du travail, ce qui montre que la prévention est devenue un sujet de gouvernance RH.

Ce que les participants ont retenu des ateliers

  • Disponibilité

    Programmer les e-mails tardifs pour un envoi le matin — ne pas imposer sa disponibilité à ses équipes

  • Alternants

    Période d’adaptation en présentiel de 2 à 3 mois recommandée pour les alternants

  • IA

    L’IA comme levier pour réduire les tâches à faible valeur ajoutée (comptes-rendus automatisés, etc.)

  • Communication

    Communiquer clairement sur ce qui est possible ou non dans son entreprise, plutôt que de laisser les non-dits s’installer

POUR visionner les replays de la table ronde et de la restitution du LAB Jeunes

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Vers une Supply Chain Circulaire et Slow : France Supply Chain et l’ADEME dessinent le futur à l’horizon 2050 

Face aux enjeux de neutralité carbone et de raréfaction des ressources, France Supply Chain, avec le soutien de l’ADEME, lance un programme prospectif stratégique inédit. L’objectif : intégrer pour la première fois les concepts de Slow Logistique et de Supply Chain Circulaire au cœur des scénarios nationaux « Transition(s) 2050 ».

Historiquement, les chaînes d’approvisionnement ont été l’«angle mort » des exercices de prospective nationale. Ce programme vise à corriger cette lacune en démontrant que l’orchestration des flux est un levier structurant pour réduire notre empreinte matière et carbone.

Photo de Sidonie Boissée

La supply chain circulaire, c’est plus que juste la logistique, c’est plus que le recyclage surtout. C’est articulé autour de trois dimensions : l’intensité de l’usage, l’augmentation de la durée de vie des produits et l’optimisation de la récupération de la matière. C’est surtout créer de la valeur là où aujourd’hui on l’a détruite en repositionnant notre stock de manière à optimiser son utilisation.

Sidonie Boissée, experte impliquée dans le projet

Repenser le modèle : Slow Logistique et Circularité

Quel chemin emprunter pour atteindre la neutralité carbone ? Pour répondre à cette question l’ADEME a donc réalisé un exercice de prospective ayant abouti fin 2021 à 4 scénarios allant de la sobriété radicale à une approche misant sur le captage de carbone et le maintien d’une société de consommation. Une mise à jour intégrant entre autres les effets de la Supply Chain est prévue pour 2027, grâce aux éléments démontrés par notre étude.

En s’appuyant sur des modélisations quantifiées de la demande en énergie, en ressources et en alimentation, ce travail neutre sert de base de réflexion pour aider les décideurs et les citoyens à mesurer l’impact et les compromis de chaque choix de société.

Les 4 scénarios de l'ADEME

Le projet porté par France Supply Chain vise à définir des indicateurs génériques Supply Chain caractérisant les scénarios ADEME et à intégrer les concepts de slow logistique et de Supply Chain circulaire comme leviers d’action pour repenser profondément les chaînes logistiques et d’approvisionnement.

Cette étude s’articule en trois phases :

  • Phase 1 – dresser le portrait-robot des Supply Chains pour chacun des scénarios ADEME et tendanciel à 2050.
  • Phase 2 – déployer et renforcer les portrait-robot : Collecte et analyse des données via les retours d’expérience d’entreprises de 4 filières stratégiques(BTP – Automobile – Agro-alimentaire – Électrique Électronique (EEE)).
  • Phase 3 – définir et expérimenter les indicateurs Supply Chain, slow logistique et Supply Chain circulaire dans ces 4 filières : valider les hypothèses et les adapter aux réalités opérationnelles.

Pour Sidonie Boissée, l’enjeu est désormais critique : « Nous sommes face à une société d’accumulation […]. La vraie question, c’est : que fait-on du stock en notre possession aujourd’hui ? ». Elle prend l’exemple du cuivre, matière première critique en risque de pénurie dès 2030, pour illustrer l’urgence de passer à une économie de la fonctionnalité et du maintien de la valeur sur le territoire.

Les deux piliers majeurs pour transformer nos modèles sont donc :

  • Temps

    La Slow Logistique
    Elle fait du temps une variable stratégique et non plus une contrainte. En acceptant de ralentir les flux non urgents, elle permet une massification accrue et une réduction massive des impacts environnementaux.
  • La Supply Chain Circulaire
    Contrairement au modèle linéaire, elle doit gérer une double incertitude : la demande et l’approvisionnement, ce dernier devenant structurellement aléatoire car issu des flux de retours et de repositionnement.

Un appel à l’expertise des praticiens

Photo de Sidonie Boissée

Nous avons besoin d’indicateurs communs qui nous permettent d’évaluer la circularité et de piloter sa performance. La circularité sera, dans la prochaine décennie, le facteur clé de réussite pour les entreprises, comme le numérique l’était dans les années 2000.

Sidonie Boissée, experte impliquée dans le projet

Au terme des trois premières phases de travail, trois indicateurs ont été retenus :

  1. Indicateur caractérisant la Supply Chain : empreinte carbone de la Supply Chain définie par la quantité d’émissions de gaz à effets de serre (GES), exprimée en kg équivalent de CO₂ émis par tonne de marchandises produites/mises sur le marché (kg CO₂e/tkm). Cet indicateur est déjà majoritairement mesuré car exigé par les reportings de durabilité. 
  2. Indicateur caractérisant la Supply Chain Circulaire :  empreinte matière de la Supply Chain définie par les kgMPV/tMarchandise produite. C’est l’ensemble des matières premières vierges extraites pour soutenir la production manufacturière de l’entreprise et/ou son activité économique. 
  3. Indicateur caractérisant la Slow logistique : délai de traitement des commandes défini par le temps écoulé entre le passage d’une commande et la livraison finale chez le client ou en point de distribution.

L’étude entre aujourd’hui dans une phase concrète d’expérimentation des indicateurs (empreinte carbone, empreinte matière, délais) auprès des entreprises. Pour que ces projections soient ancrées dans la réalité du terrain, votre regard de praticien est indispensable.

Contribuez à l’enquête nationale

Nous vous invitons à consacrer 15 à 20 minutes pour répondre au questionnaire dédié. Vos réponses permettront de :

  • Évaluer la faisabilité du suivi des indicateurs en entreprise.
  • Mesurer l’impact perçu de la Slow Logistique sur vos flux et émissions.
  • Construire le récit de la Supply Chain de demain qui sera présenté début 2027.

Vos réponses sont strictement confidentielles et traitées de façon agrégée.

Participer à l’enquête

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Quelle est la valeur ajoutée des technologies et du digital et quelles en sont les limites ?

L’IA et l’automatisation offrent des solutions inédites pour doper la performance des entreprises. Une course à l’adoption s’engage en Supply Chain, comme dans quasiment tous les domaines, en pleine conscience des risques d’un déploiement massif non maitrisé sur le monde du travail, tel que nous le connaissons.

Pendant que nos entreprises livrent batailles pour poursuivre leur développement malgré les crises à répétition, l’Humain se préoccupe de l’avenir des métiers et de ses enfants.

Deux enjeux opposés au premier abord qui peuvent trouver une réponse commune dans les nouvelles technologies et le digital.

Alors faut-il – et si oui comment- équilibrer rythme d’adoption des technologies et capacité de transformation des métiers et des compétences, y compris dans les formations initiales ?             

Quel degré d’autonomie et d’expertise atteindront les robots ?                    Doit-on souhaiter que l’IA devienne vraiment intelligente ?

Isabelle BADOC Product Marketing Director Supply Chain, chez GENERIX

Nous vous proposons ici un aperçu de l’une des 2 tables rondes au programme des prochaines RISC 2026 grâce à notre grand sponsor : GENERIX.

Automatiser pour soulager

Réduire la pénibilité physique, c’est préserver la santé du travailleur. Réduire la pénibilité morale de tâches répétitives et l’ennui, c’est préserver son bien-être au travail.

Ici, la technologie augmente l’humain en le soulageant de certaines tâches pénibles.

Prenons l’exemple de la Computer Vision qui permet de contrôler en continu l’intégrité et la conformité de palettes réceptionnées.

Cette tâche est si pénible, la qualité en résultant si faible, qu’elle est parfois supprimée, générant des lacunes de traçabilité et les coûts associés. Alors que l’IA se charge de la partie pénible du contrôle et identifié les erreurs, l’humain, lui, s’occupe de le résoudre. Un rôle nettement plus satisfaisant et motivant.

Augmenter l’engagement humain

Des outils digitaux bien conçus rendent les règles du jeu plus claires : objectifs transparents, standards partagés, indicateurs compris et acceptés. Ils permettent au collaborateur de comprendre l’impact de ses actions, de mesurer sa contribution et de progresser. La technologie devient alors un vecteur d’engagement, et non un outil de contrôle subi.

Ici, la technologie augmente l’humain en donnant du sens à son travail.

Prenons l’exemple de l’analyse de performance et des rapports d’activité. Avec une IA le métier de manager se transforme. aujourd’hui, c’est un ingénieur expert en Excel qui passe une bonne part de son temps à courir après l’information et à la travailler pour la présenter de manière intelligible et cohérente. Avec l’IA, il devient l’architecte d’un système d’information efficient et rapide. Il connecte plus de sources d’informations, il rationalise les données d’entrée et les homogénéise, il construit des rapports plus lisibles, plus solides, qui le valorise. Il gagne du temps et peut mieux se consacrer à la recherche de nouveaux leviers de performance. Il rend plus transparent les résultats qui motivent ses décisions et outille son contrôle, ses équipes se trouvant à leurs tours plus engagées.

Aider à décider

Exemple d’utilisation de l’IA générative au service des techniciens de maintenance (fiche de bonnes pratiques du LAB Digital Techno)

Appréhender plus de données et d’information de sources variées, interne ou externes.
Pouvoir projeter de nombreux scenarii pour comparer les résultats en variant les hypothèses à une vitesse folle. L’aide à la décision constitue une promesse de l’IA très appréciée dans les opérations de la Supply Chain et notamment pour l’exécution qui doit sans cesse réagir à tous types d’aléas.

Quelles commandes dois-je préparer en priorité quand je n’ai plus le temps de traiter tout le portefeuille ? Quel sera l’impact de ce retard sur ma journée de demain ?

Dois-je prévoir du personnel en supplément ? A quel coût ? Qui puis-je solliciter à la dernière minute ? Comment engager la démarche rapidement ?

Avec des agents ou modèles IA spécialisés et bien alimentés en données, un chef d’équipe, même junior, maitrise totalement son planning et son budget. Il peut garantir le meilleur climat social et degré d’engagement de ses ressources.

Ici, la technologie augmente l’humain en l’aidant à mieux décider et plus vite.

Faire évoluer le management

Avec les technologies, le rôle du manager évolue. Il ne s’agit plus seulement de “faire produire”, mais de “faire grandir” : développer la polyvalence, accompagner la montée en compétences, sécuriser les savoir-faire critiques des humains et l’expertise. Le manager apprend à assigner les tâches aux différents types de ressources (technologiques ou humaines), il créé des binômes mixtes et intègre des agents IA comme des membres de son équipe. Bien entendu, il se forme et forme ses équipes au “prompt”.

Ici, la technologie augmente l’humain en l’aidant à mieux manager.

Connaitre les limites de l’IA… à ce jour… et le rôle de l’Humain pour une collaboration efficace

Contrôle et validation humaine requis

Une IA bien architecturée, bien entrainée, bien alimentée et bien monitorée ne devrait faire que peu d’erreurs. En Supply Chain, et souvent ailleurs, la plupart des IA ne bénéficient pas encore de ce contexte pour pouvoir résoudre en totale autonomie des problèmes complexes.

Pour répondre à cet écueil, le breton Yann LeCun annonce l’Advanced Machine IntelligenceAMI Labs capable d’appréhender le “monde réel”, à savoir le contexte d’une problématique et son environnement dépassant ainsi ce qui limite les modèles d’IA actuels qui ne font que manipuler le langage.

Comprendre les résultats de l’IA

La compréhension du process de décision reste nécessaire pour confier certaines tâches dont les impacts sont à risque élevé sur la santé humaine par exemple. On veut comprendre comment et pourquoi une IA aboutit à un résultat spécifique. Or, les LLM (Grands Modèles de langage), le Deep Learning (réseaux de neurones profonds), le Machine Learning complexe ou encore l’informatique quantique, restent des boites noires. Tout au mieux produisent-ils un indice de confiance ou préviennent-ils des limites relatives aux résultats qu’ils délivrent. L’humain reste donc responsable, et l’IA une aide, une assistance.

Définir les priorités de décision

L’IA produit des résultats en fonction d’une demande et d’un contexte. Par exemple, pour effectuer des simulations de décision, l’humain l’orientera sur sa préférence entre performance économique, qualité de service et impact environnemental. Ou encore entre robustesse et hyper optimisation en contexte incertain. Ce cadrage précis garantit la pertinence des réponses données par l’IA.

  • Ce que l’ia ne remplace pas

    La précision manuelle

    L’intelligence émotionnelle

    L’analyse des comportements non-verbaux

  • L’IA comme “Compagnon”

    Capacités augmentées

    Règles strictes (AI Act européen)

    Approche humaniste au service de l’homme

  • La Supply Chain de demain

    L’Humain Augmenté

    La triple promesse : réactivité, profitabilité, durabilité

Une Supply Chain s’appuyant sur l’humain augmenté, c’est la promesse d’une Supply Chain plus réactive, plus profitable et plus durable. Elle replace l’homme et la femme au cœur de l’intelligence du système et s’ouvre aux technologies en suivant des objectifs humanistes, garants de la pérennité des solutions déployées.

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Camions Electriques à Batteries : technologies, use cases & TCO

L’électrification des camions gagne en efficacité et en part de maché. La tendance se confirme et s’explique par de fortes incitations réglementaires (dont la directive VECTO) couplées à une maturité du secteur de la mobilités électriques (techno et infrastructures). Ainsi au-delà d’une acculturation, nous vous proposons de plonger dans le sujet afin d’accélérer vos stratégies de décarbonation au travers de cet article, d’un REPLAY très complet de notre webinar de mars dernier et d‘une longue Foire aux questions.

Obtenir la présentation

Pourquoi l’électrique pour les camions ?

Face à l’urgence climatique et aux réglementations européennes de plus en plus strictes, la décarbonation du transport routier de marchandises s’impose comme un enjeu majeur. Parmi les solutions envisagées, le véhicule à batterie électrique se distingue clairement comme la plus efficace sur le plan énergétique. Renault Trucks, comme d’autres constructeurs, mise sur cette technologie pour réduire l’empreinte carbone du secteur. Pour comprendre pourquoi, il suffit d’analyser le rendement énergétique des différentes options disponibles.

Un graphique comparatif révèle des écarts significatifs entre les technologies :

  • Véhicule électrique à batterie

    jusqu’à 60 % de l’énergie produite est effectivement utilisée pour faire avancer le camion, un rendement inégalé.

  • Hydrogène vert via pile à combustible

    seulement 18 % de l’énergie initiale est récupérée à la roue, soit trois fois moins que l’électrique.

  • Moteur à combustion adapté

    (hydrogène direct, biocarburants, carburants de synthèse)

    les rendements restent inférieurs à ceux de l’hydrogène en pile à combustible, et bien en deçà de l’électrique.

Ces chiffres montrent que le véhicule à batterie optimise l’utilisation de l’énergie, limitant ainsi les pertes et maximisant l’efficacité. Mais l’avantage ne s’arrête pas là : le gain en CO₂ dépend aussi du mix électrique du pays. En France, grâce au nucléaire et à l’hydraulique, l’électricité est déjà très décarbonée, permettant une réduction des émissions de 85 % sur le cycle de vie d’un camion régional. Même en Allemagne, où le mix reste plus carboné, le gain atteint 41 % dès 2024, avec des perspectives d’amélioration continue à mesure que l’Europe décarbone son électricité.

Par ailleurs, précise Stève Manikas, Electromobility Solutions Sales Director chez Renault Trucks :

La compétition entre modes de transport pour les ressources décarbonées renforce l’attrait de l’électrique. Aviation et maritime, incapables de s’électrifier massivement, se tourneront vers les biocarburants et carburants de synthèse, laissant peu de ressources disponibles pour la route.

Dans ce contexte, l’électrique apparaît non seulement comme la solution la plus efficace, mais aussi comme la plus réaliste pour atteindre les objectifs climatiques du transport de marchandises.

Quel sera le Total Cost of Ownership d’un camion acheté d’ici 2030 ?

D’ici 2030, le Total Cost of Ownership (TCO) des camions électriques devrait atteindre un tournant décisif : la parité avec les véhicules diesel, marquant ainsi la fin d’une ère de dépendance aux subventions publiques. Cette évolution s’appuie sur plusieurs facteurs clés, à commencer par la stabilisation des coûts de l’électricité en Europe. Après le pic de 2022, lié à la crise énergétique, les prix du kilowattheure se sont progressivement normalisés, et les projections indiquent une stabilité durable dans tous les pays européens.

Comme l’explique Pierre Chaufour, Business Intelligence manager chez Renault Trucks :

En 2025, tout le monde a passé le pic. […] Sur les projections, c’est stable dans tous les pays en termes de prix de l’électricité.

Cette stabilité est essentielle pour les flottes de camions électriques, dont la rentabilité dépend directement du coût de l’énergie.

Aujourd’hui, rouler en électrique coûte déjà moins cher que rouler en diesel, notamment grâce aux économies réalisées sur l’énergie et à la maintenance, mais aussi aux aides publiques. En France, par exemple, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) peuvent représenter jusqu’à 60 000 euros pour l’achat d’un tracteur électrique. En Suisse, les subventions à l’usage atteignent jusqu’à 1 euro par kilomètre parcouru, tandis qu’en Allemagne, une exemption de taxe pour les véhicules électriques permet d’économiser 0,35 euro par kilomètre sur 90 % du réseau routier. Ces mécanismes, combinés aux gains énergétiques, permettent déjà des économies significatives : jusqu’à 250 000 euros sur la durée de vie d’un camion régional en France.

Cependant, l’horizon 2030 marque une rupture : les subventions devraient disparaître, car la technologie électrique aura atteint une maturité suffisante pour se passer de ce soutien. Les projections montrent que, sur une période de détention de sept ans, le surcoût à l’achat d’un camion électrique sera compensé par les économies réalisées sur l’énergie et la maintenance, rendant le TCO comparable à celui d’un véhicule diesel. À l’inverse, les autres énergies alternatives, comme l’hydrogène ou les biocarburants, ne parviendront pas à atteindre cette parité sans subventions, restant ainsi dépendantes de soutiens publics pour rester compétitives. La fin des aides aux biocarburants, annoncée en France, devrait d’ailleurs accélérer cette transition vers l’électrique, confirmant son statut de solution la plus viable pour le transport routier de demain.

Cas d’usages réussis et avortés du camion électrique à batterie

L’adoption des camions électriques à batterie dans la logistique industrielle repose sur une analyse rigoureuse de plusieurs critères explique Antoine Chatard, en charge de la Performance & Progrès Transport chez Michelin :

On regarde trois critères principaux : l’opérabilité (autonomie, usage, infrastructures de recharge), le TCO (coût du véhicule et prix du kWh), et les économies de CO₂, valorisées à 200 € la tonne.

Ces éléments permettent d’identifier les projets les plus pertinents pour décarboner la logistique. Voici quelques cas concrets illustrant ces succès et ces limites.

Cas réussis :

  • Distribution en France

    Michelin a déployé 17 camions électriques pour des tournées de type « milkrun » (livraisons multiples en une journée). Les trajets varient entre 180 et 450 km par jour, permettant une économie de 600 tonnes de CO₂ par an. Ce projet, mené avec un partenaire démontre la viabilité de l’électrique pour la distribution urbaine et régionale.

  • Navettes régionales

    Deux projets sont en cours de déploiement à partir de mai-juin 2026. Le premier relie Clermont-Ferrand à Vitrolles (530 km aller-retour en deux étapes, dont une partie en électrique), le second Clermont à Bourges (370 km aller-retour). Ces liaisons permettront d’économiser 40 tonnes de CO₂ par an.

Cas avorté :

Navettes internes en Pologne

Un projet de remplacement de 8 camions thermiques par des électriques pour des trajets de 2,5 à 3 km dans l’usine d’Olsztyn a été abandonné. Deux raisons principales : le mix électrique polonais, très carboné (majoritairement issu du charbon), et les conditions climatiques extrêmes (jusqu’à -20°C), risquant d’affecter l’efficacité des batteries.

Un dernier cas Renault Trucks illustre la décarbonation d’un flux de plus de 600 km entre Blainville (cabines) et Bourg-en-Bresse (montage) via 22 tracteurs électriques et une recharge segmentée en quatre tronçons pour éviter les découchers.

nous vous invitons à visionner le REPLAY et à utiliser la timeline !

Pour découvrir les solutions technologiques (camion, infrastructure) disponibles et la stratégie à suivre pour déployer une flotte de BEV,

00:00:00 La logistique en Europe chez Michelin
00:07:20 Stratégie de décarbonation de Michelin
00:18:30 Roadmap décarbonation Renault Trucks
00:22:15 Marché européen et parts
00:25:35 Rendements énergies
00:31:42 TCO
00:38:00 Gammes électriques disponibles
00:46:52 Critères projet et use cases Michelin
00:55:55 Méthode de déploiement
01:00:50 Compétences et réseau RT
01:02:40 Q&R

Foire Aux Questions et réponses des intervenants post Webinar

  • Quelle est la performance d’une batterie dans le temps ?

    Aujourd’hui Renault Trucks garantit sur la durée d’un contrat à long terme (jusqu’à 10 ans garantis), 80% de batterie disponible.

  • Est-il possible de changer de batterie au lieu de recharger ?

    C’est le batterie swapping, c’est assez développé en Chine, bien qu’il y ait un ralentissement. Aujourd’hui, le marché s’y stabilise à peu près à 30%. C’est-à-dire que c’était monté à 40% des véhicules électriques chinois. La Chine est un très gros marché qui n’a rien à voir avec l’Europe, ils sont à une pénétration à 35% aujourd’hui en électrique, donc ça a complètement démarré.

    Les constructeurs abandonnent plutôt ces solutions sac à dos et le swapping est plus difficile à faire. On pense que ça va rester en Chine de l’ordre de 25%.

    En Europe, aucun constructeur n’a choisi d’aller vers cette solution. C’est beaucoup plus intégré, on perdrait trop en termes d’opérationnalité. On a des normes plus contraignantes.

  • Vous avez beaucoup parlé du niveau national et courte distance (ville), mais est-ce applicable et réaliste pour une utilisation internationale (long courrier) pour des chauffeurs qui partent à la semaine ? Sachant que l’autonomie diesel est de l’ordre de 1000-1500Km.

    Nous sur la partie chargeur, sur cette partie-là de nos flux qui sont nombreux en Europe, nos stratégies comme je l’ai dit au début visent à surtout mettre du multimodal et en particulier du ferroviaire sur la longue distance quitte à assurer après le pré-acheminement et le post-acheminement de ce réseau ferroviaire avec des camions électriques pour avoir un corridor totalement décarboné.

    Pour compléter, je vais mettre ma cassette de chargeur également, puisque Renault trucks, on est également chargeur. On vient de décarboner le flux logistique entre notre usine de Blainville où on fabrique les cabines, qui sont montées après à Bourg-en-Bresse, plus de 600 km. Et toute cette solution-là se fait par 22 tracteurs électriques. Simplement, la grosse problématique autour de cela, ça a été : comment gérer la solution de l’infrastructure de recharge ?

    Et là, ce choix qui a été fait, c’était de travailler en petits projets de poste. Donc on a segmenté en quatre tronçons ce chemin-là et chaque véhicule fait des boucles. Ce qui permet aussi d’éviter aux conducteurs de découcher. C’est la solution qu’on a proposée, qu’on a adoptée en tout cas pour ce flux-là.

  • Bonjour, les 200€ /t de CO2 sont une décision interne Michelin ou bien liée à un indice existant ?

    Cet  indice n’est ni légal ni obligatoire, c’est une valeur interne, Que l’on avait benchmarké il y a 5-6 ans auprès de différentes entités, chargeurs, etc. Sur ce qu’il faisait quand on a commencé à établir notre stratégie de décarbonation. A la base, on était à 100€ la tonne, ce qui ne permettait pas selon nous d’atteindre un degré d’intérêt ou de valorisation suffisant.

    Et il y a environ 2-3 ans, on a décidé d’augmenter ce seuil à 200€ la tonne, Pour vraiment valoriser les projets qui permettaient de décarboner par rapport à d’autres projets au sein de Michelin.

    Contacter le LAB Supply Chain Durable et son groupe de travail « financiarisation de la tonne carbone »

  • Concernant les use cases Michelin, avez-vous mis en place des stations de recharge dans les usines ou EDC (ou juste à côté) ? Est-ce envisagé ? l’infra actuelle le permet-elle ?

    Alors, c’est une très bonne question parce que le cas se présente. Enfin, la question se pose à chaque cas qui se présente. Finalement, on a un peu de tout, c’est-à-dire que on a des cas d’usage sur lesquels il a été décidé, notamment pour la distribution, ce que je vous présentais là sur les use cases qui ont été mises en place avec notre partenaire. On a décidé d’équiper nos deux centres de distribution. Pour cela, afin d’accompagner GT Solutions et comme une partie des tournées se fera à partir de nos deux sites directement, on a décidé d’équiper les sites avec des bornes de recharge.

    Les normes sur nos sites, en particulier ceux de production, sont assez complexes pour mettre en place ces stations de recharge. Il y a aussi la notion de budget et nous avons encore du mal à statuer. Donc dans les faits, sur toutes les solutions électriques globales, je pense qu’on a plus de cas d’usage avec des bornes qui sont directement dans les dépôts de nos transporteurs et la plupart du temps ils sont assez proches de nos sites donc ça facilite l’opérabilité.

  • Aux vues du nombre important de camions sur les autoroutes en semaine, y aura-t-il suffisamment de bornes et d’infrastructures ?

    Au-delà du nombre de stations, l’AFIR fixe des exigences minimales en matière de puissance installée et de nombre de points de charge, dimensionnées pour accompagner la montée en parc des camions électriques. Pour certaines tournées (plus spécifiques ou hors axes), l’enjeu sera souvent la recharge au dépôt et l’optimisation des arrêts, en complément du réseau public.

  • Du point de vue des entreprises, vous avez parlé de grands groupes partenaires mais pour des PME familiales qui opèrent en régional comme en international, ce n’est pas un coup de massue et les mettre en difficultés ?

    Effectivement, les exemples cités correspondent à des entreprises d’une certaine taille. La raison est simple : ce sont souvent des entreprises qui ont obtenus des véhicules (+ bornes) subventionnés en répondant à un appel à projet, notamment de l’Ademe, qui bénéficiait surtout aux plus gros investisseurs (Perrenot, XPO, GT Solutions…).

    Pour les plus petites sociétés, nous avons aussi quelques cas d’usage, mais pour les accompagner, ils demandent souvent un engagement d’une certaine durée (4-5 ans) pour amortir les véhicules, ne bénéficiant pas d’autant de subventions que pour les appels à projet, et sur un nombre de véhicules plus limité (1-2 généralement).

  • Pour la mise en place de d’infrastructures de recharge, Renault Trucks le fait-il en propre ou via des partenaires ?

    Renault Trucks s’appuie sur un réseau Européen de partenaires.

  • Commencez-vous à voir des transporteurs qui répondent directement aux appels d’offres avec un proposition électrique, sans y être poussé par le chargeur ?

    Côté Michelin, nous avons effectivement des transporteurs qui se positionnent sur des appels d’offre avec des solutions électriques (ou autres solutions alternatives au diesel) sans forcément que nous les poussions. Après, ils connaissent notre engagement dans cette démarche et savent que s’ils nous proposent des solutions alternatives, ils seront entendus. Nous avons également des transporteurs opérant déjà certains flux de transport, qui reviennent vers nous pour nous proposer des solutions, sans avoir à passer par un appel d’offre.

  • Quel est l’ordre de grandeur de cout pour l’installation d’un mega chargeur ?

    Il faut compter 120 – 150 k€ pour l’unité de puissance 1 000 kW et 30 – 40 k€ pour un dispenser MCS. Pour les travaux d’installation, cela dépend du périmètre considéré, mais on peut compter 130 à 180 k€ si on intègre la mise en place d’un nouveau poste de transformation.

  • Quelle autonomie visez-vous sur les tracteurs /semi 40 T à horizon 2030/2035 ?

    Avec 500 km d’autonomie, les camions électriques couvrent largement de tenir les 4,5 heures de conduite entre les pauses réglementaires. Grâce au système Mega Charging System (MCS), avec une puissance de recharge pouvant dépasser 700 kW, la pause de 45min suffit pour recharger le véhicule. Dans ce contexte, le déploiement d’infrastructures publiques prévu par l’AFIR, avec une station tous les 60 km sur les axes européen principaux à l’horizon 2031, devrait limiter le besoin d’augmenter significativement l’autonomie des véhicules.

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Référentiel d’excellence : 30 ans d’expertise pour piloter les Supply Chains

Né d’une volonté de partage industriel entre Renault et Volvo en 1995, le référentiel de France Supply Chain by ASLOG est devenu la grammaire commune de l’excellence opérationnelle en logistique et en Supply Chain. À l’aube d’une version 2026 ambitieuse, Laurent Cirou, pilote du projet et formateur, nous livre les clés d’un outil qui transforme la maîtrise des fondamentaux de la Supply Chain en avantage concurrentiel.

Une genèse sous le signe de la coopération

L’aventure commence il y a 30 ans. En 1995, le directeur des achats de Renault, inspiré par un modèle utilisé par son partenaire Volvo, souhaite créer un outil pour accompagner la montée en compétence des équipementiers français. “C’était un tout petit bouquin de moins de 100 questions, une première ébauche pour aider les entreprises à progresser dans leur savoir-faire logistique” se souvient Laurent Cirou.

Si la base structurelle par processus date de 2002, le référentiel a su muer au fil des crises. En 2020, il a opéré un tournant stratégique majeur : passer d’une évaluation purement “logistique” à une vision “Supply Chain” globale. Aujourd’hui, il s’adapte à tous les secteurs : de l’hospitalier au luxe, en passant par la chimie et l’humanitaire.

Les applications du référentiel d’audit

Le constat est sans appel : les difficultés sont quasiment toujours organisationnelles et humaines, plus que techniques. Le référentiel est là pour briser les silos. “La force d’une supply chain, c’est l’interconnexion entre des gens qui, dans leur secteur, sont hyper techniques. Il faut faire en sorte qu’ils se parlent et se comprennent”. Le référentiel d’audit n’est pas une inspection, c’est un langage commun qui permet à l’expert de la production de comprendre les enjeux de son collègue aux achats ou au transport.

Laurent Cirou parle du Supply Chain Manager comme d’un “stratège sur le champ de bataille”, en effet, un risque, par définition, est imprévisible. Le manager de demain doit dimensionner l’incertitude — qu’il s’agisse de cybersécurité, de hacking ou de tensions géopolitiques — pour préparer des scénarios. “C’est lui qui est sur toute la transversale de l’entreprise ; il est le point pivot de la maîtrise des risques”. Le référentiel lui donne les armes pour ne plus subir, mais prévoir.

Cap sur 2026 : L’humain et la data au cœur du moteur

Alors que la version 2024 a déjà intégré la digitalisation large (bien au-delà de la seule IA) et la logistique durable, le chantier 2026 s’attaque à de nouveaux piliers fondamentaux :

  1. L’axe Ressources Humaines : Le futur référentiel approfondira les processus d’onboarding, l’ergonomie et la sécurité au poste de travail.
  2. L’Upskilling : L’enjeu est de mesurer et d’accompagner la montée en autonomie des équipes de terrain.
  3. La Puissance du Benchmark : L’ambition est de digitaliser totalement l’outil pour créer une base de données au sein de France Supply Chain. Cela permettra aux entreprises de se comparer secteur par secteur pour identifier leurs réels gisements de valeur.

Une communauté d’auditeurs en pleine expansion

Le succès du référentiel passe par la transmission. Avec plus de 200 étudiants “juniors” formés chaque année dans des écoles adhérentes et des promotions de “seniors” toujours plus nombreuses, France Supply Chain bâtit une véritable communauté de métier. “On n’a pas encore sondé tout le potentiel de cet outil”, conclut Laurent Cirou. Entre agilité opérationnelle et stratégie de défense, le référentiel reste le meilleur allié pour ne plus subir l’avenir, mais le piloter.

Se former et utiliser le référentiel d’excellence

Avant même de vous former, vous pouvez réaliser un auto-diagnostic de votre Supply Chain pour apprécier votre maîtrise des fondamentaux. Ce questionnaire d’auto-évaluation a été élaboré par nos membres sur la base du référentiel d’excellence Supply Chain de l’association France Supply Chain. L’évaluation que nous vous proposons ici en est une synthèse en 22 questions. L’échelle d’évaluation a été étalonnée à partir des travaux des membres du Lab ETI-PME et vérifiée en conditions réelles.

Pour permettre aux Supply Chain Managers de maîtriser cet outil stratégique, nous dispensons une formation “Senior” éligible au CPF. Ce programme de 6 jours en présentiel est destiné aux managers ayant un minimum de 3 années d’expérience au sein de la Supply Chain ou de la logistique.

Rejoignez notre prochaine session “Auditez la performance de la Supply Chain des entreprises” (titre certifié par France Compétences au répertoire spécifique RS6883)

  • Module 1 : Du 14 au 16 septembre 2026
  • Module 2 : Du 4 au 6 novembre 2026

Inscriptions et informations

Webinar Inspirant : tête à tête avec la Directrice des Opérations Logistiques d’une filiale du Groupe Saint-Gobain

Le 10 mars dernier s’est tenu le 5e épisode d’un rendez-vous apprécié de la communauté : les webinars de femmes inspirantes ! Les participants ont pu faire la connaissance d’une manager énergique et authentique propulsée de poste en poste à la tête de 9 sites et 1300 personnes. Pour comprendre cette ascension dans un secteur très masculin, elle est revenue sur ce qui la porte au quotidien, ses convictions et son expérience. Rencontre.

Photo de Carole Doucet

J’aime beaucoup mener de gros projets, j’adore gérer une bonne grosse crise. Donc je m’amuse dans la difficulté.

Carole DoucetDSC (Distribution Sanitaire Chauffage) au micro de Marie-Laure Furgala, Directrice de l’ISLI MS/MSC en global Supply Chain de KEDGE BUSINESS SCHOOL

Peux-tu nous expliquer ton rôle aujourd’hui et comment tu en es arrivée là ?

J’ai globalement changé de poste tous les deux ans chez DSC. Je suis ingénieure de formation, j’étais dans le monde informatique, mais je ne trouvais pas ça assez concret. Quand on a quitté la région parisienne avec mon mari, j’ai dit « je veux quelque chose de plus palpable ». Je suis entrée dans le Groupe Saint-Gobain et en 12 ans je suis passée de cheffe de projet à la direction.

J’ai en charge l’ensemble des sites logistiques de DSC, c’est en gros 250 000 m² d’entrepôt, plus tout le transport. Pour vous donner une idée, c’est à peu près 400 camions qui partent qui partent tous les jours. DSC c’est 9 sites, dont 2 qui sont prestés et 7 en propre qui représentent entre 1100 et 1300 personnes. Donc voilà, mon poste aujourd’hui est de manager les patrons de sites, un responsable transport et un responsable de la performance.

250 000 m², 1300 personnes, comment tu fais Carole au quotidien ?

Mon quotidien n’est jamais le même. Je ne suis pas toute seule pour manager 1300 personnes, je m’appuie sur mon équipe de managers. Ils sont 9 aujourd’hui et mon rôle premier c’est de manager, de faire en sorte d’embarquer mon équipe qui elle-même va embarquer son équipe, qui elles-mêmes vont embarquer leur équipe en dessous, etc.  Ma priorité absolue est la sécurité. Ensuite, il s’agit de fournir le meilleur service à nos clients.

Comment tu positionnes ta fonction dans l’écosystème de l’entreprise, notamment dans un secteur masculin ?

Notre branche est un métier à part, mais très intégrée au commerce. Chaque directeur de site logistique est membre du comité de direction de sa région commerciale. C’est un vrai changement de fonctionnement et je trouve que ça a beaucoup évolué, j’ai pu le voir en 12 ans, aujourd’hui nous sommes de vrais partenaires au service du client final.

Dans ton parcours, est-ce que tu as rencontré des personnes qui ont été clés ?

Oui, absolument. J’ai bénéficié d’un programme de mentorat formel et de l’accompagnement informel d’un manager et de ma DRH qui est avec moi depuis 3 ans et qui globalement me coache au quotidien.  Ça, c’est le mentoring classique avec un mentor qui ne fait pas partie de sa BU. Il est crucial de bien s’entourer pour prendre du recul, avoir un regard différent et surtout d’avoir des personnes auprès de qui se confier lorsque cela se complique ou que la pression monte.

Photo de Carole Doucet

On hérite presque toujours d’une équipe qu’il faut comprendre et faire progresser. La constitution de l’équipe “idéale” est un processus continu. Ma devise est d’avoir “le goût des autres et l’amour du métier.

Carole Doucet, DSC (Distribution Sanitaire Chauffage)

On imagine que tu as une appétence pour le challenge.

Oui, je suis une compétitrice dans l’âme. Je suis une ancienne sportive de haut niveau. En plus je fais de l’athlétisme, je fais du sprint, j’aime aller vite, me surpasser, c’est-à-dire faire plus et faire mieux. Mais surtout j’aime apprendre, grandir. J’aime beaucoup mener de gros projets, j’adore gérer une bonne grosse crise. Donc je m’amuse dans la difficulté. Aux opérations on ne s’ennuie jamais.

Comment arrives-tu à équilibrer vie pro et vie privée avec trois enfants ?

C’était un choix de couple et familial. Ce n’est pas facile tous les jours, mais c’est une question d’équilibre, de choix assumés et du soutien d’un conjoint extraordinaire. Pour moi il y a un vrai sujet qui est d’être à l’aise avec ses choix et de les vivre pleinement et quand ça dérape surtout d’en parler que ce soit à la maison comme au boulot.

Quels conseils pour naviguer dans les sphères politiques de l’entreprise ?

Ça se joue à la fois sur le plan des compétences et puis des connaissances, on va dire et ça se enfin sur un deuxième plan qui est plutôt en termes de posture. Aujourd’hui, la supply repose sur des données, de la rigueur, de l’opérationnel. Et dès qu’on monte sur des postes plus élevés, on découvre un peu un autre terrain de jeu, des dynamiques d’influence. Cela s’apprend sur le terrain.

En fait, il faut naviguer dans ces sphères pour comprendre comment fonctionner, je le dirais comme ça. La meilleure manière d’apprendre à mon sens, c’est de faire du projet pour comprendre ce qui se joue, les enjeux entre les services, Qui est mon allié, qui est mon détracteur, comprendre les liens entre les personnes et les différents services justement. Autre conseil, c’est de s’appuyer sur du concret pour pouvoir naviguer dans ces sphères, peut-être un petit peu moins rationnelles.

Et enfin, je parlais de posture, pour moi il est essentiel de rester authentique, il faut conserver une posture simple, mais puissante. Il faut écouter plus que parler, comprendre les non-dits et se placer au-dessus de la mêlée pour rester crédible. Et en fait, tout l’enjeu est de rester soi-même. Ça montre dans un sens qu’on est fiable, qu’on est transparent, clair et c’est ce qui va donner de la crédibilité. Ce n’est pas parce qu’on grimpe dans la hiérarchie qu’on doit se perdre, mais en tout cas être aligné avec ce qu’on dit et savoir écouter.

Photo de Carole Doucet

Ce n’est pas parce qu’on grimpe dans la hiérarchie qu’on doit se perdre, mais en tout cas être aligné avec ce qu’on dit et savoir écouter.

Carole Doucet, DSC (Distribution Sanitaire Chauffage)

Comment définirais-tu ton leadership Carole ?

Je sais comment prendre les gens. En fait, je comprends comment ils fonctionnent et ce qu’ils ressentent. Je comprends ce qui va se jouer dans un groupe, comment motiver un groupe, comment embarquer. Moi, tu vois bien, je ne parle pas très bien, je suis quelqu’un d’assez simple, mais j’aime beaucoup les gens de manière générale et je suis quelqu’un de positif, donc je pense que ça entraîne assez naturellement. J’aime beaucoup embarquer une équipe. Donc j’ai un vrai plaisir à faire avec, à faire et à être ensemble. On va dire ça comme ça.

Cette nouvelle interview a mis en lumière le parcours de Carole, ses défis et stratégies de réussite dans la logistique. Les échanges ont exploré la gestion managériale à grande échelle, les aspects personnels du leadership comme la gestion du stress et l’équilibre de vie, la navigation dans les dynamiques politiques de l’entreprise, et visaient bien sûr à casser les stéréotypes sur les métiers de l’entrepôt.

En voici les éléments clés pouvant inciter un maximum de femmes à embrasser un poste à responsabilité – objectif 1er de ces webinars :

  • Progression et leadership

    La progression de carrière rapide est possible dans la logistique grâce au challenge et à l’apprentissage continu. Un leadership efficace à grande échelle repose sur la délégation, la confiance, l’authenticité et la priorisation absolue de la sécurité.

  • Développement personnel et professionnel

    Le mentorat est un accélérateur de carrière essentiel. La connaissance de soi, la curiosité et l’audace de prendre des risques calculés sont plus importantes qu’un plan de carrière rigide. Les erreurs sont des opportunités d’apprentissage.

  • picto ajuster

    Équilibre de vie

    L’équilibre entre une carrière exigeante et la vie personnelle est un choix familial qui nécessite une organisation solide, le soutien du conjoint et la capacité à se fixer des limites.

  • Quand ça se complique

    « Le vrai sujet, c’est de ne jamais rester seul », croiser les regards, parler.

  • Évolution du secteur

    La logistique, désormais reconnue comme une fonction stratégique, fait face à des enjeux majeurs : la RSE (décarbonation), la gestion de la pénibilité (via l’automatisation et la robotisation), l’intégration de l’IA et la construction d’organisations résilientes face aux crises.

  • Un conseil aux jeunes

    Apprenez à vous connaître et restez curieux. Il est normal de ne pas savoir précisément ce qu’on veut faire. Osez rencontrer des professionnels et poser des questions.

Merci à Carole et Marie-Laure pour ce tête à tête énergisant !
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mensuel de la supply chain

Le Mensuel de la Supply Chain #36

Retrouvez ce mois-ci :

  • Le retour d’un site fluide et rapide
  • Démarrage réussi pour les nouveaux squads du LAB Digital
  • Briser les plafonds de verre  
  • Comment réduire les risques Supply Chain ?
  • Poids lourds électriques : où en est-on ? 
  • Les évènements à venir 

BIENVENUE aux collaborateurs des nouvelles structures adhérentes nous ayant rejoints depuis ces derniers mois : PELICAN CYCLES , DOMES PHARMA , ONET C-LOG SOLUTIONS KARDEX France, LEON 

ainsi qu’aux étudiants des écoles suivantes : EIGSI, ISTELI BREST et ROUEN, UNIVERSITE DE PICARDIE – EIJV

Aperçu de certaines page du guide des formations en Supply Chain digital

LE GUIDE DES FORMATIONS SUPÉRIEURES EN SUPPLY CHAIN 2025

Découvrez les formations

Le retour d’un site fluide et rapide !

Dans les coulisses

image du site de france supply chain

Chers membres, vous avez été nombreux à rencontrer des difficultés sur notre site ces dernières semaines (lenteurs, erreurs de chargement). Nous vous présentons nos excuses pour la gêne occasionnée. 

Le transfert vers un nouveau serveur a nécessité des adaptations, mais c’est désormais du passé : votre navigation est désormais fluide et plus sécurisée !

Démarrage réussi pour les nouveaux squads du LAB Digital

Les acteurs

Logo du Lab Digital et Technologies de France Supply Chain

Nous sommes ravis de constater l’enthousiasme grandissant autour de nos Squads : vous étiez une cinquantaine de membres lors des 4 kick offs.

Cette mobilisation témoigne d’une volonté de co-construire l’avenir technologique de nos métiers. Nos experts s’apprêtent à transformer leurs réflexions en levier concrets pour la communauté via de nouvelles publications, bravo à eux !

À l’affiche

  • guide-femmes

    Briser les plafonds de verre avec la Communauté des Femmes en Supply Chain

    Quel positionnement et quelle posture adopter lorsque l’on manage 1300 personnes, sur 9 plateformes ?  Peut-on rester authentique ? 

    Lors du 5e webinaire des femmes inspirantes, Carole Doucet, Directrice des Opérations Logistiques chez DSC (Groupe Saint Gobain), est revenu sur son riche parcours et nous a énormément appris. Un vrai coup de fouet !

    Si vous l’avez raté, le replay arrive très bientôt 😉  

    Pour étendre son impact, la communauté a conçu un guide inédit décryptant 12 biais qui freinent les carrières (principalement féminines)

    S’appuyant sur la recherche et des retours terrain, nos contributrices y livrent :

    • Leurs conseils & bonnes pratiques pour naviguer avec assurance
    • Des clés concrètes pour se mettre en valeur
    • Des outils pour sensibiliser vos équipes de façon ludique

    Messieurs, recruteurs, managers : ce guide est aussi le vôtre ! Transformer durablement nos organisations suppose un engagement collectif.

    👉Pour en savoir plus sur cette communauté

    Découvrir le guide

  • supply-chain-decarbonation

    Décarbonation du transport routier de marchandises : les conditions du basculement vers l’électrique

    Les conclusions de cette étude (menée par Équilibre des Énergies (EdEn) avec le soutien du Fonds Supply Chain 4 Good) rejoignent pleinement les travaux que nous conduisons depuis plusieurs années pour accélérer la transition énergétique des supply chains : le poids lourd électrique est d’ores et déjà techniquement et économiquement pertinent pour certains usages et deviendra une solution de référence à l’horizon 2030.

    Elle met en évidence la nécessité d’un cadre stable, d’investissements coordonnés et d’une mobilisation collective pour réussir ce basculement.

    Découvrir l’étude et ses conclusions

  • La circularité comme solution stratégique de mitigation des risques supply chain

    (Re)découvrez cet article – témoignages qui révèle les enseignements majeurs sur la transformation nécessaire de nos modèles économiques pour faire face aux défis géopolitiques, environnementaux et réglementaires actuels. 

    En savoir plus sur cette solution proactive

Les prochaines séances

DATES A PAS MANQUER

  • [SALON]

    31/03

    SITL 2026

  • [REUNION]

    01/04

    Chantier Veille réglementaire

  • [REUNION]

    07/04

    LAB Richesses Humaines

  • [REUNION]

    08/04

    Chantier mobilité à énérgies alternatives

  • [ATELIER]

    08/04

    Emballages circulaires x tracabilité 

  • [REUNION]

    15/04

    LAB ETI PME

  • [REUNION]

    16/04

    LAB SC Durable

  • [REUNION]

    21/04

    Femmes en Supply Chain

  • [ATELIER]

    23/04

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Femme qui observe l'organisation autour de la data de son entreprise

Gouvernance de la data : les piliers d’une transformation organisationnelle

«Je ne suis pas spécialiste de la data, c’est pas mon problème», «Y a tellement d’outils, je ne sais pas où trouver mes données clients», «La confiance est une des valeurs de notre entreprise, on n’a pas besoin d’une usine à gaz d’autorisations». Souvent entendues en entreprise, ces phrases reflètent une réalité : la donnée est largement discutée, mais sa gestion reste souvent dispersée. Nous avons donc décidé avec notre partenaire Citwell de dédier un webinar au sujet car il peut coûter cher à une entreprise. Voici le résumé de ce live qui vous permettra de comprendre les piliers de cette véritable organisation d’entreprise au travers d’exemples terrain et de nombreuses recommandations d’experts.

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Rôles et responsabilités

Qui est responsable de quoi ?

Lors de ce webinar, Saâd Kadioui, Partner / Head of IS transformation chez Citwell a insisté sur le fait que le métier est le principal responsable de la qualité de la donnée. Il alerte les organisations qui diluent cette responsabilité en la confiant à un service de saisie sans valeur ajoutée «le vrai impact de ce genre d’organisation, c’est que ça dilue la responsabilité de la qualité de la donnée. Le métier ne se sent pas responsable, parce que ce n’est pas lui qui saisit, et le service qui saisit les données, il n’est pas responsable non plus, parce que ce n’est pas lui qui fournit la donnée.»

Pour structurer la gouvernance, il a introduit les rôles clés : le Data Owner, une personne du métier responsable du contenu et de la qualité d’une donnée, et le Data Steward, qui anime les processus de création et de modification. Le tout est orchestré par un Chief Data Officer.

Le saviez-vous ?

Le rôle de data owner peut être cumulé avec d’autres fonctions, c’est le cas dans la plupart des entreprises.

Schéma sur la gouvernance de la donnée

Illustration d’une organisation autour de la donnée

Olivier Weiss, S&OP Business Development Manager chez Renault, quant à lui a illustré ce point avec l’exemple des codifications de véhicules chez Renault Trucks, où la coexistence d’anciens et de nouveaux codes peut créer des erreurs si le métier n’assure pas la fiabilité, «dans la codification actuelle à 7 digits, chaque digit est signifiant et nous permet d’identifier le type de silhouette, la typologie de moteur, la typologie de norme d’émission, etc. Sauf que certains anciens codes modèles subsistent et si on emploie la nouvelle codification avec cette ancienne codification de modèles, on arrive à des données erronées». La responsabilité ou la proximité avec le métier est ici essentielle parce que c’est le métier qui va pouvoir dire «là, attention, on a un écart potentiel».

Bonne pratique

Mettre en place une collaboration étroite entre le métier et son Data Steward : le code douanier (carte d’identité du produit qui sert à traverser les frontières) est une donnée stratégique liée à 375 réglementations dont la gestion est évolutive (le Code Mondial des Douanes est modifié tous les 5 ans) : «Imaginez le nombre de données qu’il faut gérer et qui soient associées à ce code douanier. Si je n’ai pas l’appui d’un data steward pour mettre à jour ces données, ça devient quelque chose de très compliqué pour moi», conclu Delphine Cuvellier Customs manager France chez Alstom

Cartographie des données

Où trouver la donnée et qui en est propriétaire ?

Face à la multiplicité des outils (ERP, PLM, etc.), le besoin d’un “GPS de la donnée” se fait sentir. Saad a expliqué qu’il n’existe pas d’urbanisation (cartographie de la donnée) idéale universelle, mais une qui soit adaptée au contexte et aux usages de chaque entreprise. La clé est de définir où la donnée doit être créée, modifiée et stockée, en respectant une relation maître-esclave stricte (un seul maître pour la modification, plusieurs esclaves pour la consultation) afin de garantir l’intégrité.

Rappelons que dans l’urbanisation, il faut d’abord réfléchir aux usages et à la complexité d’usage, « par exemple, si je suis dans une entreprise qui produit des pièces d’usinage standard, avec peu de documentation, des cycles de vie produits qui sont hyper lents, et bien je n’ai peut-être pas besoin d’un PLM (Product Lifestyle Management), et peut-être que pour les nouveaux produits que je crée, un workflow ERP pourrait suffire. »

Bonne pratique

Toujours évaluer le rapport bénéfice/coût d’obtention d’une donnée : « il y a des données qui sont très facilement accessibles et d’autres pour lesquelles le coût peut être parfois extrêmement élevé. Cela peut être dû à l’histoire des systèmes avec lesquels on a travaillé, à la non-qualité ou à la non complétude des saisies d’alors. Donc il faut toujours se poser la question de l’utilité business in fine ».

Sécurité des données

Quel est le niveau de confidentialité de ma donnée et comment la protéger ?

Les intervenants ont abordé la nécessité de sécuriser l’accès aux données. Saad a préconisé de trouver un équilibre pragmatique dans la gestion des accès pour ne pas créer une “usine à gaz”, tout en soulignant les risques immenses (fuites de données, perte d’intégrité, non-conformité RGPD) d’une gestion laxiste, notamment lors des go-lives de projets, «ce qui va vraiment nous pousser à être pragmatique là-dedans, c’est le niveau de maintenabilité et de confidentialité 

Olivier a partagé un exemple dans lequel le croisement d’un numéro de châssis avec des données de géolocalisation flirte avec la notion de donnée personnelle, «Tous les véhicules sont connectés, on reçoit des informations sur les trajets, les immatriculations, c’est une source de business importante. Est-ce que je ne pourrais pas identifier le conducteur ? Des données sensibles peuvent se nicher à des niveaux qu’on ne soupçonne pas nécessairement.»

Gestion des risques supply chain

Avertissement et Bonne pratique associée

L’avènement de la BI et de l’IA (LLMs) a considérablement augmenté l’exposition au risque, « on connaît tous la valeur de la donnée, il y a beaucoup de hackers qui cherchent ces données-là et il y a des capacités à les diffuser encore plus fortes. Donc, il faut un modèle de restriction d’accès à la donnée construit et robuste ». Pour cela, Delphine recommande l’utilisation d’un RACI pour clarifier les responsabilités et les accès.

Processus de gestion des données

Quelles données sont obligatoires versus optionnelles ?

Les 4 niveaux de criticité de la donnée

Les 4 niveaux de criticité de la donnée

Pour contrer le recours aux fichiers Excel parallèles par manque de confiance dans les systèmes, il est crucial de gérer le cycle de vie de la donnée (création, vie, mort) via des processus robustes et documentés. Saad a insisté sur la “frugalité” : structurer et maintenir en qualité uniquement les données dont la valeur pour le business dépasse le coût de gestion.

Pour ce faire, il a introduit la distinction entre les contrôles à priori (bloquants, pour garantir la qualité) et à posteriori (non bloquants, pour la fluidité). L’application de ces contrôles dépend de la criticité de la donnée, classée en quatre groupes : données critiques, de performance opérationnelle, de reporting et de pilotage stratégique.

Bonne pratique

La qualité des données doit être orchestrée, elle est intimement liée au processus et à l’implication des responsables et des animateurs, notamment pour les master data transverses (articles clients, fournisseurs, etc.). Dès lors, «pour augmenter la robustesse des données, leur qualité, il faut les cadrer en création et en modification, et puis ne pas altérer l’efficacité opérationnelle, avec des temps de cycle qui seraient trop longs entre le besoin de création et la disponibilité de la donnée dans le système.»

Le saviez-vous ?

Anticiper les données et savoir à quel moment elles sont critiques et stratégiques, c’est ce qu’il y a de plus important pour fluidifier une supply chain.

Quid de la performance ?

Le contrôle et l’assurance de la performance de la gouvernance des données s’articulent autour de deux axes principaux :

  • La responsabilité d’animation
  • La responsabilité de contenu

D’un côté, l’animation vise à garantir la qualité, la rapidité de disponibilité et l’exactitude des données dès leur première production. Les indicateurs clés (KPI) associés sont le time to data (délai moyen entre la demande et la disponibilité des données) et le first shot accuracy (taux de données correctes dès leur première version), reflétant l’efficacité des processus et leur capacité à éviter les corrections ultérieures.

De l’autre, la responsabilité de contenu repose sur cinq dimensions essentielles, pilotées par les data-owners : l’intégrité (cohérence et existence des valeurs), la complétude (exhaustivité des enregistrements), la pertinence (adéquation des valeurs aux règles métiers), la fraîcheur (actualisation régulière des données) et l’unicité (absence de doublons). Ces dimensions permettent de s’assurer que les données sont fiables et utilisables.

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  • Thierry Blein

    Delphine CUVELLIER

    Customs manager France

  • Photo d'Olivier Weis

    Olivier WEIS

    S&OP Business Development Manager

  • photo de Saad KADIOUI

    Saad KADIOUI

    Partner / Head of IS transformation

    Citwell, accélérateur de transformation

Questions-Réponses avec l’Audience

La dernière partie est consacrée aux questions des participants, qui portent sur des enjeux très concrets de mise en œuvre.

  • Acceptation par les métiers

    Pour faire accepter la gouvernance sans alourdir les processus, Saad insiste sur le fait qu’il s’agit d’une transformation organisationnelle portée au plus haut niveau (COMEX), et non d’une simple initiative. Cela implique d’adapter les fiches de poste avec l’aide des RH et de définir des objectifs clairs.

  • Rôle du Data Owner à temps partiel

    Un participant note que ce rôle est souvent dépriorisé. Saad confirme que c’est un risque réel. La solution réside dans l’intégration de la qualité de la donnée aux objectifs de performance et à l’évaluation de la personne concernée.

  • Reconnaissance des rôles

    Les questions confirment la nécessité d’une reconnaissance officielle des statuts de Data Owner et Data Steward dans les fiches de fonction pour que la mission soit prise au sérieux. Delphine ajoute qu’il est souvent plus simple de former un utilisateur de données au métier (la douane, par exemple) que de trouver un data scientist expert du domaine.

  • Fuite de données

    En cas d’incident, la réaction doit être proportionnelle au niveau de risque et à la sensibilité de la donnée qui a fuité. Olivier souligne l’importance de mener des revues régulières des droits d’accès pour les retirer lorsque les personnes changent de poste, une pratique souvent négligée.

  • Quantification du ROI

    Pour justifier le temps passé sur la qualité des données, Olivier suggère de commencer par évaluer le temps gagné en évitant la consolidation manuelle. Saad complète en affirmant que le ROI se mesure aussi en termes de risques évités (non-conformité, erreurs opérationnelles) et surtout d’opportunités manquées : aucun virage technologique majeur (IA, advanced analytics) n’est possible sans des données de qualité.

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Le Mensuel de la Supply Chain #35

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  • Et le trophée est décerné à…
  • Accumulation de crises et tensions, comment y remédier ?
  • Une formation pour étudiants et professionnels
  • Sécurité, santé, bien-être en logistique
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Les acteurs

France Supply Chain a remporté le trophée d’honneur lors de la cérémonie des Rois de la Supply Chain le 29 janvier dernier. Une belle première apparition en tant que président pour Stéphane Navarra.

Photo de groupe des lauréats des Rois de la Supply Chain 2026
Intervention de Yann de Feraudy lors des Rois de la Supply Chain 2026

Stéphane Navarra aux cotés de Markus Mau, président de l’ELA et des gagnants du grand prix des rois 2026 qui seront les candidats Français aux ELA awards 2027 (Weldom, SAVOYE, Mews, Manhattan Associates & AF’ergo Conseil)

À l’affiche

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    Accumulation de crises et tensions, comment y remédier ?

    France Supply Chain s’est associé au Cret-Log le 19 janvier dernier, réunissant chercheurs et professionnels autour d’un objectif commun : mieux comprendre les dynamiques systémiques qui transforment les Supply Chains.

    En savoir plus sur cette rencontre

  • Formation en Supply Chain

    Une formation pour étudiants et professionnels

    Officiellement certifié Qualiopi depuis 2021, France Supply Chain propose deux parcours pour former des auditeurs de la performance Supply Chain des entreprises : une formation FDASC et une formation junior dédiée aux étudiants en cursus supérieur en management de la Supply Chain.

    Découvrir la formation junior

    En savoir plus sur la formation à l’audit

  • Toolbook des bonnes pratiques : Réduire la pénibilité dans les entrepôts

    Sécurité, santé, bien-être en logistique

    Une fiche de retour d’expériences est en préparation et paraitra la semaine prochaine autour de la sécurité, de la santé et du bien être en logistique. En attendant, redécouvrez le toolbook pénibilité créé par nos membres du LAB Supply Chain Durable dans le but de réduire la pénibilité dans les entrepôts.

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