Bienvenue à nos nouveaux membres de chez Mobivia et LABORATOIRES THEA qui nous ont rejoints depuis notre dernière newsletter.
Une nouvelle cheffe de projet pour soutenir l’activité des LABS
Dans les coulisses
Je suis Mervé AKPINAR, j’ai le plaisir d’avoir intégré l’association France Supply Chain et ses membres en mai 2024. J’ai en charge les Labs ETI-PME et Digital & Technologies ainsi que les chapters Asiatiques. Dans mes précédentes expériences, j’ai eu l’opportunité de travailler en prévision des ventes chez DIM et Samsung, ainsi qu’en tant que coordinatrice de prestataire logistique chez Nestlé.
Aujourd’hui je suis extrêmement impatiente de contribuer aux futurs projets de France Supply Chain et de continuer à relever de nouveaux défis avec une équipe aussi dynamique, engagée et passionnée par le monde de la Supply Chain.
Gilles Verdier, Innovation leader at Michelin Supply Chain témoigne
Les acteurs
J’ai beaucoup partagé avec mes collègues du groupe Passage à l’échelle et cela m’a permis de modifier et d’ajuster mon pilotage de l’innovation en prenant directement des idées que j’ai pu puiser dans nos échanges.
Dans cette interview vidéo, Gilles Verdier répond aux questions d’Elorri Thicoïpé, responsable communication de l’association. Découvrez :
Son rôle chez Michelin ;
Ce que signifie pour lui, s’engager dans l’association ;
Ce que cela lui apporte concrètement ;
Enfin, apprenez-en plus sur notre membre : une découverte, une conviction, un projet qui lui tient à cœur peut-être ?
La Supply Chain face aux enjeux d’agilité, de résilience et d’ESG
La Supply Chain est un actif stratégique, son efficacité et son adaptabilité sont devenus les conditions de la résilience des entreprises elles-mêmes. Une interview croisée de :
Yann de Feraudy, Président de France Supply Chain
Souhail Haddaji, Transformation Strategy & Value Advisory Leader chez ServiceNow
Les spécificités de la Supply Chain en Afrique de l’Est
Xavier Ameil a contribué au développement de Decathlon au Maroc avant de s’installer au Kenya jusqu’à fin 2021 pour ouvrir des magasins “en propre” comme dans le reste de l’Afrique subsaharienne. Dans cette interview, il présente le modèle et le “footprint” africain de production et de distribution, puis se concentre sur la mise en place de hubs de distribution en Afrique. Il aborde également, une région généralement moins connue des Français par rapport au reste de l’Afrique.
Les prochaines séances
DATES A PAS MANQUER
[Salon]
18-20/06
Preventica 2024 • Strasbourg
[Atelier]
19/06
Prospective “Beyond co2” – design fiction
[Salon]
19-20/06
Top logistics Europe 2024
[Salon]
25/06
Journées hydrogène dans les territoires
[Table ronde]
25/06
Décarbonation de la chaine logistique avec France Hydrogène
[Réunion]
25/06
Lab Richesses Humaines
[Webinar]
26/06
Un nouveau partenariat pour de nouvelles solutions
[Prix]
02/07
Les ROIS DE LA SUPPLY CHAIN
[Réunion]
10/07
Communauté des risques – panorama des outils de gestion de risques
[Réunion]
10/07
Lab ETI/PME
[Réunion]
10/07
Lab SupplyChain4Good
[Webinar]
18/07
MBA manager de la supply chain par De Vinci executive education
[Congrès]
05/12
RISC 2024 – Rencontres Internationales de la Supply Chain
« Réduire l’impact de sa logistique sur notre environnement et contribuer à atteindre la neutralité carbone nécessitent d’aller bien au-delà d’une vision encore trop dominante qui consiste à croire qu’une transition énergétique des poids lourds vers les biocarburants, l’électrique ou l’hydrogène seuls sont suffisants et que c’est aux transporteurs de régler tout le problème. » C’est ainsi que Yann Briand, l’un de nos 2 challengeurs résume le besoin de travailler ensemble à l’amélioration des stratégies de décarbonation des entreprises. Comment ? En partageant et en se remettant en question.
Depuis 2023, en petit comité privé, 3 ateliers engageants ont été menés dans le cadre du Lab SuppplyChain4Good de France Supply Chain en collaboration avec 2 think tanks. Apprenez-en plus grâce à l’interview croisée de leurs experts.
Yann BRIAND
Chief Scientific Officer – Deep Decarbonization Pathways (DDP) initiative Climate, Energy and Transport expert
L’Iddri est un think tank qui facilite la transition vers le développement durable
Reuben FISHER
Chef de Projet Fret
The Shift Project est un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone
Pourquoi l’IDDRI et The Shift Project se sont-ils impliqués dans ces ateliers ?
Yann Briand
L’intérêt de ces échanges, c’est de construire un espace de confiance où les entreprises peuvent humblement présenter où elles en sont de leurs réflexions, expliquer leurs problématiques, et accepter les critiques. Ce qui nous rassemble doit être la volonté de s’améliorer et d’être encore plus performant. L’organisation de ces dialogues doit continuer à permettre cette liberté de ton qui fait sa force et permet d’éviter que cela devienne un exercice de communication entre-soi. Elle doit continuer à rassembler des directeurs Supply Chains, mais aussi des directeurs RSE, achats, commercial, et même CFO, et leurs équipes !
Reuben Fisher
Les challenges de décarbonation sont l’occasion pour les entreprises participantes de partager quelque chose de critique — comment concilier la volonté économique (profits, croissance) avec les impératifs énergétiques et climatiques. En effet, notre point de vue au Shift Project est que les limites physiques telles que la quantité d’énergie disponible à un moment donné, ou la quantité totale de gaz à effet de serre dans l’atmosphère sont encore plus contraignantes que des concepts économiques.
Atelier dans les locaux du Groupe Avril
Que signifie « partager son plan de décarbonation » pour les entreprises que vous challengez ?
Reuben Fisher
Les entreprises expliquent comment elles se transforment pour rendre leurs activités et services pérennes dans les décennies qui viennent, et à court terme nous utilisons différentes grilles de lecture pour cela. D’entrée, si les chiffres clefs de l’entreprise ne font pas mention de l’énergie ou des émissions, cela donne l’impression que l’entreprise pense pouvoir fonctionner « hors sol », sans besoin d’énergie, sans émettre de gaz à effet de serre. Quand les « one pager » des entreprises comporteront ces informations, au même niveau & au même titre que le CA, l’EBITDA, le nombre de collaborateurs-rices ou les sites à travers le monde, nous aurons franchi un pas intéressant !
Pour entrer plus dans le détail, ensuite on s’intéresse à la valorisation du CO2 par l’entreprise — applique-t-elle un prix interne à la tonne de CO2, & si oui dans quels contextes — que les investissements ou aussi pour les achats courants ? Est-ce que le prix est le même que pour les émissions évitées ? Sinon quelle est la logique derrière la différence ? En allant plus loin, nous avons vu des résultats financiers d’entreprises qui étaient présentés déduction faite de l’impact financier du CO2.
Yann Briand
Cela signifie que les entreprises doivent partager les principales transformations qu’elles souhaitent mettre en œuvre et surtout les conditions qu’elles mettent en place pour y arriver ! Par exemple, cela peut nécessiter de requestionner avec ses fournisseurs et ses clients, les organisations logistiques propres à chaque chaîne de valeur et à chacun, qui limitent les possibles choix logistiques pour sortir du tout camion entre autres. Il faut changer les contraintes des services logistiques de coût et de délai entre autres. Cela peut nécessiter aussi de revoir ses stratégies d’achat et commerciale pour repenser les produits et la localisation de ces fournisseurs et clients afin de réduire les quantités, le poids ou les volumes utilisés et également les distances à parcourir entre la matière première et le client final. En bref, réduire les émissions du transport de marchandises nécessite des actions fortes des chargeurs en partenariat avec leurs logisticiens et transporteurs, jusqu’à l’implication des fournisseurs et clients finaux !
La bonne prise en considération et la mise en œuvre de ces transformations nécessite d’adopter une perspective de long terme allant bien au-delà de 5 à 10 ans pour comprendre nos limites et être à même de considérer ces changements plus structurels, mais nécessaires à l’atteinte de la neutralité carbone. Qui plus est, la problématique complexe que les entreprises et tout décideur doit affronter aujourd’hui, c’est que ces changements organisationnels, complémentaires aux changements technologiques, doivent être amorcés dès aujourd’hui, mais porteront leur fruit parfois seulement plusieurs années après, et qu’ils auront un impact sur la distribution de la valeur au sein de l’entreprise et parfois au sein de la chaine de valeur.
Les experts des 2 think tanks et 2 challengeuses : Pénélope Laigo, Sustainability & QHSE Group Director FM Logistic Corporate et Lucie Aitsahalia, Responsable Énergie et Environnement Groupe FM Logistic
Quels sont les éléments critiques à aborder en dehors du calcul CO2 ?
Yann Briand
Pour mieux comprendre comment les décisions peuvent changer, nous discutons et continuerons à discuter avec la diversité d’entreprises de France Supply Chain (chargeurs, logisticiens et transporteurs) sur le fait de :
adopter une stratégie systémique alliant transformations technologiques et organisationnelles ;
penser à 2050 pour revisiter la cohérence des choix pour les 5 prochaines années.
Reuben Fisher
Globalement, en dehors de la consommation des bâtiments, la consommation énergétique est assez peu suivie, à la fois en termes de quantité totale, ainsi que les types d’énergies utilisées. C’est assez surprenant pour un secteur dont la dépendance aux énergies fossiles liquides est flagrante, car un récent rapport du Shift (pour le ministère des armées) indique une baisse de plusieurs dizaines de % de la quantité de pétrole disponible d’ici 2050. C’est dire s’il est critique d’anticiper & d’entamer la transformation énergétique dès aujourd’hui, faute de quoi des entreprises risquent de se trouver comme des actifs échoués dans le monde sous forte contrainte énergétique qui se profile.
Félicitations aux 8 entreprises s’étant prêtées aux jeux jusqu’ici :
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Directeur de Projets Supply Chain
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Alternance – Chargé(e) de projets Supply Chain H/F
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Merci messieurs pour vos témoignages et votre investissement dans ce projet.
Sources :
The Shift Data Portal
Les entreprises et la neutralité carbone, un narratif de transformations systémiques et de coopération : Illustration sur le secteur du transport de marchandises
Comment la Stratégie de développement du fret ferroviaire peut renforcer l’ambition du secteur en France
Trajectoires de décarbonation profonde du transport de marchandises en France
Le raccourcissement des chaînes d’approvisionnement mondiales, clé de la décarbonation des transports
Les voies du changement, cela commence aussi par la parité, la complémentarité entre l’homme et la femme. Cet article revient sur les initiatives importantes et inspirantes partagées lors d’une table ronde du SITL 2024 par des professionnels de la Supply Chain et de la logistique.
Sabine Vu
Fondatrice-présidente de l’association
Olga Alexandrova
Directrice déléguée au pôle « terrestre »
Marie Defrance
adjointe à la présidente déléguée de la CSIAM, et membre du conseil d’administration de Femmes en mouvement
Marie-Laure Furgala
directrice de l’ISLI au sein de la Global Supply Chain de Kedge Business School, en charge de la communauté des femmes de France Supply Chain
Jean-Christophe Machet
Directeur général de FM Logistic
Comment attirer plus de femmes en Supply Chain et logistique ?
4% des conducteurs sont des femmes
En France, en 2023,
Marie Defrance : On estime qu’en France, il y a une pénurie d’environ 60 000 conducteurs-conductrices. Or, la décarbonation peut être une opportunité pour recruter plus de femmes conductrices de poids lourd, et notamment dans le cadre de l’électrification des poids lourds.
Les poids lourds électriques amènent une amélioration des conditions de travail, ce qui peut attirer plus de femmes :
Absence de vibrations sous le siège, puisqu’il n’y a plus de moteur thermique;
Plus de bruit dans la cabine;
Et aussi, pour les camions de la logistique urbaine qui laissent tourner leur moteur thermique, le chauffeur descend sa livraison sont exposés aux risques chimiques.
Pour compléter, pour ce qui est des initiatives des constructeurs, on peut parler de l’amélioration de la cabine, du lit, et puis les toilettes et un lavabo offrent de nouvelles conditions d’hygiène et de sécurité. On voit aussi que des solutions plus inclusives pour les femmes, elles seraient aussi bénéfiques pour les hommes.
Une table ronde à découvrir en intégralité en replay
Et en entrepôt ?
JC Machet : Quand il faut parfois porter des charges, nos collaborateurs, sont équipés d’exosquelettes, d’outils d’aide à la charge, que ce soit hommes ou femmes. Mais donc, nos métiers, qui sont de plus en plus équipés, peuvent accueillir autant des femmes que des hommes sur la manutention.
Marie Defrance : Parmi les constructeurs adhérents de l’ACIAM, il y a de nombreuses initiatives et d’indicateurs qui sont mis en place pour faire progresser les femmes, des actions de mentoring, de coaching, de formation, pour faire aussi évoluer les femmes au sein des entreprises. Donc je pense que c’est un secteur qui bouge sur le sujet des femmes et de la diversité des parcours.
JC Machet : La supply chain est un terrain de jeu extraordinaire pour accueillir les talents de demain. Et en fait, aujourd’hui, je m’excuse presque de parler des femmes dans la supply chain. Dans la supply chain, on a besoin de talents. Il faut travailler sur l’attractivité des métiers, sans distinction de genre.
L’exemple inspirant de FM Logistic
les femmes représentent 20% de l’effectif et 18,5% dans la branche transport et logistique
Dans l’ensemble du secteur des transports,
JC Machet :Là où on a un vrai challenge, c’est sur les jobs qui sont postés qui sont souvent couverts par des hommes. Donc là, nous, il faut qu’on progresse dans nos entreprises pour faire en sorte de trouver des aménagements qui feront que ces postes-là soient aussi accueillants et possibles d’accès pour nos collaboratrices à tout moment de la journée.
Donc, des positions mises en avant, des référentes. Et puis, dans très peu de temps, on va débuter une formation qui sera réservée pour nos collaboratrices. Parce que je crois qu’il n’y a rien de tel qu’un mouvement collectif qui va donner envie à certains, qui va rassurer, qui va encourager.
C’est la complémentarité de tous les profils. Il faut parler de diversité davantage que simplement de genre. La diversité va faire que les entreprises seront solides, fortes et résilientes, et qu’on vivra dans un collectif où chacun se sent bien.
Effectivement, la logistique, les entrepôts, le transport, ce ne sont pas des métiers où l’on imagine voir beaucoup de collaboratrices. Et pourtant, l’idée si elle était juste il y a 30 ans n’est plus vraie aujourd’hui chez nous.
Il y a 49 % de collaboratrices chez FM. Le chiffre est éloquent et j’ai envie de dire, mais c’est juste normal puisque dans un secteur où on recrute, dans un secteur où on a une dynamique de développement, dans un secteur qui se réinvente en intégrant de nouveaux métiers, de l’automatisation, qui va chercher de nouvelles compétences comme l’informatique, comme la data, comme l’analyse, comme effectivement aussi les notions de développement durable. Malheureusement, je dois reconnaître, au niveau des cadres, nous sommes à 41 %, mais à nouveau, c’est au-delà des idées reçues. Et j’ai envie de communiquer, moi, sur ces informations positives.
On a besoin de toutes les compétences et c’est juste impensable chez FM qu’on ne puisse pas aller recruter dans 100 % du potentiel.
Les difficultés de la formation et du sourcing des talents
le nombre de femmes qui sont rentrées, qui ont postulé en école d’ingénieur a baissé de 6%
En 2023,
M.L. Furgala : je ne suis pas à la parité dans le sourcing de mes étudiants. Je suis à 70 % d’hommes, 30 % de femmes. C’est un petit peu moins déséquilibré sur la partie internationale. J’ai plus de femmes avec des profils internationaux qui viennent dans mon master. Néanmoins, je constate effectivement chaque année une érosion des profils de type ingénieur qui pèse à peu près pour 30 % de mon recrutement.
La Suisse est en train de mettre en avant un projet 2030, parce qu’ils ont bien conscience que s’ils ne recrutent pas suffisamment de personnes en logistique et supply chain, ça sera un frein au développement économique du pays. Il serait temps que la France se bouge à ce niveau-là.
C’est un marché qui recrute et on manque de bras, il faut recruter, et on manque d’attractivité. Et c’est vrai que chez France Supply Chain, on y travaille beaucoup. Rendre attractif un métier méconnu, un métier qu’on a toujours du mal à expliquer à son entourage.
Des solutions à penser différemment par le monde
M.L. Furgala : Et pourquoi aussi c’est important qu’on ait des femmes dans ce métier ? Parce que sinon, les outils qui vont être mis en place vont être genrés. Vous avez parlé de l’intelligence artificielle. Si les femmes ne participent pas à l’élaboration de ces outils, eh bien les outils d’intelligence artificielle seront genrés.
Et donc ça va être une boucle, mais qui ne sera pas vertueuse. Ça va être une boucle qui ne va pas aller dans le bon sens. Donc il faut qu’on travaille notre attractivité au sens large. On ne peut pas se passer de la moitié de la population dans le monde.
Les étrangers l’ont beaucoup plus compris que nous. Il y a beaucoup plus de femmes dans des pays autres que la France
JC Machet : Alors là, on partage des réalités un peu différentes et on voit que la culture donne une certaine impulsion. On a effectivement le ratio que je vous ai dit au niveau du groupe, 49 %, le regard est un peu différent d’un pays à l’autre. On a plus de 50 % de collaboratrices, par exemple, en Pologne. Et chez nos managers aussi, c’est-à-dire qu’on a beaucoup de cadres et de managers femmes en Pologne.
Mais beaucoup de pays sont dits matriarcaux, de mon point de vue. Et par contre, il y a d’autres pays où on a encore beaucoup de choses à faire. Nous sommes en Inde. Et là, par contre, on a un taux de féminisation de l’emploi qui est extrêmement faible, moins de 10 % de collaboratrices.
Qu’est-ce que l’on fait, par exemple, pour accompagner ce mouvement, puisque c’était une de vos questions ?
Nous avons ouvert une classe, avec la fondation du groupe et avec l’implication de nos collaborateurs, pour ramener et réaccueillir les jeunes filles qui avaient été déscolarisées pour qu’elles puissent remonter dans le train. Parce que dans une famille en Inde et dans d’autres pays, les enfants sont aussi parfois des sources de revenus pour le foyer.
Pourquoi une communauté des femmes en Supply Chain ?
39 % selon le dernier rapport Gartner de 2023 et se raréfie sur les postes exécutifs à 26 %
La part des femmes en supply chain n’est que de
M.L. Furgala : On se sentait un petit peu seules. On avait besoin de pouvoir échanger, d’avoir un réseau. Et donc cette communauté, elle a répondu à un besoin. Et parmi les actions qu’on a développées, la notion de rôle modèle a primé. Cette jeune génération, elle a besoin de s’identifier, elle a besoin de savoir que c’est possible.
Et le meilleur moyen de leur démontrer ça, c’est de leur mettre en avant des profils inspirants. Donc on a mis en place des webinars inspirants avec des femmes qui ont des postes de direction en Supply Chain et où il n’y a aucune question de tabou, y compris sur la gestion de la vie personnelle, la vie professionnelle, la mixité et la faisabilité de mixité des deux.
J’insiste sur l’importance d’être bien accompagnée quand on est à des postes à responsabilité, parce qu’effectivement, les enfants, ça se partage au niveau de la responsabilité. Et ça passe aussi par ces rôles modèles-là des parents vis-à-vis de la nouvelle génération qu’on est en train de former.
Ce que l’on voudrait développer maintenant, c’est des outils pour aider ces femmes dans leur quotidien à réseauter, à prendre confiance en elles et à se développer pour qu’on soit un peu plus présentes au comex des entreprises, puisque c’est un métier, c’est un élévateur social, mais encore faut-il avoir de la représentativité au niveau des comités de direction.
Marie Defrance : Je pense que les rôles modèles sont très importants pour se projeter sur un parcours, pour casser aussi les stéréotypes de genre, surtout dans nos domaines du transport et de la logistique, et pour essayer, en fait, d’ouvrir le champ des possibles métiers pour les femmes dans ce secteur.
Créons des équipes et des collectifs
qui seront riches de leurs différences de genre et pas que
Dans le cadre de son projet « Influence », le COMEX de France Supply Chain a convié ce jeudi 16 mai 2024 les principales listes aux élections européennes afin de débattre du rôle de la Supply Chain comme vecteur structurant pour la conduite de politiques publiques.
La Supply Chain, c’est quoi et pour quoi ?
La notion de Supply Chain reste encore abstraite pour le grand public et dans les médias. Elle s’apparente à la logistique, elle-même trop souvent limitée au transport et au stockage. La Supply Chain gère les flux de produits, les flux d’information, les flux financiers, les infrastructures physiques et les organisations humaines.
Elle est stratégique pour la conduite de politiques publiques et l’atteinte des objectifs de transformation, de résilience et de souveraineté. Rappelons que la Supply Chain couvre plus de 80 % du bilan carbone d’une entreprise.
Pendant des années, en optimisant les flux, la Supply Chain a permis la mondialisation tout en sous-estimant ou en n’intégrant pas les impacts qu’elle génère sur les habitants et la planète. En recherchant toujours plus d’agilité́ et de réactivité́, engageant toujours plus de matières premières, plus de kilomètres, plus d’énergie fossile, plus d’impacts1 et en créant toujours plus de fragilité comme on le constate avec des évènements successifs impactant nos économies et même la protection de nos concitoyens.
En réponse à cette dérive sans lendemain, France Supply Chain publiait en 2021 son premier Manifeste. La dernière mise à jour de ce plaidoyer a été publiée en décembre 2023 (Manifeste pour une Supply Chain frugale et désirable).
L’appel de France Supply Chain : «Supply Chain Experts»
Notre engagement est clair : nos Supply Chains doivent devenir durablement frugales et positives, c’est-à-dire sobres pour produire le juste nécessaire, optimiser les flux, réduire les énergies fossiles et être porteuses de valeurs fortes reposant sur la collaboration, la solidarité2 et le sens de nos métiers. Ainsi elles contribueront à consolider les chaînes organisationnelles des entreprises et de la société.
En ce sens notre association, forte de son expérience issue de sa longue histoire, de son engagement européen au sein de l’association ELA — European Logistics Association et de l’expertise de ses très nombreux membres propose aux candidats aux élections européennes de partager ces enjeux.
La communauté France Supply Chain milite pour la mise en œuvre d’une stratégie européenne d’intégration des expertises de la Supply Chain coordonnée à l’échelle de l’Union Européenne, comme le font les États-Unis avec le Council on Supply Chain Resilience3 et la Chine avec le B.R.I. (Belt and road initiative)4. Une prise en compte au plus haut niveau permettrait de faire face aux crises qui s’annoncent et de soutenir les performances économiques et environnementales des pays, au service de l’intérêt commun.
La rencontre sera relayée par la presse dans les prochains jours afin de diffuser le besoin de prise en compte par chacun de l’importance que revêt la Supply Chain dans l’organisation des chaînes de valeur et l’absolue nécessité que l’Union Européenne construise et mette en œuvre une stratégie européenne de souveraineté fondée sur la maîtrise des Supply Chains.
Christelle Seiller, Directrice Mobilité GPSO, Xavier Hua, Directeur Général l’Institut du Commerce, Gaëlle Quéré, Directrice RSE – Distribution et Express GEODIS, Tariel Chamerois, Head of Sustainability France & Maghreb DB Schenker, Jean-Baptiste Derdoy, Manager Mobility PTV Logistics et Nathalie Woock, Cheffe du service « Fret et entreprises de transport» Région Île-de-France absente ce jour
Découvrez l’histoire d’E.VO.L.U.E au travers des témoignages des 5 intervenants de notre conférence au SITL 2024.
Comment cela s’est-il passé ? À quoi aboutit-on aujourd’hui ? Et surtout, comment le projet peut-il continuer dans les prochains mois ou années ?
Un projet pilote régional et multi acteurs
X.Hua : Donc E.VO.L.U.E, ça veut dire, engagement volontaire pour une logistique urbaine plus efficiente. Il s’agit d’une initiative dont je vais détailler un petit peu les contours et qui a démarré il y a à peu près deux ans.
Cette initiative privée au départ est à mettre au crédit de 3 associations. La première, ce n’est pas très bien, mais la première que je représente est l’Institut du Commerce. Les 2 autres associations que vous connaissez bien, le Club Déméter, qui anime la fresque de la logistique juste derrière. Et France Supply Chain qui est vraiment l’association de la Verticale Supply Chain tous secteurs confondus. Vous avez compris que ces 3 associations sont totalement complémentaires.
On a eu cette idée bizarre et étrange de travailler ensemble, de vouloir travailler ensemble et de mettre en commun finalement tout ce réseau de nos adhérents pour travailler sur une logistique urbaine plus efficiente.
Puis, au milieu c’est le territoire de test, le Grand Paris-Seine-Ouest et ses différentes communes. Cela représente 320000 habitants. Un territoire avec une étendue qui est à la fois très urbaine, par exemple Boulogne, Boulogne-Billancourt et des territoires un peu plus champêtres, on va dire. Marne-la-Coquette, tout à l’ouest de ce territoire. Et vous avez un fleuve au milieu, vous avez la Seine. Donc c’est un territoire qui est très représentatif avec des contraintes qui sont assez intéressantes pour la logistique urbaine.
Enfin, en dessous les sponsors et les partenaires techniques de ce projet :
La région Île-de-France
qui subventionne cette initiative
LLC, associé avocat
pour le cadrage juridique
PTV
pour tout ce qui est traitement des données
SprintProject
sur la gestion de projet et sur l’innovation
Les données : plus de 25 000 livraisons et ramasses sur le territoire de GPSO
X.Hua : Revenons une minute sur un point extrêmement important pour la suite, sur lequel on a passé beaucoup de temps : donner un cadre juridique totalement sécurisé pour que les contributeurs, entre autres DB Schenker et Geodis, mais d’autres également, puissent partager leurs données en toute confidentialité.
Le projet en tant que tel, pour ceux qui nous avaient suivis il y a 2 ans ou un peu plus, on avait présenté ce projet avec plusieurs phases. La première étant la collecte de données. Parce qu’il était extrêmement important de savoir ce qui se passe sur un territoire avec des contributeurs, avec des chargeurs, avec des acteurs économiques qui livrent des marchandises sur ce territoire.
3 contributeurs ont accepté de partager leur nom, Geodis, DB Shenker et Raja
Toutes ces données représentent 400 livraisons ou ramasses par jour. Cela représente quand même un volume qui est assez conséquent. On peut se dire, comme ça j’évite peut-être la question, oui c’est que 5 contributeurs, mais ça représente finalement un volume de données qui est tout à fait pertinent et sur lequel on a des résultats qui sont très intéressants à partager.
Les résultats et des solutions pour nos villes
JB. Derdoy : PTV logistics a pris en charge l’exploitation des données qui ont été transmises par les partenaires. On a récolté un total de plus de 25000 livraisons et ramasses sur le territoire de GPSO et on les a analysées. Grâce aux solutions logicielles, on a reconstitué les tournées, on a pu faire différentes analyses et on vous en présente deux principales ici.
La première approche : comment passer de 20% de ramasses et livraisons desservies à un meilleur taux et un meilleur niveau de service ?
Sur le territoire de GPSO, il y a aujourd’hui 260 aires de stationnement qui sont représentées par les triangles jaunes. Elles permettent de desservir 5 000 livraisons dans une hypothèse d’aire de chalandise de 50 mètres. Donc il y a 5 000, c’est-à-dire 20% des livraisons et ramasses qui sont dans l’aire de chalandise d’une aire de stationnement sur le territoire aujourd’hui. À partir de ce constat, on a réalisé l’exercice d’augmenter l’offre en aire de livraison pour voir quel niveau de service on pouvait offrir aux livraisons et aux ramasses.
On a poussé l’exercice et on est allé jusqu’à 1000 aires de stationnement, on couvrirait 90% des livraisons et ramasses sur le territoire.
Le deuxième exercice : positionner 3 hubs urbains de manière pertinente sur le territoire
On a aussi analysé les temps de parcours des véhicules de livraison. Les bouchons impactent relativement peu les tournées sur le territoire. En revanche, pour le déplacement du dépôt jusqu’à l’accessibilité du territoire, il y a un vrai enjeu. Pour pouvoir réaliser les livraisons et les dessertes à partir de 9h du matin, il faut partir tôt et être sur le réseau structurant d’Île-de-France pendant la pleine période de pointe.
C’est-à-dire de pouvoir couvrir le territoire mais aussi d’être sur des axes qui sont relativement accessibles pour la circulation routière. À partir de ces positions-là, on serait en mesure de desservir 95% des livraisons et ramasses sur le territoire, en respectant notamment la question des coupures urbaines et la Seine qui impose des contraintes en termes de circulation, avec une aire de chalandise théorique de 2 km.
Les témoignages de Géodis et DB Schenker
Quelles sont les stratégies que Géodis a pour la logistique urbaine ?
« C’est un écosystème qu’on doit structurer pour arriver à améliorer notre logistique et réduire notre impact ensemble. » Gaëlle Quéré
Qu’est-ce que ces cartographies apportent à DB Schenker ?
« ce projet il accompagne finalement la vision de la transformation de la chaîne de distribution des marchandises que nous gérons en donnant un éclairage certes fait par une équipe on va dire de droits privés mais qui quand même éclaire quand même le l’ensemble du paysage et qui pourra j’espère apporter une contribution aussi plus largement et éclaire finalement les pouvoirs locaux » Tariel Chamerois
Je dis qu’il n’y a pas de hub urbain mutualisé est-ce que c’est vrai ou est-ce que c’est faux ? Quelles sont les initiatives que vous portez ?
Quels enseignements pour le territoire ?
C. Seiller : Alors dans les enseignements très clairement nous ça nous a permis d’objectiver en fait un ressenti et de le quantifier. Pour bien faire il faudrait qu’on fasse quatre sur les aires de livraison, on s’aperçoit que les points de livraison sont extrêmement diffus. Là au moins j’ai la quantité et je sais que je ne vais pas y arriver c’est à dire que faire fois 4 sur les aires de livraison dans un milieu urbain déjà contraint c’est très compliqué on est confronté tous les jours à la nécessité d’utiliser l’espace de stationnement pour autre chose notamment à l’installation des bornes de recharge pour véhicules électriques, aujourd’hui c’est une pression assez forte qu’on a sur l’espace public et on a la même chose sur le stationnement vélo.
Faire des outils logistiques tactiques temporaires expérimentaux et se dire on fait la démonstration de l’utilité et après on se rend en capacité de pérenniser, de réserver du foncier de manière plus volontariste.
Comment aller plus loin ?
X. Hua : on a deux pistes en fait qui ont été identifiées la première avec le territoire gpso avec les acteurs ici présents sur cette notion de hub urbain mutualisé car on s’est aperçu qu’il n’y avait pas finalement d’initiatives, de réalisation concrète de hub urbain mutualisé entre plusieurs acteurs économiques et opérés par plusieurs prestataires.
L’autre piste et qui était celle en fait poursuivie à l’origine de ce projet : modéliser une approche, une sorte de kit en fait, d’outils pour aller voir les collectivités en disant « si vous voulez gérer de la manière la plus efficace possible la logistique urbaine dans votre territoire, on vous apporte en fait toute une méthodologie ».
On est prêt à tester cette méthodologie-là sur un autre territoire.
Pour cette exercice annuel, l’association, ses membres, partenaires et invités ont été accueillis à l’Orange Gardens, le campus d’Innovation d’Orange. Un lieu formidable pour revenir sur les faits marquants de 2023 et présenter les projets lancés ou attendus sur 2024. Au cours de cet évènement, l’association a toujours à cœur de promouvoir des entreprises innovantes qui partagent sa vision telles que Zéphyr & Borée, Skipper ou encore l’Agence du Don en Nature.
Les 3 annonces du Supply Chain Day 2024
Annie Saillard, Vice President Operation at Alstom Digital & Integrated Solutions est montée sur scène pour faire le point sur les communautés actives et annoncer le lancement d’une communauté planification pour répondre aux besoins d’échange et d’entraide de la profession. « C’est un sujet qui me tient à cœur, dans un monde de plus en volatile avec des crises à gérer, je pense que la planification doit être revisitée ».
Le 1er porte conteneur à voile
soutenu par la Shipper Coalition for a Low Carbon Maritime Transport (SCLCMT) entre prochainement dans sa phase de production.
Pour rappel, cette coalition est née il y a deux ans à l’initiative de 12 chargeurs et grâce à l’alliance de 2 associations majeures du secteur, France Supply Chain et l’Association des Utilisateurs de Transport de Fret (AUTF) et c’est la start up Zéphyr & Borée qui a remporté l’appel d’offres pour une liaison transatlantique hebdomadaire. Alain Goll, Supply Chain Sustainability and Transformation Leader at Adeo Services et secrétaire général de la coalition des chargeurs était sur scène aux côtés de Amaury BOLVIN, Co-fondateur et Directeur Général de Zéphyr & Borée pour annoncer la nouvelle.
France Supply Chain s’associe avec des associations nationales et régionales afin de toucher plus d’ETI et PME et de les aider à transformer et faire maturer leur Supply Chain. Les acteurs impliqués dans ces partenariats en cours de construction sont :
Emmanuel Gioux, Supplier Responsiveness Program Director chez L’Oréal et Christian Daudu, Président du Pôle d’Intelligence Logistique
Quelques chiffres pour résumer les actions et résultats de 2023
Sébastien Sanchez, Managing Director chez Page Group a rappelé le succès de l’Étude des rémunérations des cadres en Supply Chain réalisée en collaboration avec Michael Page. Déjà 4000 téléchargements entre nos 2 sites web.
C’est ensuite Marie-Laure Furgala, Directrice de l’ISLI MS/MSC de KEDGE BUSINESS SCHOOL en sa qualité de responsable de la communauté des #femmesensupplychain qui est montée à la tribune. Elle a rappelé l’importance de donner des rôles modèles féminins afin d’attirer, de retenir mais également de pousser plus de femmes vers les directions Supply Chain et logistique.
L’année dernière, le Lab Digital & Techno a beaucoup produit avec en particulier 4 livres blancs sur la data, la digitalisation du transport, le RPA et l’automatisation en entrepôt qui cumulent à ce jour près de 700 téléchargements, ainsi qu’une enquête sur les cas d’usage qui a permis au Lab d’affiner sa feuille de route 2024.
Les Richesses Humaines pour propulser la Supply Chain
Pour cette année, le Lab s’est lancé dans la rédaction d’un Guide de bonnes pratiques de l’onboarding et du suivi des alternants avec le soutien et la méthode de la chercheuse Blandine Ageron de l’Université de Grenoble. Une enquête qualitative a déjà été menée et sera bientôt complétée par un volet quantitatif grâce à un sondage auprès de nos membres.
Le prochain projet d’ampleur débutera en septembre : la mise à jour du Guide des Formations Supérieures en Supply Chain avec un objectif de publication en 2025. Une core team sera composée et bénéficiera du soutien d’un alternant France Supply Chain dédié au projet.
En vidéo et sur scène : Laurie Ziegler, Mathis Hebert, Alexandre de Luca, Mathieu Pouhal, Khalil Ghazouani, Maxime Bouquin, Inko Arandia
Le Lab Richesses Humaines et son prolongement, le Lab Jeunes ont encore et toujours pour mission de démocratiser l’image de la Supply Chain. Les étudiants-membres de l’association s’attèle ainsi à sensibiliser étudiants et lycéens directement dans les établissements ou via une communication active sur les réseaux sociaux.
Les squads du Lab Digital et Technologies rencontrent leur public
Après 1 mois de réunions hebdomadaires (mensuelles pour l’intralog), l’équipe constate un engouement pour le nouveau format du Lab qui a vu ses effectifs doubler ! Plus agile, moins chronophage et avec des productions à court terme, très orienté cas d’usage. Les 1ers livrables sont d’ailleurs attendus dans 1 mois seulement.
Arnaud de Moissac, Co Founder – CEO de DCbrain, Jérôme Bour CEO / PDG, chez et Karine Louarn, consultante logistique chez EOL
Pour les squads en cours, nous avons concentrés les travaux sur 5 sujets, à la fois avec un objectif de production et de défrichage ou partage de connaissance : grille de maturité digitale, les données pour le suivi du CO2, le S&OP, l’IA générative et l’intra-logistique. Les prochains sujets seront décidés par les membres lors du prochain rendez-vous du Lab.
Des projets pour aller encore plus loin et plus vite en matière de RSE
Aimé-Frederic Rosenzweig, Expert Leader Supply Chain chez Groupe Renault, Camille Demarquilly VP Global Supply Chain Engineering chez Michelin, Pénélope Laigo, Group Sustainability & QHSE Director chez FM Logistic, Florence Mazaud, Sustainable Solutions Manager at Sightness, Anaïs Leblanc Partner – CSR, Sustainable Operations and Demand Driven Management chez Citwell, Reuben Fisher et Aurélie Delemarle
Pour la 1re fois, nous avons partagé en public les travaux menées conjointement avec The Shift Project et l’IDDRI. C’est Reuben Fischer qui a pris la parole pour expliquer l’intérêt des challenges de plan de décarbonation d’entreprises réalisé en comité restreint pour garantir la qualité et la confidentialité des échanges.
Reuben Fisher, Chef de projet Fret à The Shift Project. Il est aussi le Directeur RSE & Développement Durable chez HOPPS GROUP.
Autre projet fondamental et encore peu connu : la prospective ou l’étude de l’impact du changement climatique sur la Supply Chain. Un chantier mené par Aurélie Delemarle en charge chez Argon du Développement de la durabilité dans les process industriels et offre de produits et services qui consiste à construire des scénarios pour répondre aux crises attendues en 2040 (températures, stress hydrique, montée des eaux, biodiversité).
Enfin, Anaïs Leblanc a indiqué que les ateliers pour co-construire des Supply Chains circulaires démarreront en ce mois d’avril. Ce seront des rendez-vous en présentiel afin de profiter de l’expérience d’acteurs ayant déjà procédé à l’intégration de boucles à grande échelle dans leur Supply Chain et faire monter l’écosystème en compétences.
Un nouveau Conseil d’Administration aux manettes
Pour mener à bien notre mission nous avons la chance de pouvoir compter sur des membres engagés à nos côtés et notamment des administrateurs qui nous ont tous renouvelé leur confiance cette année. Deux nouveaux administrateurs rejoignent les rangs de la gouvernance répartie entre les 2 collèges :
Le collège 1
fédérant les entreprises industrielles, entreprises de négoce et distribution, prestataires logistiques et structures de santé
Le collège 2
représentant : prestataires de service, associations, fédérations, organismes de recherche et formation et Individuels
Merci à nos membres venus en nombre pour l’édition 2024 du Supply Chain Day au cours de laquelle s’est tenue notre Assemblée Générale, ainsi qu’à Lionel Benezech, Directeur Supply Chain d’Orange et à ses collaborateurs pour leur accueil. Cette journée fut l’occasion de remobiliser les forces vives de notre association autour d’une ambition commune : une Supply Chain frugale et désirable !
Cette année le SITL, et non plus la SITL, s’était fixé pour objectif de nous donner un aperçu de la logistique du futur. En tant que partenaire historique du salon, nous avons pris part à ce challenge en organisant ou en participant à de nombreuses tables rondes. Que faut-il retenir de ces 3 jours ? Voici un condensé des informations et nouveautés majeures.
Points d’alerte et convictions pour la Supply Chain de 2050
Lors de la conférence inaugurale, Anne-Marie Idrac, Présidente de FRANCE LOGISTIQUE, Mathieu Friedberg, Directeur Général chez CEVA Logistics et Jean-Thomas Schmitt, CEO chez Heppner ont partagé leur vision pour la Supply Chain du futur et la compétitivité de la France :
Partager la valeur
La solution passera par un partage du coût, des responsabilités et de la valeur entre chargeurs, logisticiens, clients et fournisseurs. « Dans 10-15 ans, la Supply Chain coûtera beaucoup plus cher » alerte Monsieur Friedberg.
Mixer les solutions
pour décarboner
Les ports et le maillage territorial
seront clé
Exploiter le potentiel massif de l’IA
afin d’optimiser nos opérations et organisations
Une vision que France Supply Chain partage et à laquelle il faut ajouter une forte dimension humaine. Un article sera notamment dédié à la conférence #SITL24 – Métamorphoses avec elles : les voix du changement. Pour réaliser notre mission et nos ambitions, nous avons publié fin 2023 un “Manifeste pour une Supply Chain Frugale et Désirable”, riche de centaines de solutions et initiatives inspirantes.
Répondre au défi de la gestion du risque en Supply Chain
Lors de la conférence 50 nuances de risques animée par notre partenaire Wavestone, les co-leaders de la communauté des risques accompagnés de Luca Silippo, chief economist and strategy analyst de Geodis (retrouvez le replay de son keynote lors de notre congrès européen de 2023 en fin d’article) et Guillaume Walline de Prewave ont partagé leur expertise.
« Transformer l’urgence en structure, en système dans l’entreprise, c’est mon travail au quotidien »
Luca Silippo
Gérer le risque en Supply Chain est stratégique, les intervenants nous ont livré des exemples issus de leur pratique :
Remonter et recentrer la Supply Chain au CODIR afin d’obtenir la neutralité nécessaire à la prise décision. Par exemple, l’affectation de ressources dans le S&OP.
Créer un metaverse (ou jumeau numérique) industriel couplé à une control tower pour aider à la décision en quasi temps réel. Cette innovation intègre les informations de leurs 4000 fournisseurs de rang n-1, une partie de leurs 60 000 fournisseurs de rang N jusqu’aux 5000 points de vente client dans 130 pays (pour Renault).
Utiliser l’IA pour cartographier les réseaux et remonter les signaux faibles.
Calculer avant de décider ! Gérer le risque, c’est se baser sur une guidance quantitative. Le risque doit se résumer à un chiffre.
Un dernier conseil
Construire une Supply Chain anti-fragile, c’est-à-dire apprendre des crises pour être plus performant et plus que résilient, revenir à un point «améliorer». Une performance saine, durable et désirable.
Grégoire VIALLON, Thierry BLEIN, Luca SILIPO et Guillaume WALINE
Lutter contre les idées reçues et la mauvaise image de la Supply Chain
JOB DATING ET PARCOURS DE RECRUTEMENT
Grosse nouveauté, France Travail (ex Pôle Emploi) était présente afin de faire découvrir aux demandeurs d’emploi l’univers de la Supply Chain et de la Logistique ainsi que pour accompagner les entreprises dans leur recherche de talents. Une démarche à saluer tant nos métiers sont en tension et pâtissent d’un manque d’attractivité.
Aménagement du territoire
Yann DE FERAUDY, Gabriel SCHILLACI, Thomas STEINMULLER et Pedrouller MOREIRA
Les entrepôts ont mauvaise réputation et cristallise les débats pourtant ils ne représentent qu’environ 2 % de l’occupation des sols en France. Leur emplacement est stratégique pour les territoires, tant du point de vue économique (création d’emploi et de revenus) qu’environnemental (les poids lourds restent hors des villes, hub énergétique solaire, réserve d’eau via la récupération des eaux de pluie et réduction des émissions de GES liées au transport).
Lors de la conférence Warehouse location : a strategic choice for territories les intervenants ont appelé les pouvoirs publics à penser collectivement et intelligemment en intégrant à l’avenir tous les acteurs dans le cadre d’un projet d’implantation ou d’une nouvelle loi (référence à la Loi de zéro artificialisation).
Christelle Seiller – Directrice de la Mobilité de Grand Paris Seine Ouest (GPSO), Gaelle Quéré – Directrice RSE – Distribution et Express GEODIS, Tariel Chamerois – Head of Sustainability France & Maghreb DB Schenker, Xavier Hua – Directeur Général de l’Institut du Commerce, Jean-Baptiste Derdoy – Manager Mobility PTV Logistics et Nathalie Woock – Cheffe du service « Fret et entreprises de transport » de la Région Île-de-France
Nous avons tenu une autre conférence marquante en matière d’aménagement du territoire : E.VO.L.U.E : les premiers résultats concrets pour une Logistique Urbaine Plus Efficiente. Nous avons lancé ce projet aux côtés du Club Déméter et de l’Institut du Commerce afin de répondre aux enjeux majeurs de la logistique urbaine, à savoir massification des flux et exigence de durabilité. Nous y reviendrons au cours d’un articlé dédié.
Les pistes pour rendre la Supply Chain durable
Outils digitaux et nouvelles technologies
Parmi la large offre de solutions du salon, la recherche de performance semble être le critère roi : optimisation des flux, des opérations et des processus documentaires, automatisation, robotisation, etc. Heureusement, le programme des conférences et débats faisait la part belle à la décarbonation et à la circularité et les prix de l’innovation ont récompensé des offres apportant une réponse aux enjeux de la cyclo-logistique ou encore des éco-emballages.
À noter que le start up Village organisé par SprintProject concentrait de nombreuses innovations en matière de prévention de la pénibilité, transport à impact nul, calcul du bilan carbone via IA ou encore, production d’énergie verte sur bâtiment logistique. La grande gagnante du Start Up Contest 2024 est d’ailleurs la société marseillaise Deki ecologistic que nous avions déjà eu le plaisir de rencontrer lors du forum ISLI 2023 ! Son outil propose des tournées de livraison en ville optimisées suivant 3 critères, dits d’impacts minimums : émissions de GES, congestion et nuisances sonores.
Parmi la large offre de solutions du salon, la recherche de performance semble être le critère roi : optimisation des flux, des opérations et des processus documentaires, automatisation, robotisation, etc. Heureusement, le programme des conférences et débats faisait la part belle à la décarbonation et à la circularité et les prix de l’innovation ont récompensé des offres apportant une réponse aux enjeux de la cyclo-logistique ou encore des éco-emballages.
À noter que le start up Village organisé par SprintProject concentrait de nombreuses innovations en matière de prévention de la pénibilité, transport à impact nul, calcul du bilan carbone via IA ou encore, production d’énergie verte sur bâtiment logistique. La grande gagnante du Start Up Contest 2024 est d’ailleurs la société marseillaise Deki ecologistic que nous avions déjà eu le plaisir de rencontrer lors du forum ISLI 2023 ! Son outil propose des tournées de livraison en ville optimisées suivant 3 critères, dits d’impacts minimums : émissions de GES, congestion et nuisances sonores.
Supply Chain circulaire : repenser nos modèles
Cette conférence organisée par France Supply Chain a remporté un franc succès, preuve de l’intérêt des professionnels pour une transformation profonde de nos processus et business models. Grâce à l’expérience de l’industrie ferroviaire et les premiers travaux du Lab SupplyChain4Good, le public a pu découvrir plusieurs exemples concrets de mise en place de boucles de circularité :
Stratégie de récupération de minerais rares dans les équipements des rames, wagons et locomotives.
Maintenance industrielle et retrofit des rames de train, appelés « maintenance à 8 vies ».
Choix des matériaux et conception des structures ferroviaires simples et robustes.
Intégration du pilotage de la matière issue du réemploi au S&OP via un ratio perte/recyclage.
Tracking géographique et d’usage des pièces et matériels.
Mise en place d’un système de maintenance préventive basé sur l’IA.
Les Supply Chains linéaires, bien qu’optimisées touchent aux limites de nos ressources. Il existe de nombreuses autres pistes pour intégrer la circularité dans nos modèles organisationnels et adopter des comportements de consommation plus vertueux. Nous les creuserons lors du 2e atelier-témoignage dédié à la Supply Chain circulaire.
« La frugalité est l’une des vertus de l’économie circulaire »
François-Michel Lambert
Les intervenants : François-Michel Lambert, président de SOROA, vice-président de l’association interdisciplinaire pour la recherche en économie circulaire, Igor Bilimoff, Délégué Général de la Fédération Des Industries Ferroviaires, Yann de Feraudy, président de France Supply Chain et Anaïs Leblanc, partner Citwell
De l’Intelligence Artificielle à la General Intelligence
En ouverture du 2e jour du salon, Olivier Babeau fondateur de l’Institut Sapiens est monté sur la grande scène du SITL pour nous parler du futur à l’aune du passé et de l’histoire des grandes innovations.
« L’histoire de l’humanité, c’est l’histoire de l’accélération » alors comment s’adapter à des changements si rapides ? De nos jours, le cerveau est l’actif numéro 1, ce qui entraine une polarisation du pouvoir au profit de ceux possédant la technologie (en est pour preuve la cotation en bourse de NVidia, Apple ou Microsoft). Puis l’IA est apparue.
« Nous n’étions pas préparés à ce que le facteur capital et travail fusionne », désormais celui qui possède la meilleure IA a le pouvoir car elle améliore la performance, la qualité et réduit les coûts, à noter que ce que nous appelons aujourd’hui IA fait appel à une intelligence au sens américain du terme (intelligence en tant que traitement de la donnée). L’évolution exponentielle de l’IA nous mène vers un futur très proche dans lequel l’intelligence deviendra une « commodité », un futur où l’IA nous surpassera.
Représentation de l’évolution observée et attendue de l’Intelligence Artificielle
Alors quelle place pour l’être humain ?
Nous devrons nous hybrider avec la machine, devenir complémentaire et pour cela, nous former encore mieux et en continue afin d’éviter toute atrophie de nos capacités et toute possibilité de remplacement. Le spectacle vivant, les relations et les échanges entre humains vont reprendre de la valeur. L’économiste recommande donc de travailler son intelligence émotionnelle et sa communication.
En conclusion, le SITL 2024 a offert une vision éclairante de l’avenir de la logistique et de la Supply Chain. Les discussions ont souligné la nécessité d’une transformation profonde, allant de la collaboration accrue à la gestion des risques et à l’adoption de technologies innovantes telles que l’IA. Tout en abordant des enjeux cruciaux tels que la durabilité et la circularité, le salon a mis en lumière le rôle crucial de l’humain dans ce paysage en évolution, appelant à une hybridation harmonieuse entre l’homme et la machine, plaçant ainsi l’accent sur l’apprentissage continu et le développement des compétences interpersonnelles.
À partir du 26 février, et ce pour 2 mois, les membres du Lab testeront un nouveau fonctionnement, agile et dynamique. Répartis en 5 squads, chacune animée par un responsable, ils partageront et co-construiront des livrables pour la communauté.
1 squad = 1 sujet = 1 équipe autonome
Résultat attendu : des ressources applicables et concrètes (fiche pratique, webinar ou document de référence) et des apprentissages clés pour permettre à vos projets de passer à l’échelle de l’entreprise.
S’engager sur un temps maîtrisé, c’est l’avantage de cette nouvelle formule.
Voici les 5 thèmes alias squads du 1er trimestre 2024 :
Grille de maturité data
Les mardis de 8h à 9h
Objectif : finaliser une grille d’analyse V0 pour la tester au sein de chacune des squads. Cette grille permettra aux entreprises de déterminer quel cas d’usage adresser en fonction de leur maturité. Dans un second temps, la grille sera homogénéisée aux vues des résultats observés dans les 4 autres squads.
Gouvernance des données et calcul CO2
Les vendredis de 8h à 9h
Objectif : proposer des méthodologies afin de mesurer et de comparer correctement ses émissions carbone. L’approche sera complétée et illustrée par des cas d’usage concrets.
Retour du S&OP
Les mercredis de 12h à 13h
Objectif : dresser un rapide état de l’art, puis travailler sur les nouvelles technos et modèles possibles pour être plus granulaire, automatisé et agile face à la volatilité des marchés et aux crises.
IA générative
Les jeudis de 12h à 13h
Objectif : partager une liste de cas d’usage qui sont soit en thèse, soit déployés afin de donner des idées, faire ressortir ce qui a fonctionné et les warnings.
Intra logistique
Rdv à définir après la publication de leur Panorama
Objectif : travailler sur le retrofit, la fin de vie et la location des solutions de manutention, de préparation et de stockage. Il s‘agit d’adresser le sujet d’investissements long terme dans un contexte un peu bousculé.
Conditions pour intégrer une squad pendant 2 mois (et plus si vous le souhaitez) :
Être membre
Être capable d’apporter quelque chose à la squad, avoir des choses à raconter (en-cours ou en prod)
S’engager à hauteur de 8h d’effort par contributeur sur la durée du sprint
Dans le cadre du Lab Supply Chain 4 Good, France Supply Chain et l’Association Internationale de Recherche en Logistique et Supply Chain Management (AIRL-SCM) lancent la 3e édition du Prix du Meilleur Article en Supply Chain Durable.
Cette initiative a pour objectif de récompenser une publication scientifique apportant une contribution significative dans le domaine de la Supply Chain durable. Cette opération permet de mettre en avant des travaux académiques d’excellence dans les domaines spécifiques du management logistique et du Supply Chain Management.
Qui peut participer ?
L’édition 2024 de ce prix concerne les enseignants chercheurs ayant publiés un article dans l’une des deux revues associées à l’AIRL-SCM ou dans une revue scientifique à comité de lecture dans le champ du Supply Chain Management entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2023. La communication peut être en français ou en anglais.
Quels sont les critères d’évaluation ?
Un jury, composé d’enseignants chercheurs membres de France Supply Chain et membres de l’AIRL-SCM, évaluera les articles selon les critères suivants :
Impact potentiel des résultats(par exemple, potentiel à influencer des décisions en entreprise ou dans des organismes publics)
Nature des contributions de la recherche : académique, méthodologique, managériale
Caractère innovant de la recherche
Application pratique et prise en compte des écosystèmes
Le(s) lauréat(s) se verront remettre un prix de 2000€ remis par France Supply Chain. La remise du prix se déroulera à La Rochelle lors des Rencontres Internationales de la Recherche en Logistique, les 29, 30 et 31 mai.
Comment et quand candidater ?
Les candidatures pour ce « Prix du meilleur article en Supply Chain Durable -Edition 2024 » sont constituées d’un dossier électronique comprenant :
La fiche candidature
Un curriculum vitae court de chaque auteur avec une liste des publications récentes
L’article soumis pour l’obtention du prix, indiquant l’intégralité des références de publication
Les gagnant.e.s 2024
Cette année, le prix du Meilleur Article en Supply Chain Durable n’a pas réussi à départager les 2 derniers papiers en lice tant ils méritaient tous deux la récompense, sur des thèmes bien distincts. Nous avons donc 2 lauréats sur cette édition 2024 :
Les auteurs affirment que les technologies de l’industrie 4.0 sont la capacité d’innovation qui devrait être soutenue pour faire passer les supply chains de leur modèle linéaire, connu pour sa forte consommation d’énergie et de ressources, à un modèle circulaire où la technologie remplace les intermédiaires et conduit les opérations vers la durabilité et l’efficacité.
L’étude démontre l’impact de l’intégration des technologies de l’industrie 4.0 sur chacun des processus du modèle Supply Chain Operations Reference Model (SCOR) pour construire la supply chain 4.0 et relie les capacités résultantes de cette transformation à l’atteinte potentielle des objectifs de développement durable (ODD).
Cet article examine le problème de la gestion du stationnement du Transport de marchandises (FPMP) pour la livraison du dernier kilomètre dans le contexte des villes intelligentes où les objets sont gérés par des jumeaux numériques.
Les résultats suggèrent que la connectivité des jumeaux numériques se traduit par :
une meilleure efficacité logistique,
une réduction des externalités négatives
une meilleure utilisation des ressources.
de nouveaux services commerciaux potentiels pour les prestataires de services logistiques
de nouvelles informations de gestion pour les urbanistes et décideurs municipaux.
Ce papier présente également une étude de cas sur la livraison de colis à Paris utilisant la plateforme Thing in the future (Thing’in) de Orange France afin de démontrer une application réelle de cette approche, complétée par un prototype d’application mobile.
Mercredi 17 janvier, les projecteurs se sont tournés vers Valérie Dubois, Directrice Industrielle des Ateliers de Maroquinerie Louis Vuitton. Avec 5000 collaborateurs répartis sur 9 sites, cette femme d’influence dévoile les coulisses de son quotidien professionnel et personnel, offrant une perspective rare sur la vie d’une dirigeante accomplie. Cette immersion dans sa réalité quotidienne révèle les défis qu’elle relève avec brio et les leçons inspirantes qu’elle partage avec le public.
Le quotidien d’une Directrice Industrielle
Grâce aux questions de Marie-Laure Furgala, Directrice de l’ISLI MS/MSC en global Supply Chain de KEDGE BUSINESS SCHOOL, Valérie Dubois nous transporte à travers ses journées bien remplies, oscillant entre les réunions stratégiques au siège et l’immersion dans les ateliers de production. Cette dualité entre le tangible sur le terrain et les discussions stratégiques dans les bureaux du siège révèle son équilibre unique.
En tant que mère de deux enfants, elle partage également son approche pour concilier vie professionnelle intense et vie familiale épanouissante. Elle explique par exemple avoir rapidement fait le choix d’être moins présente, de parfois rentrer tard mais d’être présente à 100% pour partager des moments de qualité. C’est ainsi qu’elle a pu combattre son sentiment de culpabilité.
En ce qui concerne la gestion de son emploi du temps, elle a partagé avec nous sa stratégie astucieuse consistant à engager une au-pair. Cette décision lui a permis de mettre fin à la course effrénée contre le temps. De plus, afin de prendre du recul lorsque les exigences opérationnelles deviennent accablantes, elle planifie régulièrement des moments dédiés à son bien-être, que ce soit à travers des séances de soins relaxants ou des sessions de course à pied pour libérer son esprit du tumulte quotidien.
Casser le mythe de la “chance” et cultiver la confiance en soi
En tant que femme occupant une position de leadership, Valérie Dubois dévoile son parcours, soulignant comment elle a surmonté les freins qu’elle s’était parfois imposés, notamment par la manière dont elle se présentait et dont elle expliquait sa présence au poste de Directrice de site. « Je disais, j’ai eu de la chance, mais ce n’est pas vrai, elle se provoque et elle est le résultat de ce que l’on est et de son travail ».
Elle encourage les femmes à être claires dans leur positionnement dès le début de leur carrière, à oser changer et à tester car c’est ainsi que l’on apprend continuellement et car « c’est ça qui donne du sel dans sa carrière ». De plus, de telles trajectoires permettent de gagner en confiance en soi et de se construire pour la suite.
Son avis sur le coaching et comment elle l’a utilisé au cours de sa carrière
Si c’était à refaire, j’y ferai appel plus tôt pour chercher du feedback, du coaching et une vision à 360.
Selon l’invité de Marie-Laure Furgala, ce type de prestation permet de prendre confiance en soi, de se légitimiser et donc d’oser. Cela donne des clés et le mindset nécessaires afin de briguer un nouveau poste ou de construire la suite de sa carrière.
Mais comment les trouver, et comment trouver ses mentors, des gens de confiance ? Pour cela, Valérie Dubois en tant que manager a une opinion claire : « les entreprises doivent avoir une vraie stratégie de mentoring, c’est hyper important ». Un accompagnement en one to one par un ainé est un booster de carrière et permet également de fidéliser les talents. Cela est valable pour un junior comme un collaborateur expérimenté dont on perçoit les qualités et que l’on souhaite amener jusqu’à une prise de responsabilité nouvelle.
Les opérations et la production : une passion éclairée
Les opérations ne se résument pas simplement à des processus, elles incarnent l’agilité, la complexité, la diversité, et une quête inébranlable de durabilité. C’est bien plus qu’une simple mécanique, c’est une source d’inspiration qui vise à émerveiller et à susciter l’éclat dans les yeux. Chaque intervention dans les opérations a un impact tangible, et l’élément humain est inséparable de ces activités de production, conférant une dimension essentielle à l’ensemble.
C’est le cœur du réacteur, c’est de là que l’on comprend comment se construit la valeur ajoutée, quels sont les intervenants, les métiers supports […] Fabriquer les produits au plus juste, générer de moins en moins de déchets, ça donne aussi des missions.
La singularité de cette approche réside dans une passion profonde pour le produit, exprimée à travers une minutie obsessionnelle, un engagement envers la qualité, et la maîtrise d’un savoir-faire exceptionnel. Il n’est pas simplement un résultat final, mais il occupe une place centrale, imprégnant chaque étape de la production.
Pour Valérie Dubois, Directrice Industrielle des Ateliers de Maroquinerie Louis Vuitton, la production et le produit ne se limitent pas à des éléments fonctionnels de son métier, ils deviennent le moteur qui anime sa carrière et lui donne un sens essentiel.
Une vision du management
Afin de faire face aux crises, elle incite à regarder et à analyser les situations à travers « 2 paires de lunettes différentes » :
La vue de l’entreprise
La vue des collaborateurs
C’est de cette manière qu’elle pense réussir à mener des changements structurels profonds, à revoir une organisation de travail et bien sûr à embarquer les équipes. Sur ce dernier point, elle confie avoir dû trouver des solutions inédites lorsqu’elle est devenue la boss de ses collègues. Sa réponse ? Le management collaboratif.
Ce 3e webinar inspirant a offert aux internautes une source infinie d’inspiration, de conseils pratiques et une vision éclairée de la réussite professionnelle et personnelle.
Un dernier tip ?
Le réseau que l’on se forge même dans des secteurs et des métiers variés, cela nourrit pour demain. Cela porte ses fruits de la même manière que sa propre expérience.
Merci à Valérie Dubois
pour les leçons précieuses qu’elle nous a partagées avec générosité et franchise.
Ça vous a plu ? Découvrez le replay intégral, les épisodes précédents et les réponses aux questions posées lors de ce webinar :
avec Laëtitia Balac-Ruscher, Directrice Supply Chain et Logistique/Membre du Comex du Groupe Monoprix et Latifa Gahbiche, Directrice Générale SULO France & Suisse (premier fournisseur européen de solutions de tri innovantes)
Quels sont les livres que Valérie peut nous recommander pour gagner en confiance en nous ?
Je peux simplement conseiller un livre qui est très intéressant : « L’affirmation de soi : Mieux gérer ses relations avec les autres » de Dominique Chalvin (Edition ESF Sciences Humaines).
En reconversion depuis 3 ans (Bachelor+Mastère), comment “cibler” un métier précis dans la Supply Chain et une activité, au-delà de la taille de l’entreprise ?
La clé réside dans l’expérience terrain. Explorez divers secteurs de la Supply Chain, découvrez les réalités du terrain. Consultez notre guide des formations supérieures pour des conseils détaillés et des orientations adaptées à votre parcours.
Bon produit, bon endroit, bon moment avec les bonnes ressources mais aussi la bonne information ? Ne faut-il pas encourager les filles à aller aussi vers les filières d’enseignement typées informatique en plus des filières orientées Qualité, Logistique Industrielle et Organisation ?
Absolument ! Pour un succès complet, encourager les filles vers des filières informatiques est essentiel. En plus des filières classiques, l’informatique joue un rôle crucial dans la Supply Chain. Consultez notre guide des formations supérieures pour découvrir les diverses voies disponibles.
Auriez-vous des conseils de formations (certifiantes ou non) qui apportent des clés importantes pour une carrière en supply (en parallèle d’un métier lorsque l’on travaille déjà) ?
Des formations certifiantes ou non peuvent enrichir votre parcours en Supply Chain tout en travaillant. Consultez notre guide des formations supérieures pour des recommandations spécifiques, car le choix dépend de vos objectifs professionnels et de votre disponibilité.
Vous allez réaliser une autoévaluation de la maturité de votre Supply Chain.
Cet autodiagnostic, crée par le LAB ETI/PME de France Supply Chain à partir d’une sélection de 22 questions du Référentiel d’Excellence de France Supply Chain, n’a pour objectif que de fournir une évaluation du degré de maturité des fondamentaux de votre Supply Chain et de vous positionner par rapport aux meilleures pratiques du terrain.
Les données renseignées sont à usage exclusif de France Supply Chain pour alimenter une base de données permettant à chaque entreprise répondante de se comparer par rapport à des moyennes anonymisées.
Afin de vous permettre de réaliser cette comparaison, le remplissage de ce diagnostic nécessite la collecte de vos coordonnées.
Vous allez réaliser une autoévaluation de la maturité de votre Supply Chain.
Cet autodiagnostic, crée par le LAB ETI/PME de France Supply Chain à partir d’une sélection de 22 questions du Référentiel d’Excellence de France Supply Chain, n’a pour objectif que de fournir une évaluation du degré de maturité des fondamentaux de votre Supply Chain et de vous positionner par rapport aux meilleures pratiques du terrain.
Les données renseignées sont à usage exclusif de France Supply Chain pour alimenter une base de données permettant à chaque entreprise répondante de se comparer par rapport à des moyennes anonymisées.
Afin de vous permettre de réaliser cette comparaison, le remplissage de ce diagnostic nécessite la collecte de vos coordonnées.