Passer au contenu principal

Filtre des articles : RSE

France Supply Chain et Citwell dévoilent une méthodologie en 6 axes pour accélérer la transition vers une Supply Chain circulaire

Paris, le 13 janvier 2025 –Dans un monde en constante évolution, France Supply Chain by Aslog et Citwell – cabinet de conseil en transformation des opérations et Supply Chain – soulignent les enjeux cruciaux de la Supply Chain circulaire et ses solutions grâce à un guide méthodologique. Cette synthèse s’appuie sur les échanges menés lors d’ateliers collaboratifs avec une vingtaine d’entreprises de divers secteurs. Il repose sur des pratiques telles que la fonctionnalité, la réparation, le reconditionnement et le recyclage, avec un objectif clair : prolonger la durée de vie des ressources tout en réduisant leur impact environnemental.

La Supply Chain circulaire : un levier stratégique incontournable

Selon la norme NF ISO 59004, l’économie circulaire adopte une approche systémique visant à maintenir un flux continu de ressources dans l’économie. Ce modèle soutient le développement durable en réduisant l’extraction de matières premières vierges. L’ADEME estime qu’en France, la consommation de ces ressources devra être divisée par deux d’ici 2050, passant de 20 à 10 tonnes par an et par habitant. Dans ce cadre, la Supply Chain circulaire se positionne comme un levier stratégique et incontournable.

«Les lois et règlementations françaises et européennes incitent de plus en plus les acteurs de divers secteurs à prendre des mesures concrètes pour prolonger la durée de vie de leurs produits, en privilégiant le réemploi, la réparation et le remanufacturing, bien au-delà du simple recyclage des déchets. La Supply Chain circulaire représente ainsi une évolution majeure dans la gestion des ressources des entreprises, offrant une occasion unique de concilier performance économique et responsabilité environnementale.» déclare Yann de Feraudy, Président de France Supply Chain.

Une méthodologie en 6 axes pour une transition réussie vers une Supply Chain circulaire

Changement
1 – Modèle et partage de la valeur, basée sur l’usage

L’économie circulaire redéfinit la valeur des produits au-delà de leur première utilisation. Pour les utilisateurs, l’objectif est de tirer le meilleur parti des produits en adoptant des solutions durables telles que le partage, la maintenance proactive et l’allongement de la durée de vie des objets. Par exemple, des systèmes tels que Vélib’ permettent une utilisation optimale, avec certains vélos utilisés jusqu’à 19 fois par jour, favorisant ainsi une consommation collaborative et efficiente. Les travaux montrent que partager la valeur d’usage y compris économique au sein de l’éco-système est clé pour maximiser les possibilités d’usage dans le temps, en mobilisant les bons savoir-faire dans la durée.


2 – Dimensionnement de la multi-localité

La conception d’un schéma directeur pour une économie circulaire nécessite une analyse approfondie de multiples critères : typologie de circularité (location, réparation…), modèle économique, volumes, marchés cibles et territoires. Ces éléments permettent de dimensionner les capacités requises (production, rénovation, stockage, distribution). La décision de centraliser ou de décentraliser les opérations dépendra de la nature des produits (poids, valeur, facilité de traitement) et du contexte réglementaire. L’identification des seuils de rentabilité permettra de déterminer les localisations les plus pertinentes pour chaque activité.


3 – Pilotage de la circularité

Piloter une Supply Chain circulaire exige de nouveaux indicateurs centrés sur l’intensité d’usage :

  • Nombre de cycles : mesure l’utilisation d’un produit (ex. : utilisateurs d’une box Internet) dans des modèles basés sur la fonctionnalité ou la location.
  • Taux de retour : reflète l’efficience des flux circulaires et leur viabilité, au-delà de la satisfaction client.
  • Qualité des retours : évaluer (ex. : grade Or/Argent) pour améliorer la remise en marché et optimiser les processus.
  • Coût de remise à niveau : déterminant pour comparer avec les prix potentiels et assurer la rentabilité.
  • Taille du gisement de ressources : indicateur clé du capital matière/semi-finis/produits disponible, impactant finances et environnement.
  • Indicateurs d’impact : incluent CO2eq, économie de matière, empreinte matières, taux de recyclage, en complément des classiques Service/Stock/Coûts.


4 – Prévisions et charges

Le pilotage d’une Supply Chain circulaire exige des outils de planification (S&OP, PDP) pour intégrer les flux multidirectionnels et les incertitudes liées aux retours de produits. Les nouveaux paramètres à gérer incluent la prévision du gisement de retours, la gestion des capacités (machines, compétences), et la projection des stocks usagés ou reconditionnés, qui peut avoir un impact significatif sur l’activité en termes de coûts et de logistique.


5 – Gestion opérationnelle, amélioration continue & data

La circularité repose sur une traçabilité rigoureuse, essentielle pour optimiser flux et gisements, et maximiser la rentabilité. Suivre précisément le coût et la durée de vie d’un produit permet d’ajuster les stratégies, les boucles et les prix. Un suivi détaillé par produit (via un identifiant unique) fournit notamment des données clés sur l’utilisation, le reconditionnement et les pannes, favorisant ainsi l’optimisation de la durée de vie et du positionnement. Certains modèles intègrent même un suivi à distance pour collecter des informations en temps réel. Pour se lancer, des solutions low tech peuvent répondre au moins dans un premier temps au besoin de simulation des différents scénarios.


6 – Organisation

La mise en place d’une organisation spécifique dédiée à la gestion de la Supply Chain circulaire est essentielle et nécessite une approche plus flexible et collaborative qu’en linéaire. Cette structure permet de mieux gérer les outils, les processus et les rituels nécessaires à la réussite de la circularité. La coordination entre les différentes parties prenantes est également essentielle pour garantir l’efficience des opérations, notamment lorsque des activités sont mutualisées entre les circuits linéaires et circulaires.

Organisation circulaire

Organisation dédiée ou mutualisation avec le linéaire

La question de mutualiser les compétences Supply Chain entre les activités circulaires et linéaires se pose. La plupart des grandes opérations circulaires montrent que les équipes circulaires, bien que souvent issues des équipes linéaires, appartiennent généralement à une entité ou une BU dédiée afin de gérer des outils, objectifs et rituels spécifiques. La mutualisation doit néanmoins être étudiée pour optimiser les espaces logistiques, la production et les flux de transport.

Organisation centralisée ou par localité

La multi-localité est essentielle, à échelle régionale, nationale ou continentale. Certaines activités peuvent être centralisées, tandis que d’autres sont déléguées aux localités avec une plus grande autonomie de décisions, surtout lorsqu’il y a plusieurs boucles à gérer (pas sur une seule boucle, comme la location).

Des pionniers en action aux témoignages inspirants

Les initiatives de leaders tels que Michelin, Rev Mobilités, Orange et Valused démontrent les avantages tangibles d’un modèle circulaire. Rev Mobilités et Michelin se sont appuyés sur des modèles collaboratifs en confiant à des partenaires locaux des activités comme le retrofit électrique ou le rechapage, tout en veillant à une redistribution équitable de la valeur générée. Orange, pour sa part, optimise le reconditionnement de ses équipements grâce à une amélioration continue de ses box et des solutions ingénieuses, telles que l’ajout d’autocollants sur ses box pour réduire les coûts de réparation. Epalia encourage le réemploi des palettes avec un système de consigne innovant qui simplifie les flux logistiques tout en incitant à des pratiques durables. La société Valused collabore étroitement avec les déconstructeurs automobiles pour aligner l’offre et la demande en partageant des données sur les tendances du marché et des prévisions. De plus, Valused exploite ses données de sourcing, de production, et ses données clients pour élaborer des indicateurs environnementaux, financiers et de CO2eq.

En plaçant la durabilité au cœur de leur stratégie, les entreprises construisent une Supply Chain résiliente et compétitive. Ce modèle, véritable vecteur d’innovation, répond aux attentes sociétales tout en réduisant les pressions environnementales et économiques. « La Supply Chain circulaire n’est pas seulement un levier pour la durabilité environnementale et sociétale, elle représente également une opportunité d’innovation stratégique pour les entreprises en rendant pérennes de nouveaux modèles d’activité. Elle crée de la valeur à travers l’optimisation de l’usage des ressources et la collaboration inter-entreprises grâce aux savoir-faire spécifiques des spécialistes de la supply chain. », souligne Anaïs LEBLANC, Executive Partner chez Citwell.


À propos de France Supply Chain

La communauté FRANCE SUPPLY CHAIN BY Aslog agit pour renforcer l’impact de la Supply Chain dans la compétitivité des entreprises et en faire un levier pour un monde plus durable. L’association fédère en France et à l’International, 450 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité, des Grandes Écoles et des organismes de formation. Ce réseau de 5000 membres, professionnels, enseignants-chercheurs et étudiants met en commun idées et expériences afin d’apporter des solutions concrètes aux acteurs de la Supply Chain.

Contact presse : Marie-Laure Laville – MLD Consulting – Tel. : +33 (0)6 18 14 85 36 – mllaville@mldconsulting.fr

À propos de Citwell

Créé en 2004, Citwell est un cabinet de conseil, multi-spécialiste de la transformation des opérations et de la Supply Chain. Entreprise à mission et portés par notre raison d’être, nous visons un impact positif sur le monde. Avec plus de 140 consultants certifiés et basés en France (Paris, Lyon, Nantes, Lille) ainsi qu’à l’international (Angleterre, États-Unis), Citwell accompagne des secteurs variés comme l’industrie pharmaceutique, la santé, l’aéronautique, le luxe ou encore l’agroalimentaire. Le groupe intervient actuellement auprès de 150 clients, dont 10 entreprises du CAC 40 (Airbus Group, Air Liquide, Carrefour, Essilor, un grand acteur dans le secteur du luxe, Legrand, LVMH, Michelin, Safran, Sanofi). Les missions de Citwell portent sur l’accélération de la transformation des chaînes de valeur de l’entreprise, des achats ou de la conception du produit jusqu’à la livraison client. Nous intervenons au niveau stratégique comme opérationnel, et adressons les enjeux métiers ainsi que les enjeux transverses tels les systèmes d’information, la digitalisation des processus métier ou les défis RSE. Citwell, accélérateur de transformation 

Contact presse : Sandrine Arnaud – Agence HL – Tel. : +33 (0)6 34 04 52 58 – sarnaud@agencelavarde.com

Le Temps des RISC • Rencontres Internationales de la Supply Chain : Un Retour Triomphal

  • ouverture-risc-philippe-dessertine

  • public-risc

  • networking-risc

  • adherent-risc

  • keynote-paola-fabiani

  • rassemblement-risc-01

  • rassemblement-risc-02

Les temps forts du congrès : l’ouverture grandiose de Philippe Dessertine ; le keynote inspirant de Paola Fabiani, Présidente fondatrice (Wisecom) Vice-présidente en charge de l’entrepreneuriat et Porte-Parole du Medef Nation ; nos sponsors Generix, EOL et Hardis Group pour des moments de convivialité. Crédit photo : Nathalie Vergès photographie.

Les enjeux de ces RISC étaient d’une ampleur inédite. Le monde de la Supply Chain est en pleine mutation, et c’est au cœur de ce tourbillon que les 23 intervenants et 24 pitcheurs ont partagé leur expérience et leur vision. Si la question du climat et de la durabilité s’est imposée comme l’un des grands axes des discussions, ce fut également l’occasion de découvrir les nouvelles approches de collaboration entre entreprises et institutions et d’envisager des modèles économiques plus responsables.

Le retour des RISC, avec plus de 300 participants sur la journée, fut l’occasion de redéfinir les nouvelles priorités des entreprises.

Circularité : passage à l’échelle et performance des nouveaux modèles économiques

  • table-ronde-risc-circularite-03

  • table-ronde-risc-circularite-02

  • table-ronde-risc-circularite-01

Emmanuel Ladent CEO (Carbios), Anaïs Leblanc, Executive Partner (Citwell), Emmanuel Bonnet Vice-Président sales et développement, France (GXO), Anne James, Leader économie circulaire (Schneider Electric France). Crédit photo : Nathalie Vergès photographie.

L’un des axes majeurs de cette journée a été la présentation de la Supply Chain circulaire comme levier central de la transition vers une économie durable. Anaïs Leblanc, partenaire du cabinet Citwell, a évoqué les enjeux majeurs de cette transformation : « Comment réussir à faire durer les produits, comment maximiser l’utilisation des ressources existantes et comment minimiser les déchets ? »

Dans cette dynamique, les entreprises sont appelées à innover sur plusieurs fronts. Il ne s’agit pas seulement de recycler, mais aussi de repenser la manière dont les produits sont fabriqués, transportés, stockés, et consommés. Par exemple, Carbios, une entreprise pionnière dans le biorecyclage, a présenté son procédé révolutionnaire utilisant des enzymes pour décomposer le PET et créer un matériau recyclable jusqu’à 10 fois.

La révolution ne s’arrête pas là, certains pionniers devancent même les réglementations et le marché. À ce titre, des entreprises comme Schneider Electric ont partagé leur expérience. Le message est clair : la transformation vers une Supply Chain circulaire est un enjeu économique autant qu’écologique. Ce n’est pas seulement un investissement dans l’avenir, mais également un levier de compétitivité dans un monde de plus en plus exigeant en matière de durabilité.

Une économie circulaire ne saurait se passer d’une forte expertise logistique, de relocalisation et de collaboration locale


Emmanuel Bonnet, Vice-Président sales et développement de GXO

Demander le Guide Méthodologique pour une Supply Chain circulaire

Produire, Transporter, Stocker Moins et Mieux : de nouvelles Opportunités

La transformation des modèles de production, de transport et de stockage repose sur un savant équilibre entre l’optimisation des ressources, l’adoption de technologies innovantes et l’adaptation aux exigences sociales et environnementales. Ce n’est pas seulement une question de rendre la Supply Chain plus verte, mais aussi de la rendre plus efficace et plus résiliente, face aux enjeux économiques actuels.

Management de l’Energie : de nouvelles opportunités

Mathieu Boyer Head of Market Intelligence (SprintProject), Benoît Meunier Responsable Marketing Produits (Toyota Material Handling), Tariel Chamerois CSR & Sustainability Manager France & Morocco (DB Schenker). crédit photo : Nathalie Vergès photographie.

La transition énergétique et la décarbonation des processus ont occupé une place centrale dans cette réflexion. Les intervenants ont partagé leurs retours d’expérience sur :

  • Les énergies renouvelables notamment via l’utilisation de batteries de stockage et l’intégration de solutions d’énergie verte dans les chaînes d’approvisionnement. Par exemple, la gestion intelligente de l’énergie dans les entrepôts ou la mise en place de systèmes de stockage local ont été présentées comme des solutions permettant à la fois de réduire les coûts énergétiques et de limiter les émissions de gaz à effet de serre. 

  • L’intégration de solutions d’énergie verte dans les chaînes d’approvisionnement. Par exemple, la gestion intelligente de l’énergie dans les entrepôts ou la mise en place de systèmes de stockage local ont été présentées comme des solutions permettant à la fois de réduire les coûts énergétiques et de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

  • L’intelligence artificielle (IA) comme outil stratégique pour optimiser les flux logistiques, prédire les besoins en stockage, et éviter les excédents de stocks, tout en minimisant les gaspillages. L’IA permet de mieux comprendre les dynamiques de consommation et d’anticiper les besoins de manière précise et proactive.

  • Les défis liés à la gestion des ressources critiques, notamment les métaux rares. Les discussions ont porté sur la réutilisation et le recyclage des matériaux, ainsi que sur les nouveaux modèles énergétiques tel que les batteries de seconde vie qui réutilisent les batteries électriques des véhicules en fin de vie pour le stockage d’énergie dans les installations industrielles.

L’Histoire Inspirante de la Reconstruction de Notre-Dame : Le Modèle d’une Supply Chain qui Traverse le Temps

Cet événement, qui marque la fin de cinq années de travaux après l’incendie de 2019, a été un parfait exemple de collaboration logistique complexe, où chaque détail a compté pour respecter les délais et les normes de qualité exceptionnelles attendues pour la restauration du monument historique. Mais ce qui a fait l’originalité de cette approche, c’est l’utilisation de la voie fluviale pour acheminer plus de 200 tonnes de matériaux nécessaires à la reconstruction.

L’histoire de la reconstruction de Notre Dame par la Seine

Bertrand Neveux Responsable Développement fret (VNF Bassin de la Seine et Loire aval), Gilles Peyrot, Chef de Projet Multimodal (Sogestran). crédit photo : Nathalie Vergès photographie.

Le choix de transporter des matériaux par la Seine, comme des pierres de taille, de la chaux, du bois ou des charpentes, a permis de limiter les nuisances sonores et environnementales.

Il s’agissait d’une démarche innovante, car bien que la Seine ait toujours joué un rôle majeur dans l’histoire de la construction de Paris, ce type de solution logistique n’avait jamais été utilisé à une telle échelle pour un chantier de cette importance. Les experts qui ont participé à la logistique fluviale ont témoigné de la complexité du projet, qui nécessitait des ajustements techniques, notamment l’installation de barges de stockage déportées pour gérer les matériaux avant leur livraison sur le chantier.

Le réseau fluvial, largement sous-exploité en termes de transport de marchandises, a démontré son potentiel en offrant une alternative viable, plus rapide et moins polluante que le transport terrestre.

Exploration, inspiration et solutions pour le futur : retour sur les kiosques du LAB Digital et Technologies de l’association

Lors de sessions interactives appelées « kiosques », les participants ont eu l’opportunité d’explorer des thématiques clés grâce à des outils concrets et des retours d’expérience des membres du LAB. Cet espace d’échange et d’inspiration a permis de mettre en lumière plusieurs domaines stratégiques dont voici les principaux enseignements.

  • risc-kiosque-lab-digital-03

  • risc-kiosque-lab-digital-01

  • risc-kiosque-lab-digital-02

Les kiosques avec Alexandre LIMA, Arnaud DE MOISSAC, Assâad MOUMEN, Bruno LAWSON, Delphine CUVELLIER, Étienne TOURNIER, Geoffrey GABELLE, Gilles VERDIER, Ivan BATURONE, Jean-David ATTAL, Jérôme BOUR, Julia SHARKO, Karine LOUARN, Ludovic MENDES, Marc BRUNETEAU, Maxime AUBRY, Nathalie FABBE COSTES, Nicolas CHELIUS, Olivier WEIS, Sébastien MARIE, Sophie VINCENT, Vincent HOULLIERE. Crédit photo : Nathalie Vergès photographie.

  • I.A. Générative : des outils pour chaque usage

    Les discussions ont porté sur l’identification des modèles et plateformes adaptés à chaque cas d’usage. Trois points essentiels en sont ressortis :

    1. Tester et se lancer rapidement, car les technologies évoluent à grande vitesse.
    2. Se concentrer sur des cas d’usage pertinents pour répondre aux problématiques spécifiques.
    3. Lancer des projets sur des périmètres définis, démontrer leur valeur, puis passer à l’échelle.
  • Intralogistique : mécanisation et robotisation en perspective

    La mécanisation, l’automatisation et la robotisation ont été abordées sous plusieurs angles :

    1. Quelles méthodes adopter pour concevoir un projet d’intralogistique ?
    2. Quelles technologies anticiper pour l’avenir ?
    3. Comment financer ces projets et quels modes d’acquisition privilégier ?
  • S&OP : données et technologies au service de la prise de décision

    Le retour en force du Sales & Operations Planning (S&OP) met en lumière trois axes majeurs :

    1. Instaurer un processus de décision transverse et itératif, fondé sur des données solides.
    2. Comprendre les ruptures actuelles (technologies & data, incertitudes du monde VUCA, nouveaux modèles économiques).
    3. Miser sur la communication et une approche collégiale pour renforcer l’efficacité.
  • Calcul et réduction des émissions de CO2 : une Supply Chain responsable

    L’analyse des émissions à chaque maillon de la chaîne s’appuie sur une démarche complète, inspirée du modèle SCOR :

    1. Démontrer que le carbone ne se limite pas au transport grâce à une approche de bout en bout.
    2. Décarboner est accessible à tous, quel que soit le niveau de maturité.
    3. Partager des leviers concrets pour progresser et accélérer la réduction des émissions.
  • Grille de maturité digitale : les étapes vers une digitalisation maîtrisée

    Pour gravir les cinq paliers de digitalisation, les recommandations se sont articulées autour de :

    1. Définir le potentiel de transformation de l’entreprise.
    2. Adopter une démarche incrémentale, structurée en cinq étapes.
    3. Progresser de manière équilibrée en intégrant les dimensions données, humaines et technologiques.
  • Traçabilité : réussir l’implémentation avec une vision stratégique

    L’Internet des Objets (IoT) ouvre de nouvelles possibilités pour la traçabilité, mais son adoption nécessite une stratégie claire :

    1. L’IoT n’est qu’une technologie parmi d’autres pour tracer les flux.
    2. Définir précisément les objectifs avant de se lancer est essentiel.
    3. Intégrer les enjeux de traçabilité à la stratégie globale et connecter les systèmes décisionnels pour exploiter pleinement les données.

Découvrir les outils et guide produits par les Squads

Potentialiser les talents et intégrer l’évolution des compétences

Au cours de cette 3e table ronde, nos 4 invités ont exploré avec l’assistance la manière d’attirer, fidéliser et faire évoluer les talents dans un écosystème en pleine transformation digitale et environnementale.

Les entreprises doivent aujourd’hui développer des stratégies de formation et d’attractivité adaptées, notamment pour combler le fossé générationnel qui pourrait surgir avec la maîtrise croissante des outils numériques comme ChatGPT chez les nouvelles générations.

La réussite de ces nouvelles stratégies RH passe par une gestion inclusive des équipes qui :

  • implique tous les collaborateurs, quel que soit leur âge ou leur niveau hiérarchique ;

  • répond à leur besoin de sens ;

  • mise sur l’autoformation et l’upskilling digital ;

  • s’appuie sur la transmission autant que sur l’expérience terrain ;

  • promeut son rôle d’ascenseur social ;

  • travaille sa marque employeur.

  • potentialiser-talents-02

  • potentialiser-talents-01

  • potentialiser-talents-03

Raphaëlle DESINDES International Supply Chain Director — Guerlain ; Loïc Lassagne en charge des RH de la supply Chain — Groupe Renault ; François Peignés, Vice President Supply Chain Operations – ORANO, jusqu’en 2023 auteur de « COMPAGNIE, comprendre et développer le capital humain des grandes entreprises industrielles » ; Yannick Buisson Directeur expérience client et développement durable — FM Logistic. crédit photo : Nathalie Vergès photographie.

Autre point abordé : la revalorisation de la fonction Supply Chain, qui, bien qu’historiquement perçue comme secondaire, est désormais une composante stratégique de l’entreprise, avec une forte présence dans les comités de direction. Pour attirer les talents, il est important de présenter la diversité des métiers et parcours possibles, notamment à travers des programmes comme le graduate, qui permet aux jeunes de découvrir différents postes (usine, terrain, corporate, commerce) et de développer une vision complète des métiers.

L’intelligence artificielle (IA) est également un levier stratégique, à condition de démontrer qu’elle peut être génératrice de valeur pour les métiers, en facilitant les prises de décision, et non une menace pour les emplois.

Dialogue avec Florent Menegaux

Interview par Fabrice Lundy

Aller plus loin

avec l’interview de Florent Menegaux, Président du Groupe Michelin qui revient pour nous sur son approche en matière d’innovation sociale

Découvrir

L’émergence d’un écosystème vélique français pour le transport de marchandises

Avec 70 % du fret mondial transporté par voie maritime, les voiliers cargos émergent comme une solution prometteuse pour réduire drastiquement l’empreinte carbone. La France dispose d’une expertise historique en construction navale et d’un écosystème innovant soutenu par des politiques publiques proactives telle que le Pacte Vélique.

Parmi ces acteurs clés qui redéfinissent le transport maritime :

  • Logo Hisseo

    Voilier-cargo réduisant les émissions de CO₂ jusqu’à 90 %.

  • Logo Neoline

    Propulsion vélique couvrant 60 à 70 % des besoins énergétiques.

  • Logo Louis Dreyfus Armateurs

    Intègre voiles actives, ailes rigides et kites pour divers besoins.

  • Logo Zéphyr & Borée

    Pionnière du transport maritime à la voile moderne conçoit des navires de commerce équipés de voile et utilisant des carburants alternatifs aux énergies fossiles.

L’Organisation Maritime Internationale fixe le cap d’une réduction des émissions de CO2 de 50 % d’ici 2050. C’est dans ce contexte que s’inscrit la Shipper Coalition for a Low Carbon Maritime Transport (SCLCMT), une co-association France Supply Chain — AUTF dans laquelle les membres chargeurs collaborent pour développer des navires hors normes (-50 % d’émissions de CO2 vs un transport conventionnel).

La start-up Zéphyr & Borée a été sélectionnée par cette coalition d’entreprises diverses afin de construire les premiers porte-conteneurs majoritairement propulsés à la voile pour réaliser des transatlantiques Nord hebdomadaires à l’horizon 2028.

  • table-ronde-shipper-coalition-01

  • table-ronde-shipper-coalition-05

  • table-ronde-shipper-coalition-04

  • table-ronde-shipper-coalition-03

  • table-ronde-shipper-coalition-02

Nils Joyeux Co-fondateur et Président (Zéphyr&Borée), Alain Goll Sustainability & Transformation Leader International Supply Chain Adeo Services et Secrétaire Général de la SCLCMT, Simon Watin directeur général de VPLP design et vice-président de l’Association Wind Ship, Djamina Houdet Caseneuve Présidente (Hisseo), Jean Zanuttini Président (Neoline), Thibault Droguet Project Manager (Louis Dreyfus Armateurs). crédit photo : Nathalie Vergès photographie.

Les JO de Paris : une Supply Chain d’orfèvre et une collaboration exemplaire

Livrer des Jeux Olympiques et Paralympiques d’une envergure exceptionnelle, contre vents et marées, était un défi que Paris 2024 a relevé avec brio. Anthony Piqueras, Directeur des sites et infrastructures, incarne cette réussite grâce à une planification rigoureuse et une vision stratégique amorcée dès la candidature il y a plus de dix ans.

L’ambition ? Utiliser les Jeux comme un levier pour valoriser le patrimoine français tout en répondant aux besoins des territoires, sans dépenses superflues. Ainsi, Versailles et la Place de la Concorde ont été transformés en écrins spectaculaires, tandis que le modèle s’est appuyé sur des infrastructures existantes et une gestion durable des ressources.

Collaboration et Orchestration au cœur de la réussite des JOP2024

Anthony Piqueras, Director of Venues and Infrastructure at Paris 2024 Olympic and Paralympic Organising Committee (Paris 2024)

Cette stratégie a également inclus des initiatives emblématiques comme l’intégration du réseau de transports en commun et l’utilisation de sites dans toute la France, dont Lille, où un million de billets ont été vendus.

Les défis logistiques étaient tout aussi ambitieux, avec des objectifs titanesques tels que la coordination de 240 000 places de tribunes temporaires, le transport des matériaux ou encore la gestion des flux massifs de visiteurs. Paris 2024 a relevé ces défis grâce à une méthodologie sans faille, combinant sourcing intelligent, appels d’offres stratégiques, mutualisation des ressources à l’échelle nationale et européenne et une planification minutieuse en lien avec prestataires et collectivités.

Ce travail collaboratif a culminé dans un partenariat harmonieux entre entreprises privées, infrastructures publiques et acteurs locaux, garantissant une fluidité opérationnelle exemplaire. Ce qui a fait la différence ? Une mobilisation collective qui, dès le printemps, a généré un déclic décisif, propulsant les Jeux vers une réussite à la fois technique et humaine.

Ce retour des RISC, à la fois source d’inspiration et catalyseur d’idées, s’est traduit par un événement au contenu riche et varié, offrant un panorama complet des défis contemporains et des solutions innovantes pour une Supply Chain plus performante et responsable. La Supply Chain sera résolument circulaire et frugale donc décarbonée tout en s’appuyant sur l’humain et la construction d’écosystèmes collaboratifs.

Les entreprises qui adopteront ces nouveaux modèles

joueront un rôle de premier plan dans un avenir durable et désirable

  • temps-forts-risc-2024-01

  • temps-forts-risc-2024-06

  • temps-forts-risc-2024-02

  • temps-forts-risc-2024-04

  • temps-forts-risc-2024-05

  • temps-forts-risc-2024-03

Les temps forts du congrès bis : Fabrice Lundy maître de cérémonie, Raphaëlle Desindes, Stéphanie Rott, Valérie Macrez, Yannick Buisson, Arnaud de Moissac, Yann de Feraudy Président de France Supply Chain, Jean-Christophe Machet, Mohammed Marfouk, Bertrand Neyret, François-Martin Festa, Ivan Baturone, Aime-Frederic Rosenzweig, Loïc Lassagne, Henri de La Gravière, Lionel Benezech, Marie-Laure Furgala, Blandine Ageron, Madeleine Deby, Françoise Lieuré

ACTUALITÉS

Voir toutes les actus


ÉVÈNEMENTS

PRESSE

Lire la suite

France Supply Chain by Aslog décerne le Prix Féminin du Meilleur Mémoire en Supply Chain à Maureen Poullié pour sa recherche sur les achats responsables

Ce prix, remis par la Communauté des Femmes en Supply Chain de France Supply Chain, distingue un travail de recherche remarquable abordant l’impact des labels responsables sur les pratiques achats. Cette distinction valorise l’excellence académique des étudiantes et met en avant l’engagement en faveur d’une Supply Chain plus inclusive et durable. Dans son mémoire de fin d’études Master 2, Maureen Poullié, étudiante à l’école de management Excelia Business School démontre comment un tel label peut s’avérer être à la fois un guide et un outil fédérateur pour transformer les pratiques achats des entreprises.

Impact des Labels Responsables sur les Pratiques Achats

Photo de Maureen Poullie

La thèse professionnelle de Maureen Poullié se concentre sur la manière dont un label responsable peut transformer les pratiques achats d’une entreprise vers une approche plus durable. À travers une étude de cas dans une entreprise aéronautique labellisée RFAR (Label Relations Fournisseurs et Achats Responsables) depuis 2022, elle démontre comment un label peut jouer un rôle de guide, de garant, de fédérateur et d’outil de différenciation. En s’appuyant sur des entretiens semi-directifs et une observation participante, l’étude met en lumière l’importance d’un engagement collaboratif et de méthodes de management adaptées pour réussir cette transition.

Enjeux et Recommandations pour les entreprises

À travers ses recherches, la lauréate propose des recommandations concrètes aux entreprises souhaitant s’engager dans une démarche de labellisation pour des achats plus responsables. Elle souligne l’importance de bien choisir le label en fonction des objectifs de l’entreprise, de former et d’informer les équipes, et de promouvoir une vision partagée du projet de labellisation. Ces conseils visent à faciliter la transition des pratiques achats vers des modèles plus durables, en alignant les valeurs d’entreprise avec les attentes sociétales actuelles.

Origine du Prix et Objectifs de la Communauté des Femmes en Supply Chain

Créée il y a un peu plus d’un an, la Communauté des Femmes en Supply Chain de France Supply Chain a pour vocation d’encourager l’entraide, de favoriser le partage de connaissances professionnelles et de promouvoir la visibilité des femmes dans ce domaine. Cette initiative, dirigée par Marie-Laure Furgala (directrice de l’ISLI de Kedge Business School et membre du COMEX de France Supply Chain), rassemble une vingtaine de femmes professionnelles de la Supply Chain autour d’actions concrètes telles que des webinaires inspirants et des outils de développement de carrière. Dans cette optique, le Prix Féminin de la Meilleure Thèse vise à encourager les jeunes femmes à investir dans des sujets d’avenir pour le secteur.


À propos de France Supply Chain

La communauté FRANCE SUPPLY CHAIN BY Aslog agit pour renforcer l’impact de la Supply Chain dans la compétitivité des entreprises et en faire un levier pour un monde plus durable. L’association fédère en France et à l’International, 450 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité, des Grandes Écoles et des organismes de formation. Ce réseau de 5000 membres, professionnels, enseignants-chercheurs et étudiants met en commun idées et expériences afin d’apporter des solutions concrètes aux acteurs de la Supply Chain.

Contact presse : Elorri Thicoïpé – Responsable Communication
elorri@francesupplychain.org
06 21 28 82 74

Supply Chain circulaire : 1rs retex des 4 ateliers

Dans le cadre de la transition vers une économie circulaire, les entreprises cherchent à transformer leurs modèles pour répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux. Cependant, cette transition reste complexe, en particulier pour les Supply Chains, où la gestion des flux, la traçabilité et l’interopérabilité sont essentiels. En collaboration avec Citwell, nous avons mené une série d’ateliers sur toute l’année 2024 dédiés à la construction de Supply Chains circulaires.

Circularité

Une Supply Chain Circulaire : oui mais comment ?

Le passage à une Supply Chain circulaire répond à une nécessité pressante pour de nombreuses entreprises cherchant à adopter des modèles plus durables. Cependant, la complexité ne réside pas seulement dans la gestion des flux. 

De nombreux industriels et acteurs économiques voudraient basculer vers l’économie circulaire, mais n’ont pas toutes les informations et compétences nécessaires pour effectuer ce pivot.

Camille Demarquilly,
Vice-président Global Supply Chain Engineering de Michelin

C’est pourquoi nos ateliers visent à fournir des outils concrets et des retours d’expérience, pour aider à franchir cette étape. La Supply Chain est un levier crucial pour réussir la transition vers l’économie circulaire. Une collaboration poussée, la planification des stocks et de la demande ou encore l’optimisation des flux deviennent des priorités pour garantir une circularité efficace.

Thématiques Clés pour une Supply Chain Circulaire Réussie

Nos ateliers couvrent plusieurs domaines critiques pour la réussite d’une Supply Chain circulaire, notamment :

  • Planification circulaire

    Adapter les outils de planification traditionnels pour répondre aux besoins spécifiques de l’économie circulaire.

  • Allongement de la durée de vie des produits

    Grâce à l’éco-design, au remanufacturing, à la réparation et au retrofit, les produits sont utilisés plus longtemps, réduisant la demande de nouvelles ressources.

  • Logistique circulaire

    L’optimisation des flux de retours et la gestion des boucles logistiques rendent ces nouveaux modèles compétitifs.

  • Traçabilité

    La transparence sur les flux et les acteurs impliqués est essentielle pour une Supply Chain circulaire efficace.

Ces sujets ont été abordés à travers les témoignages concrets d’entreprises diverses et ont été complétés par des sessions de travail en sous-groupes sur les notions de dimensionnement et multi localité, pilotage de la circularité ou encore de la Data et de la gestion opérationnelle.

Atelier d’ouverture croisant institutionnels, chercheurs et acteurs de la Supply Chain

Atelier d’ouverture croisant institutionnels, chercheurs et acteurs de la Supply Chain.

L’Exemple Orange : Traçabilité et Partage de la Valeur

L’exemple d’Orange illustre bien la manière dont une Supply Chain circulaire peut être à la fois performante et inclusive. Le modèle de leurs box, conçu pour être circulaire dès sa création, repose sur une maîtrise totale de la boucle, assurant ainsi une traçabilité exemplaire. Orange limite la diversité des modèles (une dizaine seulement), ce qui facilite les processus de réparation, de rénovation et d’amélioration continue. Leur modèle inclut également un fort partenariat avec les ESAT, renforçant la valeur sociale du dispositif.

Quelques points clés de leur approche :

  • Propriété d’Orange

    La maîtrise de la chaîne logistique est facilitée par le fait que les box restent la propriété de l’entreprise, ce qui simplifie le suivi et la rénovation des équipements.

  • Partenariat avec les fabricants
    L’éco-conception devient une nécessité pour harmoniser les deux modèles, circulaire et linéaire.
  • Amélioration continue
    Orange demande régulièrement des innovations et des améliorations de ses prestataires, intégrant des critères de performance environnementale et financière à chaque étape du cycle de vie des produits.

Cette coopération entre les différents acteurs permet de créer une valeur partagée, tout en intégrant la dimension sociale et environnementale dans chaque décision.

Les ateliers menés avec Citwell sur la construction de Supply Chains circulaires montrent clairement que la transition vers l’économie circulaire est non seulement possible, mais aussi bénéfique pour les entreprises, l’environnement et la société. Les exemples concrets de nos adhérents démontrent que cette transformation, bien que complexe, peut apporter une résilience accrue à la Supply Chain, tout en générant des opportunités d’innovation et de collaboration.

La publication d’un guide méthodologique à l’issue de ces ateliers fournira à la communauté des professionnels de la Supply Chain les outils nécessaires pour réussir cette transformation, en conciliant performance économique et impact environnemental.

RISC : inspirer, oser de nouveaux modèles vers une supply chain frugale et désirable

RENDEZ-VOUS

LE 5 DÉCEMBRE AUX RISC

POUR TOUT SAVOIR

ACTUALITÉS

Voir toutes les actus


ÉVÈNEMENTS

PRESSE
Pour aller plus loin

Lire la suite

Mutualiser ses flux pour accélérer le report modal

Mutualisation entre chargeurs : la clé pour accélérer le report modal ?

Vous travaillez à bâtir des offres de transport bas-carbone ? Vous aimeriez créer de nouveaux axes ferroviaires et fluviaux ? 

pour visionner le replay et les réponses détaillées des intervenants

Depuis 2022, un groupe du LAB SC4Good est dédié au transport multimodal. Son objectif est d’identifier des opportunités de mutualisation pour recourir au transport ferroviaire. Le groupe initial, composé de neuf chargeurs, a partagé et cartographié ses flux logistiques, identifiant des corridors communs entre la France et l’Espagne, ainsi que des flux Est-Ouest.

Cependant, l’analyse a montré que nous n’étions pas assez nombreux pour créer un effet de masse significatif. Pour approfondir le sujet de la mutualisation, la leader du groupe, Florence Ughetto Experte Développement durable & Logistique pour la Supply Chain Renault a organisé ce webinar.

Point de vue académique sur la mutualisation : quelles solutions pour le report modal ?

Hannah Yee, chercheuse post-doc à l’École des Ponts ParisTech a présenté des stratégies pour décarboner le transport de fret via un changement modal, passant de la route au rail intermodal. Elle a expliqué que le rail est utilisé pour les longues distances tandis que la route est utilisée pour les premiers et derniers kilomètres, en utilisant la même unité de chargement tout au long du trajet. Cela permet de réduire les émissions de carbone, car le transport ferroviaire est moins intensif en carbone que le transport routier.

La chercheuse a ensuite abordé le concept de mutualisation, où plusieurs expéditeurs se regroupent pour partager les volumes de transport, ce qui permet de réduire les coûts fixes et d’obtenir des réductions basées sur le volume. Elle a souligné que le rail intermodal est souvent plus coûteux que le transport routier en raison des coûts de manutention aux terminaux et des premiers et derniers kilomètres.

Quatre étapes ont été identifiées pour mettre en place une solution de mutualisation :

  • Chapitre 1

    Identifier

    les flux éligibles pour le rail intermodal

  • Chapitre 2

    Trouver

    des expéditeurs partenaires avec des origines et destinations similaires

  • Chapitre 3

    Établir

    un accord de collaboration entre les expéditeurs

  • Chapitre 4

    Définir

    une stratégie de mutualisation pour organiser le transport collaboratif en pratique

Elle a insisté sur l’importance d’une approche holistique et de la perspective de la chaîne d’approvisionnement pour synchroniser les expéditeurs et optimiser les coûts de transport et de gestion des stocks simultanément.

La plateforme gratuite Appel d’air : trouver ou créer des solutions de transport intermodales

Bernard Guilbot a présenté l’outil Appel d’Air, développé par l’association AI-Cargo Fondation dont il est le président d’honneur, pour aider à la décarbonation du transport de fret en facilitant le report modal. Financée par les certificats d’économie d’énergie, cette application est gratuite pour les chargeurs.

Appel d’Air utilise la plateforme numérique Cumulus pour aider les chargeurs à trouver des solutions de transport intermodal existantes ou à mutualiser leurs flux pour créer de nouveaux services. La plateforme propose des cartes détaillant les réseaux ferroviaires et fluviaux en Europe, avec la possibilité de zoomer sur les gares et ports.

Les utilisateurs peuvent effectuer des recherches simples en entrant des détails tels que le code postal, la ville, la date de livraison, et en définissant des critères de distance ou de durée pour le pré- et post-acheminement. L’outil fournit alors des services pertinents, classés par économie de CO2.

Pour des analyses plus complexes, les utilisateurs peuvent importer des fichiers CSV contenant leurs données de flux de transport. La plateforme évalue ensuite l’éligibilité de ces flux pour le report modal en fonction des services existants et propose des options de mutualisation pour maximiser l’efficacité et les économies de CO2. Toutes les données sont anonymisées pour préserver la confidentialité des chargeurs.

Exemple de cartographie analytique sur la plateforme

Exemple de cartographie analytique sur la plateforme

Retour d’expérience de Michelin sur l’utilisation de la plateforme pour optimiser les flux de transport

Depuis cinq ans, Michelin a une feuille de route ambitieuse pour réduire ses émissions de carbone. L’entreprise travaille sur des solutions multimodales, en commençant par le transport ferroviaire en Europe, utilisant des trains privés.

Depuis deux ans, Michelin utilise AI Cargo pour optimiser la décarbonation de ses volumes de transport. Une collaboration amorcée avec France Supply Chain.

L’intérêt de l’application selon Denis Brangeon, Network Capacity Analyst :

  • Décarboner le reste de nos volumes, plus faibles grâce à ai cargo et  à la mutualisation

  • Donner de la visibilité pour ouvrir le train à d’autres acteurs plus petits en fournissant l’ensemble de leur plan de transport 

  • Mâche une partie du travail réalisé auparavant manuellement

  • Utilisation simple et un accompagnement possible par un cabinet

  • C’est gratuit !

Si vous êtes convaincu comme nous que la mutualisation, la massification nous permettra d’accélérer ce report modal,

contactez-nous et nous relancerons notre groupe en nous appuyant sur ce projet prometteur d’Appel d’air

Nous contacter

pour découvrir le replay et l’ensemble des questions/réponses

  • Appel d’air fait-il une distinction entre les produits dangereux et les produits non dangereux ?

    Oui, il y a dans les templates, on signale si les produits sont dangereux ou sous température dirigée. Et en plus, on a lancé un algorithme d’identification de la nature des flux pour voir la compatibilité ou l’incompatibilité de chargement.

  • Comment rentrer en contact avec les autres chargeurs ?

    En fait, l’initiative vient d’Appel d’air, c’est à partir du moment où il y a des flux qui massifient, permettent la création d’un service potentiel, c’est Appel d’air qui va rentrer en contact avec les chargeurs pour voir s’ils sont d’accord de créer un groupe de travail avec des opérateurs pour lancer un projet.

  • Quid du périmètre de la plateforme ?

    Le périmètre de la plateforme n’est pas européen.

    Aujourd’hui, il est chargé avec pratiquement l’ensemble des services existants en France. Une partie des services européens sont dedans, et je pense qu’avant la fin de l’année, on aura l’ensemble des services existants sur l’Europe. Par contre, sur les services prospectifs, il est valable sur les 27 pays de l’Europe.

  • Quelles sont les fréquences ?

    Sur les fréquences, on voit les fréquences telles que je les ai montrées tout à l’heure dans le moteur de recherche. Quand j’affiche le résultat d’un moteur de recherche, j’ai l’affichage des résultats qui se fait sur 7 jours.

    Pour le reste, ce que j’ai oublié de dire, c’est que quand on fait des tests d’éligibilité des flux, le chargeur qui fait ce test peut faire un download sur un fichier CSV, récupérer l’ensemble de son fichier avec les résultats d’éligibilité, et là, il voit bien qu’il y a conformité entre les dates réelles de départ et les services qui sont opérés qui correspondent.

  • Est-ce qu’Appel d’air travaille avec les chambres consulaires, etc. ?

    Oui, on travaille avec les chambres consulaires, on travaille avec l’ensemble des groupes de travail, des associations, et notamment sur l’aspect ferroviaire et l’aspect fluvial. De plus en plus, aujourd’hui, on s’implique sur les territoires.

    Je voulais aussi dire que pour les chargeurs, quand il y a un peu de difficulté, etc., le programme Appel d’air prévoit aussi une forme d’accompagnement, c’est-à-dire la prestation d’un cabinet, bureau d’études, pour une durée limitée, bien sûr, mais complètement financée par le programme Appel d’air, c’est-à-dire que ça reste gratuit pour le chargeur, pour lui permettre de formaliser ses flux et utiliser la plateforme. Cet accompagnement aussi s’opère sur la durée du programme pour aussi mesurer les résultats, notamment les tonnes-km portables et les tonnes-km reportées.

  • Concernant les gains de CO2 donnés par Appel d’Air, quelles plateformes y sont calculées ?

    Alors, ils sont calculés avec les normes édictées par l’ADEME. On est complètement en phase avec les calculs de l’ADEME. Et le calcul se fait en comparant le flux routier avec le flux reporté pré-acheminement, transport principal et post-achemement.

  • Quel a été l’impact du report modal sur les délais, taux de service, autres ?

    Comme l’avait expliqué Anna, généralement, ce sont des solutions qui sont plus longues parce qu’il y a des ruptures de charges des deux côtés. Et puis, c’est un mode de transport qui est différent. On ne peut pas comparer la route au multimodal.

    C’est vraiment un report, un switch vers un autre mode de transport qui nécessite du coup d’avoir des buffers parce que quand un train est en retard, ce n’est pas un quart d’heure ou une demi-heure. C’est généralement une demi-journée, voire plus. Et puis derrière, il faut qu’il récupère ses créneaux pour être déchargé dans les terminaux. Ça peut être problématique quand les terminaux utilisés sont congestionnés. Donc, il y a des impacts qu’il faut déconstruire potentiellement en amont avec des buffers, déjà pour s’assurer d’avoir un taux de service qui soit presque équivalent à la route. C’est aussi la difficulté d’avoir dans le report modal un taux de service qui soit suffisamment bon pour ne pas impacter les supply chains, notamment quand on est industriel et qu’on est en production.

    Il faut vraiment qu’il y ait aussi une envie, un engagement de faire ce report-là. Parce qu’aujourd’hui, malheureusement, la tonne de CO2, elle n’est pas suffisamment valorisée et il n’y a pas de gains réels financiers à faire un report modal parce qu’on n’est pas payé, parce qu’on fait des émissions de CO2. La logique, c’est aussi vraiment dans nos entreprises.

    Les impacts, il y en a, mais après, c’est surmontable. Nous, en tant que chargeurs, on n’est pas encore aux objectifs qu’on voudrait. On doit faire aujourd’hui aux alentours de 5 à 6 % de report modal versus 1 % il y a cinq ans sur 300 000 voyages FTL en Europe. On continue d’essayer de créer des nouveaux projets, des nouveaux corridors sur différents axes. On espère que ça va s’accélérer avec les outils comme l’IA. On espère atteindre 15 % d’ici à 2030.

  • Votre plateforme est-elle connectable avec un TMS ?

    Alors elle est connectable avec un TMS, oui, il faut créer les API qui vont bien et selon le type de TMS, on peut même financer la création de ces API.

  • si je travaille avec un commissionnaire 3PL qui a la gestion de mes flux, quelle synergie sur la plateforme ?

    Les commissionnaires ne sont pas forcément les entreprises qui sont le plus facteur de changement, donc c’est la raison pour laquelle au niveau du programme Appel d’Air, on vient titiller les chargeurs pour que les chargeurs voient l’intérêt de ce report modal et qu’ils puissent ensuite faire une pression sur leur commissionnaire pour que le commissionnaire passe à ces phases de report modal.

    Donc le commissionnaire peut être complètement partie prenante du programme Appel d’Air, il n’y a pas de difficulté, il faut juste faire attention qu’il n’y ait pas redondance des flux, c’est-à-dire qu’on n’ait pas les flux à la fois par le chargeur et par le commissionnaire, il suffit de les identifier pour éviter cette redondance du flux, mais le commissionnaire est bienvenu, au contraire, à participer puisque dans le report modal.

ACTUALITÉS

Voir toutes les actus


ÉVÈNEMENTS

PRESSE
Pour aller plus loin

Lire la suite

Logistique hospitalière et médico-sociale : l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap) et France Supply Chain by Aslog signent un partenariat 

L’Anap souhaite accompagner le passage de la logistique hospitalière et médico-sociale en Supply Chain et promouvoir l’usage de solutions technologiques pour la rendre plus efficiente. L’objectif de ce partenariat avec l’association France Supply Chain est de partager les expertises et de mener des actions communes pour faire de la Supply Chain un levier de performance au service du temps soignant, de la qualité et de la sécurité des soins prodigués aux patients. 

Un partenariat avec une vision commune et stratégique de la Supply Chain 

L’Anap, agence de conseil et d’expertise publique, a pour mission d’accompagner les établissements de santé et médico-sociaux dans l’amélioration de leur performance. Elle propose aux professionnels de nombreuses publications, outils et appuis terrain sur la logistique. 

France Supply Chain by Aslog soutient, depuis de nombreuses années, le secteur hospitalier par ses travaux et ses actions, notamment dans le cadre de sa Commission Logistique Hospitalière (COLOGH). 

La Supply Chain désigne en effet l’ensemble des activités d’achat, de gestion des stocks et de réapprovisionnement nécessaire aux prestations de services des établissements. Elle permet de garantir la qualité, la sécurité et l’efficience du processus logistique, depuis le fournisseur jusqu’au patient. 

Développer la collaboration entre les acteurs de la Supply Chain et le secteur hospitalier et médico-social 

entraide-intelligence-collective

Ce partenariat est né de la forte volonté des deux entités qui fédèrent des compétences et expertises complémentaires. France Supply Chain by Aslog rassemble 450 entreprises de toutes tailles (Grands Groupes, ETI, PME) et de tous secteurs d’activité et des écoles en Supply Chain (France Supply Chain). L’Anap anime un réseau d’experts logistique et achats d’établissements de santé, médico-sociaux, publics et privés. 

Mercredi 22 mai 2024, le partenariat a été officiellement signé sur le stand de l’Anap lors du Salon SANTEXPO. Les experts logistique-achats et membres du réseau de l’Anap deviennent ainsi des membres de France Supply Chain et peuvent bénéficier des ressources, des expertises et des productions de ses groupes de travail. 

Une mise en commun des compétences pour des actions concrètes 

Pour accompagner la montée en compétences des professionnels de la logistique et des achats en établissements sanitaires et médico-sociaux, France Supply Chain s’appuie sur son Référentiel d’excellence Supply Chain adapté au secteur de la santé et sur le partage de connaissances au sein de groupes de travail. 

Les experts de l’Anap vont s’appuyer sur ces groupes de travail pour développer de nouvelles productions sur les thématiques d’automatisation / robotisation, digitalisation, Supply Chain durable, réduction de la pénibilité en logistique, décarbonation des transports, etc. 

L’Anap souhaite également renforcer ses capacités d’intervention et d’appuis terrain sur la logistique en intégrant des audits France Supply Chain. Ces audits seront menés conjointement par des experts du réseau de l’Anap et des experts de la Supply Chain membres de France Supply Chain. 

Signature du partenariat Santexpo

De gauche à droite : Yann de Feraudy, Président de France Supply Chain et Stéphane Pardoux directeur général de l’Anap lors de la signature du partenariat à Santexpo. 


À propos de France Supply Chain

La communauté FRANCE SUPPLY CHAIN BY Aslog agit pour renforcer l’impact de la Supply Chain dans la compétitivité des entreprises et en faire un levier pour un monde plus durable. L’association fédère en France et à l’International, 450 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité, des Grandes Écoles et des organismes de formation. Ce réseau de 5000 membres, professionnels, enseignants-chercheurs et étudiants met en commun idées et expériences afin d’apporter des solutions concrètes aux acteurs de la Supply Chain.

Contact presse : Elorri Thicoïpé – Responsable Communication
elorri@francesupplychain.org
06 21 28 82 74

À propos de l’Anap

L’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap) est une agence publique de conseil et d’expertise qui agit avec et pour les professionnels des établissements sanitaires et médico-sociaux. Depuis 2009, elle a pour mission de soutenir, d’outiller et d’accompagner les établissements dans l’amélioration de leur performance sous toutes ses dimensions. Pour la mener à bien, l’Anap propose une offre d’accompagnement globale : diffusion de contenus opérationnels, organisation et animation de la mise en réseau et intervention sur le terrain. 

Contact presse : communication@anap.fr
06 11 66 48 13 

Un nouveau partenariat pour de nouvelles solutions : France Qualité et France Supply Chain s’allient pour votre compétitivité

Entraide générale

Un nouveau partenariat pour de nouvelles solutions : France Qualité et France Supply Chain s’allient pour votre compétitivité

Le partenariat entre France Qualité et France Supply Chain est une opportunité unique pour les entreprises de se préparer aux défis futurs en combinant leurs expertises. La complémentarité entre ces deux associations permettra de développer des solutions innovantes et de renforcer la compétitivité sur le marché global. Dans un environnement de plus en plus complexe et incertain, cette initiative apparaît comme une réponse adaptée aux défis actuels et futurs. Revenons sur les principaux points abordés lors de cette rencontre pour comprendre les tenants et aboutissants de ce partenariat prometteur.

Sécuriser les transformations

La transformation est un enjeu majeur pour les entreprises dans un contexte économique incertain. Pierre GIRAULT, Président de France Qualité a souligné l’importance de tracer des lignes de force pour préparer l’avenir. Les équipes de Supply Chain et de qualité jouent un rôle stratégique, en amont et en aval, pour écouter les parties prenantes et mettre en œuvre des orientations concrètes. En réunissant les forces de nos 2 associations, l’objectif est de conforter les synergies et d’améliorer en continu les processus au service des parties prenantes, en intégrant des dimensions essentielles comme la RSE.

Cette approche collaborative permet de mieux anticiper les évolutions réglementaires, de partager les meilleures pratiques et de développer des solutions innovantes pour sécuriser les opérations. En outre, elle vise à renforcer la résilience des entreprises face aux perturbations du marché, qu’elles soient technologiques, économiques ou environnementales. Cette alliance stratégique s’appuie sur une vision commune de l’avenir et sur la volonté de faire de la transformation un levier de compétitivité durable.

Replay du webinar de présentation du partenariat aux membres des 2 associations

Renouveler notre approche Coûts / Délais / Qualité

Yann de Feraudy, président de France Supply Chain a insisté sur la nécessité de réévaluer la trilogie coûts, délais, qualité dans une perspective intégrée. La Supply Chain doit garantir le bon produit, au bon endroit et au bon moment, tout en respectant des critères de qualité et de coûts optimaux. L’approche méthodologique, qu’elle soit issue de la qualité totale ou des pratiques spécifiques à la Supply Chain, nécessite une harmonisation pour maximiser l’efficience globale.

Coût délai qualité

Ce partenariat cherche à dépasser les limites traditionnelles et à proposer une combinaison enrichie des deux disciplines. En intégrant des outils de gestion avancés et des technologies innovantes, les deux associations visent à optimiser chaque étape du processus, du sourcing à la distribution. Cette nouvelle approche permet également de mieux répondre aux attentes des clients et de renforcer leur satisfaction. Par ailleurs, elle offre aux entreprises la possibilité de gagner en flexibilité et en agilité, deux qualités essentielles pour s’adapter rapidement aux changements du marché. En fin de compte, cette collaboration vise à créer une chaîne de valeur plus robuste et performante.

Répondre au sondage sur Vos priorités et suggestions pour le partenariat

Les adhérents sont invités à contribuer activement en proposant des thématiques concrètes à explorer dans le cadre de ce partenariat. Ce webinaire marque le début d’une collaboration prometteuse pour sécuriser et optimiser les transformations nécessaires à la réussite de nos entreprises. En s’appuyant sur des initiatives conjointes, telles que des groupes de travail et des projets pilotes, les membres pourront tirer parti de cette synergie pour dépasser les contraintes actuelles. L’engagement collectif et le partage de connaissances seront les clés du succès de cette alliance, ouvrant la voie à une nouvelle ère de performance nos adhérents.


Logo de France Qualité Performance

À propos de France Qualité

L’Association France Qualité Performance (AFQP), dite France Qualité, rassemble près de 2 000 organismes publics et privés en France à travers ses 11 composantes territoriales. Elle promeut une « Nouvelle Qualité » qui intègre notamment le Management, la Stratégie, la QVCT, l’Expérience client, la RSE, l’Excellence Opérationnelle… , pour un pilotage de l’ensemble des composantes de la performance de l’organisation. France Qualité mise pour cela sur le partage des bonnes pratiques, produit des publications de référence telles que Quali’Bord ou des Livres blancs et organise des forums et événements en région et au plan national ainsi que les Prix Nationaux de la Qualité et le Trophée Leader Qualité. 

ACTUALITÉS

Voir toutes les actus


ÉVÈNEMENTS

PRESSE
Pour aller plus loin

Lire la suite

Atelier Prospective : Vivre les Impacts du Changement Climatique sur la Supply Chain pour construire un futur désirable

« Le cerveau humain a besoin de savoir de quoi l’avenir sera fait » nous dit Sébastien Bohler, or la conviction du groupe de travail prospective est que le futur se construit ! Ils ont donc œuvré pour sensibiliser et embarquer un maximum d’acteurs de la Supply Chain afin de bâtir des scénarios désirables et des stratégies d’adaptation des Supply Chains aux risques climatiques. Retour sur le premier livrable du chantier après un an de travaux collectifs : l’atelier des périls.

Le chantier prospective :

au-delà du CO2

Les signaux faibles sont déjà présents en 2024, comme le montrent de nombreux articles de presse. En 2040, gérer les impacts du changement climatique sera notre quotidien.

Comment s’adapter aux nouvelles attentes, aux réglementations et au changement climatique ? Quelles stratégies d’adaptation les entreprises doivent-elles construire, dès aujourd’hui ? Les actions amorcées par les entreprises sont-elles suffisantes et réalistes ?

L’essentiel des efforts liés au climat se focalise sur la décarbonation du transport, or d’autres éléments liés au changement climatique impactent déjà les Supply Chains de façon marginale, mais ils deviendront plus prégnants dans le futur, il faut les considérer dès maintenant pour transformer les entreprises.

  • atelier-prospective-futur-desirable-02

  • atelier-prospective-futur-desirable-05

  • atelier-prospective-futur-desirable-03

  • Brainstorm d'une équipe sur la question d'un futur désirable

    atelier-prospective-futur-desirable-04

Les participants à l’atelier de restitution.

L’atelier de design fiction :

la concrétisation du chantier prospective

Un groupe passionné guidé par Aurélie Delemarle, Principal chez Argon&Co s’est donc lancé dans une année de travail collectif suivant des choix méthodologiques structurants :

  • Périmètre de l’étude : les 6 périls plutôt que les 9 limites planétaires. En effet, les périls peuvent être expérimentés et font appel aux émotions. De plus, ils permettent de prendre en considération toutes les catégories de la taxonomie européenne, à savoir :

    1. la hausse des températures ;
    2. l’augmentation des tempêtes violentes ;
    3. la perte de biodiversité ;
    4. les inondations ;
    5. la montée des eaux ;
    6. le stress hydrique.
  • Scénarii d’impacts plutôt que de transition ou de changement climatique : l’étude s’intéresse aux impacts directs ou indirects sur les 4 fonctions essentielles de la Supply Chain (demande, approvisionnements, production et distribution logistique).

Les résultats de ces travaux seront publiés au cours de l’année (Livrable péril​, PESTELs, Nouveaux Récits​, 1 ou 2 articles scientifiques​). Le premier d’entre eux a fait l’objet d’un test grandeur nature avec les membres du Lab SupplyChain4Good.

Le premier livrable du groupe a pris la forme d’un atelier de prospective de 3 h par design fiction. Ce parti pris s’explique par la capacité à embarquer les participants dans l’histoire, à leur faire vivre et donc mieux mesurer les impacts du changement climatique.

Zoom sur les outils utilisés lors de l'atelier

Les artefacts du péril sur la biodiversité

Cette approche immersive a séduit, renforçant l’engagement à passer à l’action.

Les participants ont à leur disposition une mallette de jeu regroupant des artefacts​ (objets tout droits venus de 2040) et une note explicative à destination des animateurs, avec notamment le contexte du scénario synthétisé via un PESTEL.

La biodiversité :

« parent pauvre de l’ensemble des enjeux du changement climatique »

Voici un enjeu qui tenait à cœur à certains des participants, en effet on parle bien plus souvent de la hausse des températures par exemple que de la biodiversité. « On est sur un sujet de footprint de la Supply », nous raconte Tariel Chamerois, CSR & Sustainability Manager France & Morocco pour DB Schenker dans un contexte où les entreprises sont dans l’obligation de réduire des sites de production, en l’occurrence éoliens, parce qu’ils sont sur une zone de migration d’oiseaux.

Argent

Cet atelier dit du « péril biodiversité » donne l’enjeu de la limitation des accès aux fonciers, avec des zones sanctuarisées où l’on ne pourra plus s’implanter.

Puis évidemment ce thème ouvre la question de la budgétisation et de l’impact sur les prix. Comment valorise-t-on la biodiversité ? Quel est le prix du poisson ? Quel est le prix des oiseaux ? La biodiversité fournit tout un tas de ressources et/ou de services écosystémiques qui sont aujourd’hui gratuits ou considérés comme tels et donc l’idée première serait de la réintégrer dans les budgets futurs.

Aujourd’hui pas de valeur, le groupe du jour conclut donc que le cadre réglementaire doit et va évoluer.

Si l’on reprend le cas de la pêche, aujourd’hui ce qu’on compte dans le prix de la vente du poisson, c’est uniquement l’énergie et les ressources humaines qu’il a fallu pour aller pêcher le poisson, mais pas du tout la ressource poisson qui elle est gratuite une fois qu’elle est prise. Demain, peut-être qu’il va falloir considérer le fait de la régénérer comme c’est aujourd’hui très bien fait par le modèle FSC par exemple (plantation d’arbres en contrepartie de ceux prélevés).

Pénélope Laigo, Sustainability & QHSE Group Director chez FM Logistic

Enfin, un autre impact pressenti : le devoir de concevoir des Supply Chains biodiversity friendly. C’est-à-dire des business modèles, des bâtiments, des flux et solutions qui tiennent compte dès le départ des potentiels impacts sur la biodiversité et donc comment, les éviter voire avoir des impacts positifs, régénératifs.

Il est impératif pour les entreprises de développer des stratégies proactives et intégratives qui tiennent compte de tous les aspects du changement climatique, incluant les impacts sur la biodiversité. Cela nécessite de repenser les modèles économiques, les infrastructures et les processus de manière à minimiser les impacts négatifs et à promouvoir des pratiques régénératives. L’engagement collectif et l’innovation seront essentiels pour transformer les Supply Chains et assurer leur résilience face aux défis climatiques à venir.

ACTUALITÉS

Voir toutes les actus


ÉVÈNEMENTS

PRESSE
Pour aller plus loin
  • PRIX DU MEILLEUR ARTICLE EN SUPPLY CHAIN DURABLE • ÉDITION 2024

    France Supply Chain et l’AIRL-SCM lancent la 3e édition du Prix du Meilleur Article en Supply Chain Durable.

    En savoir plus

  • COMMENT CONSTRUIRE DES SUPPLY CHAIN CIRCULAIRES ? RETOUR SUR UN ATELIER DE RÉFLEXION COLLABORATIVE
    Entreprises, institutions, académies, collectivités et associations affirment ensemble que la Supply Chain circulaire est incontournable pour une économie circulaire.

    En savoir plus

Lire la suite

Challenges Plan de Décarbonation : des ateliers privés inédits

« Réduire l’impact de sa logistique sur notre environnement et contribuer à atteindre la neutralité carbone nécessitent d’aller bien au-delà d’une vision encore trop dominante qui consiste à croire qu’une transition énergétique des poids lourds vers les biocarburants, l’électrique ou l’hydrogène seuls sont suffisants et que c’est aux transporteurs de régler tout le problème. » C’est ainsi que Yann Briand, l’un de nos 2 challengeurs résume le besoin de travailler ensemble à l’amélioration des stratégies de décarbonation des entreprises. Comment ? En partageant et en se remettant en question.

Depuis 2023, en petit comité privé, 3 ateliers engageants ont été menés dans le cadre du Lab SuppplyChain4Good de France Supply Chain en collaboration avec 2 think tanks. Apprenez-en plus grâce à l’interview croisée de leurs experts.

  • Photo de Yann Briand

    Yann BRIAND

    Chief Scientific Officer – Deep Decarbonization Pathways (DDP) initiative Climate, Energy and Transport expert

    Logo IDDRI
    L’Iddri est un think tank qui facilite la transition vers le développement durable

  • Photo de Reuben Fisher

    Reuben FISHER

    Chef de Projet Fret

    Logo The Shift Project
    The Shift Project est un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone

Pourquoi l’IDDRI et The Shift Project se sont-ils impliqués dans ces ateliers ?

Yann Briand

L’intérêt de ces échanges, c’est de construire un espace de confiance où les entreprises peuvent humblement présenter où elles en sont de leurs réflexions, expliquer leurs problématiques, et accepter les critiques. Ce qui nous rassemble doit être la volonté de s’améliorer et d’être encore plus performant. L’organisation de ces dialogues doit continuer à permettre cette liberté de ton qui fait sa force et permet d’éviter que cela devienne un exercice de communication entre-soi. Elle doit continuer à rassembler des directeurs Supply Chains, mais aussi des directeurs RSE, achats, commercial, et même CFO, et leurs équipes !


Reuben Fisher

Les challenges de décarbonation sont l’occasion pour les entreprises participantes de partager quelque chose de critique — comment concilier la volonté économique (profits, croissance) avec les impératifs énergétiques et climatiques. En effet, notre point de vue au Shift Project est que les limites physiques telles que la quantité d’énergie disponible à un moment donné, ou la quantité totale de gaz à effet de serre dans l’atmosphère sont encore plus contraignantes que des concepts économiques.

Groupe de dirigeant dans les locaux Avril

Atelier dans les locaux du Groupe Avril

Que signifie « partager son plan de décarbonation » pour les entreprises que vous challengez ?

Reuben Fisher

Les entreprises expliquent comment elles se transforment pour rendre leurs activités et services pérennes dans les décennies qui viennent, et à court terme nous utilisons différentes grilles de lecture pour cela. D’entrée, si les chiffres clefs de l’entreprise ne font pas mention de l’énergie ou des émissions, cela donne l’impression que l’entreprise pense pouvoir fonctionner « hors sol », sans besoin d’énergie, sans émettre de gaz à effet de serre. Quand les « one pager » des entreprises comporteront ces informations, au même niveau & au même titre que le CA, l’EBITDA, le nombre de collaborateurs-rices ou les sites à travers le monde, nous aurons franchi un pas intéressant !

Pour entrer plus dans le détail, ensuite on s’intéresse à la valorisation du CO2 par l’entreprise — applique-t-elle un prix interne à la tonne de CO2, & si oui dans quels contextes — que les investissements ou aussi pour les achats courants ? Est-ce que le prix est le même que pour les émissions évitées ? Sinon quelle est la logique derrière la différence ? En allant plus loin, nous avons vu des résultats financiers d’entreprises qui étaient présentés déduction faite de l’impact financier du CO2.


Yann Briand

Cela signifie que les entreprises doivent partager les principales transformations qu’elles souhaitent mettre en œuvre et surtout les conditions qu’elles mettent en place pour y arriver ! Par exemple, cela peut nécessiter de requestionner avec ses fournisseurs et ses clients, les organisations logistiques propres à chaque chaîne de valeur et à chacun, qui limitent les possibles choix logistiques pour sortir du tout camion entre autres. Il faut changer les contraintes des services logistiques de coût et de délai entre autres. Cela peut nécessiter aussi de revoir ses stratégies d’achat et commerciale pour repenser les produits et la localisation de ces fournisseurs et clients afin de réduire les quantités, le poids ou les volumes utilisés et également les distances à parcourir entre la matière première et le client final. En bref, réduire les émissions du transport de marchandises nécessite des actions fortes des chargeurs en partenariat avec leurs logisticiens et transporteurs, jusqu’à l’implication des fournisseurs et clients finaux !

La bonne prise en considération et la mise en œuvre de ces transformations nécessite d’adopter une perspective de long terme allant bien au-delà de 5 à 10 ans pour comprendre nos limites et être à même de considérer ces changements plus structurels, mais nécessaires à l’atteinte de la neutralité carbone. Qui plus est, la problématique complexe que les entreprises et tout décideur doit affronter aujourd’hui, c’est que ces changements organisationnels, complémentaires aux changements technologiques, doivent être amorcés dès aujourd’hui, mais porteront leur fruit parfois seulement plusieurs années après, et qu’ils auront un impact sur la distribution de la valeur au sein de l’entreprise et parfois au sein de la chaine de valeur.

Deux experts think tank qui regardent 2 challengers

Les experts des 2 think tanks et 2 challengeuses : Pénélope Laigo, Sustainability & QHSE Group Director FM Logistic Corporate et Lucie Aitsahalia, Responsable Énergie et Environnement Groupe FM Logistic

Quels sont les éléments critiques à aborder en dehors du calcul CO2 ?

Yann Briand

Pour mieux comprendre comment les décisions peuvent changer, nous discutons et continuerons à discuter avec la diversité d’entreprises de France Supply Chain (chargeurs, logisticiens et transporteurs) sur le fait de :

  • adopter une stratégie systémique alliant transformations technologiques et organisationnelles ;
  • penser à 2050 pour revisiter la cohérence des choix pour les 5 prochaines années.

Reuben Fisher

Globalement, en dehors de la consommation des bâtiments, la consommation énergétique est assez peu suivie, à la fois en termes de quantité totale, ainsi que les types d’énergies utilisées. C’est assez surprenant pour un secteur dont la dépendance aux énergies fossiles liquides est flagrante, car un récent rapport du Shift (pour le ministère des armées) indique une baisse de plusieurs dizaines de % de la quantité de pétrole disponible d’ici 2050. C’est dire s’il est critique d’anticiper & d’entamer la transformation énergétique dès aujourd’hui, faute de quoi des entreprises risquent de se trouver comme des actifs échoués dans le monde sous forte contrainte énergétique qui se profile.

Félicitations aux 8 entreprises s’étant prêtées aux jeux jusqu’ici :

  • RENAULT_GROUP_LOGO_FULL_NOIR_RVB

  • michelin-logo-transparent

  • Logo_DB_Schenker

  • Directeur de Projets Supply Chain

  • remy-cointreau-logo

  • logo-point-p

  • Alternance – Chargé(e) de projets Supply Chain H/F

  • logo-legrand

Merci messieurs pour vos témoignages et votre investissement dans ce projet.


Sources :

ACTUALITÉS

Voir toutes les actus


ÉVÈNEMENTS


PRESSE

Lire la suite

Les premiers résultats concrets pour une Logistique Urbaine Plus Efficiente racontés par les acteurs du projet E.VO.L.U.E

Christelle Seiller, Directrice Mobilité GPSO, Xavier Hua, Directeur Général l’Institut du Commerce, Gaëlle Quéré, Directrice RSE – Distribution et Express GEODIS, Tariel Chamerois, Head of Sustainability France & Maghreb DB Schenker, Jean-Baptiste Derdoy, Manager Mobility PTV Logistics et Nathalie Woock, Cheffe du service « Fret et entreprises de transport» Région Île-de-France absente ce jour

Découvrez l’histoire d’E.VO.L.U.E au travers des témoignages des 5 intervenants de notre conférence au SITL 2024.

Comment cela s’est-il passé ? À quoi aboutit-on aujourd’hui ? Et surtout, comment le projet peut-il continuer dans les prochains mois ou années ?

Un projet pilote régional et multi acteurs

X.Hua : Donc E.VO.L.U.E, ça veut dire, engagement volontaire pour une logistique urbaine plus efficiente. Il s’agit d’une initiative dont je vais détailler un petit peu les contours et qui a démarré il y a à peu près deux ans.

Cette initiative privée au départ est à mettre au crédit de 3 associations. La première, ce n’est pas très bien, mais la première que je représente est l’Institut du Commerce. Les 2 autres associations que vous connaissez bien, le Club Déméter, qui anime la fresque de la logistique juste derrière. Et France Supply Chain qui est vraiment l’association de la Verticale Supply Chain tous secteurs confondus. Vous avez compris que ces 3 associations sont totalement complémentaires.

On a eu cette idée bizarre et étrange de travailler ensemble, de vouloir travailler ensemble et de mettre en commun finalement tout ce réseau de nos adhérents pour travailler sur une logistique urbaine plus efficiente.

Puis, au milieu c’est le territoire de test, le Grand Paris-Seine-Ouest et ses différentes communes. Cela représente 320000 habitants. Un territoire avec une étendue qui est à la fois très urbaine, par exemple Boulogne, Boulogne-Billancourt et des territoires un peu plus champêtres, on va dire. Marne-la-Coquette, tout à l’ouest de ce territoire. Et vous avez un fleuve au milieu, vous avez la Seine. Donc c’est un territoire qui est très représentatif avec des contraintes qui sont assez intéressantes pour la logistique urbaine.

Enfin, en dessous les sponsors et les partenaires techniques de ce projet :

  • La région Île-de-France

    qui subventionne cette initiative

  • LLC, associé avocat

    pour le cadrage juridique

  • PTV

    pour tout ce qui est traitement des données

  • SprintProject

    sur la gestion de projet et sur l’innovation

Les données : plus de 25 000 livraisons et ramasses sur le territoire de GPSO

X.Hua : Revenons une minute sur un point extrêmement important pour la suite, sur lequel on a passé beaucoup de temps : donner un cadre juridique totalement sécurisé pour que les contributeurs, entre autres DB Schenker et Geodis, mais d’autres également, puissent partager leurs données en toute confidentialité.

Le projet en tant que tel, pour ceux qui nous avaient suivis il y a 2 ans ou un peu plus, on avait présenté ce projet avec plusieurs phases. La première étant la collecte de données. Parce qu’il était extrêmement important de savoir ce qui se passe sur un territoire avec des contributeurs, avec des chargeurs, avec des acteurs économiques qui livrent des marchandises sur ce territoire.

Contribution d'EVOLUE pour le SITL 2024

3 contributeurs ont accepté de partager leur nom, Geodis, DB Shenker et Raja

Toutes ces données représentent 400 livraisons ou ramasses par jour. Cela représente quand même un volume qui est assez conséquent. On peut se dire, comme ça j’évite peut-être la question, oui c’est que 5 contributeurs, mais ça représente finalement un volume de données qui est tout à fait pertinent et sur lequel on a des résultats qui sont très intéressants à partager.

Les résultats et des solutions pour nos villes

JB. Derdoy : PTV logistics a pris en charge l’exploitation des données qui ont été transmises par les partenaires. On a récolté un total de plus de 25000 livraisons et ramasses sur le territoire de GPSO et on les a analysées. Grâce aux solutions logicielles, on a reconstitué les tournées, on a pu faire différentes analyses et on vous en présente deux principales ici.

La première approche : comment passer de 20% de ramasses et livraisons desservies à un meilleur taux et un meilleur niveau de service ?

Localisation

Sur le territoire de GPSO, il y a aujourd’hui 260 aires de stationnement qui sont représentées par les triangles jaunes. Elles permettent de desservir 5 000 livraisons dans une hypothèse d’aire de chalandise de 50 mètres. Donc il y a 5 000, c’est-à-dire 20% des livraisons et ramasses qui sont dans l’aire de chalandise d’une aire de stationnement sur le territoire aujourd’hui. À partir de ce constat, on a réalisé l’exercice d’augmenter l’offre en aire de livraison pour voir quel niveau de service on pouvait offrir aux livraisons et aux ramasses.

On a poussé l’exercice et on est allé jusqu’à 1000 aires de stationnement, on couvrirait 90% des livraisons et ramasses sur le territoire.

Le deuxième exercice : positionner 3 hubs urbains de manière pertinente sur le territoire

Evolue analyse les livraisons micro hub

On a aussi analysé les temps de parcours des véhicules de livraison. Les bouchons impactent relativement peu les tournées sur le territoire. En revanche, pour le déplacement du dépôt jusqu’à l’accessibilité du territoire, il y a un vrai enjeu. Pour pouvoir réaliser les livraisons et les dessertes à partir de 9h du matin, il faut partir tôt et être sur le réseau structurant d’Île-de-France pendant la pleine période de pointe.

C’est-à-dire de pouvoir couvrir le territoire mais aussi d’être sur des axes qui sont relativement accessibles pour la circulation routière. À partir de ces positions-là, on serait en mesure de desservir 95% des livraisons et ramasses sur le territoire, en respectant notamment la question des coupures urbaines et la Seine qui impose des contraintes en termes de circulation, avec une aire de chalandise théorique de 2 km.

Les témoignages de Géodis et DB Schenker

  • Guillemets ouvrants

    Quelles sont les stratégies que Géodis a pour la logistique urbaine ?

    « C’est un écosystème qu’on doit structurer pour arriver à améliorer notre logistique et réduire notre impact ensemble. » Gaëlle Quéré

  • Guillemets ouvrants

    Qu’est-ce que ces cartographies apportent à DB Schenker ?

    « ce projet il accompagne finalement la vision de la transformation de la chaîne de distribution des marchandises que nous gérons en donnant un éclairage certes fait par une équipe on va dire de droits privés mais qui quand même éclaire quand même le l’ensemble du paysage et qui pourra j’espère apporter une contribution aussi plus largement et éclaire finalement les pouvoirs locaux » Tariel Chamerois


Je dis qu’il n’y a pas de hub urbain mutualisé est-ce que c’est vrai ou est-ce que c’est faux ? Quelles sont les initiatives que vous portez ?

Quels enseignements pour le territoire ?

C. Seiller : Alors dans les enseignements très clairement nous ça nous a permis d’objectiver en fait un ressenti et de le quantifier. Pour bien faire il faudrait qu’on fasse quatre sur les aires de livraison, on s’aperçoit que les points de livraison sont extrêmement diffus. Là au moins j’ai la quantité et je sais que je ne vais pas y arriver c’est à dire que faire fois 4 sur les aires de livraison dans un milieu urbain déjà contraint c’est très compliqué on est confronté tous les jours à la nécessité d’utiliser l’espace de stationnement pour autre chose notamment à l’installation des bornes de recharge pour véhicules électriques, aujourd’hui c’est une pression assez forte qu’on a sur l’espace public et on a la même chose sur le stationnement vélo.

Faire des outils logistiques tactiques temporaires expérimentaux et se dire on fait la démonstration de l’utilité et après on se rend en capacité de pérenniser, de réserver du foncier de manière plus volontariste.

Comment aller plus loin ?

X. Hua : on a deux pistes en fait qui ont été identifiées la première avec le territoire gpso avec les acteurs ici présents sur cette notion de hub urbain mutualisé car on s’est aperçu qu’il n’y avait pas finalement d’initiatives, de réalisation concrète de hub urbain mutualisé entre plusieurs acteurs économiques et opérés par plusieurs prestataires.

L’autre piste et qui était celle en fait poursuivie à l’origine de ce projet : modéliser une approche, une sorte de kit en fait, d’outils pour aller voir les collectivités en disant « si vous voulez gérer de la manière la plus efficace possible la logistique urbaine dans votre territoire, on vous apporte en fait toute une méthodologie ».

On est prêt à tester cette méthodologie-là sur un autre territoire.

ACTUALITÉS

Voir toutes les actus


ÉVÈNEMENTS


PRESSE

Pour aller plus loin
  • E.VO.L.U.E : LES PREMIERS RÉSULTATS CONCRETS POUR UNE LOGISTIQUE URBAINE PLUS EFFICIENTE

    France Supply Chain, le Club Déméter, et l’Institut du Commerce portent le projet E.VO.L.U.E.

    En savoir plus

  • POURQUOI ET COMMENT UTILISER LE GREEN RADAR SUPPLY CHAIN ?
    Cette publication répond aux attentes des entreprises qui ne souhaitent plus choisir entre compétitivité et durabilité.

    En savoir plus

  • FRANCE SUPPLY CHAIN DÉCERNE SON PRIX DU MEILLEUR ARTICLE EN SUPPLY CHAIN DURABLE
    «First and Last Miles by Cargo Bikes: Ecological Commitment or Economically Feasible? The Case of a Parcel Service Company in Paris»

    En savoir plus

Lire la suite

FRANCE SUPPLY CHAIN © All rights reserved

Credits and Legal Mentions      I      RGPD      I      S'abonner      I      Contact      I      Plan du site