Le 22 novembre dernier, le Lab SupplyChain4Good et notre partenaire Citwell ont orchestré une journée de travail dynamique, rassemblant plus de 50 personnes issues de divers horizons professionnels. Entreprises, institutions, académies, collectivités et associations se sont réunies pour partager leurs expertises et expériences, affirmant ensemble que la Supply Chain circulaire est incontournable pour une économie circulaire.
Les Objectifs des ateliers pour une Supply Chain Circulaire
L’idée maîtresse qui a guidé cette journée était la conviction que la transformation des modèles Supply Chain est essentielle pour embrasser la circularité. En effet, pour accompagner l’évolution des modèles économiques, la supply chain doit elle aussi adopter une approche circulaire, étant donné sa transversalité.
Les ateliers se sont articulés autour de trois objectifs clés :
S’aligner sur la transformation des modèles Supply Chain nécessaires au circulaire
Lister les freins et les leviers vers le circulaire que VOUS avez rencontrés
Mobiliser les énergies pour constituer une coalition de la supply chain circulaire
Explorer la Supply Chain Circulaire
Des conférences passionnantes ont permis d’approfondir la compréhension de la Supply Chain circulaire. Deux témoignages ont mis en lumière des sujets cruciaux : la décarbonisation des transports et la circularité dans le textile. Ces exemples ont dévoilé des processus opérationnels et des stratégies novateurs, allant au-delà des méthodes classiques telles que la logistique inverse et les emballages réutilisables.
Parole d’experte – Anaïs Leblanc – PARTNER ET DIRECTRICE INNOVATION DURABLE chez Citwell
Quatre Boucles, quatre axes de réflexion pour des résultats concrets et opérationnels
La journée a été structurée autour de quatre boucles fondamentales :
Intensification de l’Usage : comment maximiser l’utilisation des ressources existantes ?
Réparation et Redistribution : explorer les opportunités de réparation et de redistribution des produits.
Remanufacturing et Production Durable : comment construire des produits robustes et sobres ?
Recyclage : comment récupérer les matières, quelles évolutions réglementaires et techniques mais aussi comment tracer ?
Les ateliers ont abouti à plus de 30 solutions concrètes, rapidement opérationnelles, émanant de l’engagement et de la créativité des participants. Le deuxième atelier, axé sur la résolution des obstacles identifiés le matin, a été particulièrement fructueux.
Catégorisation des solutions apportées à l’issu des ateliers
Aide financière / MO
Grande proposition
Groupe de partage
Groupe de travail
Piste d’expérimentation
Prestation
Sensibilisation
Sujet de recherche
Après les « grandes idées » non tangibles, globalement, une majorité de propositions de partage de la connaissance, puis de groupes de travail plus ou moins précis. Quelques moyens tangibles de mise à disposition de main d’œuvre ou de locaux et savoir faire
Le pragmatisme des actions proposées
Non tangible pour nous
Prérequis nécessaires
Court terme
40% de grands principes non tangibles, 33 actions qui pourraient démarrer si les pilotes et coordinateurs étaient identifiées.
Cette journée a été le théâtre d’une collaboration enrichissante et a généré des solutions pratiques pour orienter la Supply Chain vers la circularité. Ces résultats tangibles témoignent de la volonté des acteurs de transformer leurs pratiques pour un avenir plus durable. Nous vous inviterons bientôt à participer à notre série de témoignages, qui débutera en avril. Partagez vos expériences, vos succès et vos défis dans la mise en place de pratiques circulaires au sein de votre Supply Chain.
Ensemble, construisons un avenir où la circularité devient la norme.
Monsieur de Feraudy, une question piège pour commencer : vouliez-vous organiser cet évènement ?
Oui, je voulais cet événement. Il y a environ un an, j’ai reçu un courriel de Thomas Wimmer (président du BVL) qui souhaitait en quelque sorte rejouer le célèbre couple franco-allemand et faire revivre l’ELA. J’ai bien sûr été très intéressé. Nous devons apprendre les uns des autres, nous devons collaborer pour obtenir les meilleures pratiques.
C’est alors qu’est entré en jeu notre partenariat avec Supply Chain magazine, qui organise les Rois de la Supply Chain et, chaque année, ensemble, nous présentons nos champions aux ELA Awards. Et il se trouve que l’année dernière, en 2022, la France a gagné les ELA Awards. Et il m’est venu à l’esprit que nous pourrions avoir une sorte d’organisation de type Eurovision où le gagnant organise la prochaine édition.
Il m’a semblé tout à fait normal de saisir l’occasion des ELA Awards 2023 pour organiser l’événement marquant l’étape d’une nouvelle gouvernance de l’ELA et marquant aussi une nouvelle habitude : le gagnant de ce soir devra organiser ce même événement l’année prochaine.
Avec For Supply and Beyond, quelles idées vouliez-vous pousser auprès de la filière ?
En 2020, nous étions à la recherche d’une mission et il s’est avéré que nous voulions tous utiliser la Supply Chain comme levier pour plus de durabilité. Nous sommes ceux qui, avec nos équipes et leurs compétences sont vraiment essentiels pour faire advenir des Supply Chains plus durables et un monde plus durable. C’est donc notre devise et ce que nous voulons faire. Et nous continuons à aller plus loin (beyond).
Nous avons parlé d’impact social, de circularité, de ralentissement des flux mais également de la mise en place d’écosystèmes collaboratifs. Autant de sujets qui font l’objet de débats, de questionnements et que nos membres développent dans la nouvelle version de notre Manifeste.
Obtenir le Manifeste
Quelles différences avec la version précédente ?
En 2021, le Sénat français nous a invité à un entretien avec une série de questions sur le thème “Comment être plus durable ? ». Nous avons préparé un document de travail montrant les raisons de croire en un tel scénario grâce aux Supply Chains. C’est ainsi qu’a vu le jour notre premier Manifeste.
Dans cette version, nous ne citions pas les entreprises ayant fournis les exemples et les réalisations menées mais dans cette nouvelle version, nous avons décidé de nommer les projets et les sociétés qui ont accepté de témoigner. C’est donc un ensemble de cas d’usage afin d’inspirer les autres et de pouvoir échanger avec ceux qui souhaitent en savoir plus pour répliquer ces projets réussis.
Pourquoi avez-vous choisi de révéler votre plaidoyer pour une Supply Chain Frugale et Désirable au cours de cet évènement ?
Ce que je viens de vous dire ne fonctionne que pour la France. Ce que nous avons appris c’est que très souvent la réponse est au-delà des contraints, les solutions sont au-delà des limites de votre seule entreprise, vous devez collaborer. Vous voyez beyond est partout aujourd’hui. Mais c’est insuffisant de collaborer entre Français. Nous devons apprendre les uns des autres à un niveau européen. J’ai donc invité l’ensemble des invités à se procurer ce Manifeste et à collaborer pour enrichir et compléter ce document avec leurs propres exemples.
Monsieur Markus Mau (Président de l’ELA), une réaction ?
Une nouvelle ère de collaboration et d’interactions s’ouvre et cela représente une réelle valeur ajoutée pour nous tous. Mais pour aller au-delà, comment contrôlons-nous cela ? Comment nous assurer que ce que nous estimons important est pris en charge de la bonne manière et envoyé jusqu’à une destination lointaine ?
Nous avons la certification ELA, une certification individuelle attestant de compétences spécifiques en Supply Chain Management et Logistics. Nous l’adaptons actuellement afin de prendre en compte les nouvelles exigences de la CSRD, ESG, etc. Ce travail se fait de manière conjointe entre industriels et académiques et permettra de s’assurer partout dans le monde que la personne que vous engagez respecte les standards définis par l’ELA et ses membres. Cela va au-delà de tout certificat universitaire.
Une autre vision de la Supply Chain, humaine et émouvante avec le keynote de Luca SILIPO
Dans cet extrait, notre orateur du jour prend l’exemple du café afin de nous démontrer qu’il existe deux façons de penser la Supply Chain :
Une séquence d’actions
qui mènent à un café
Une série de personnes
qui mènent à un café
Transformative Power of Supply Chains on Social Sustainability par Luca SILIPO, Chief Economist, Supply Chain Leader and Independent Thinker
C’est ce second axe qu’il a choisi d’approfondir en faisant appel à nos émotions, à nos souvenirs et à notre rapport aux objets. Luca Silipo nous fait la démonstration d’une vision porteuse d’espoir pour repenser le futur en prenant en compte l’impact global des entreprises sur la cité et ses habitants. Une réflexion sur la manière de contrôler le pouvoir des liens sociétaux et de le potentialiser.
Découvrez l’intégralité du keynote
Les 6 projets innovants des finalistes aux ELA Awards 2023
Tour à tour, français, slovène, autrichien, espagnols et suisse sont montés sur scène afin de raconter la naissance de leur projet, leurs objectifs et les résultats obtenus. Les transformations digitales et technologiques pour exploiter et transmettre la donnée furent au cœur de la cérémonie avec l’utilisation de la blockchain, d’intelligence artificielle, d’AGV (Automatic Guided Vehicle), etc.
Les 6 finalistes, et parmi eux le gagnant de l’édition 2023 sont :
The warehouse of the future for our teams and performance
par Leroy Merlin et France Supply Chain by ASLOG
Optimising international trade and customs clearance with blockchain technology
par NAFEZA & CARGO X et la Slovenian Logistics Association
Warehouse optimization through automation
par RWA member de l’association Autrichienne VNL
Supply Chain Control Tower
par SEAT SA du Centro Español de Logística (CEL)
Visual SLAM Localization and Navigation for Mobile Robots in Logistics
par SEVENSENSE membre de GS1 Switzerland
Digital Logistics Corridors
par USYNCRO de l’ICIL Institute
Supply chain 0377
Supply chain 0407
Rôle et défis des associations Supply Chain en Europe
Les grands thèmes abordés lors de cette table ronde des Présidents d’association :
Que faites-vous dans votre pays ? Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?
Quelles sont les meilleures pratiques en Europe en matière de Supply Chain durable ?
Comment travaillez-vous ensemble ? Quels sont les sujets de collaboration ?
Comment travaillez-vous avec les autorités européennes ?
Yann de Feraudy
Konstantinos Haniotis
Managing Director at Telenavis S.A. and ELA vice-president
Xavier Rius
General Director of the ICIL Institute
Regards croisés sur le développement durable en Supply Chain
Lors de cette 2e table ronde, les intervenants ont pu présenter les solutions concrètes mises en place dans leur entreprise ou avec leur association sur les sujets de transition énergétique, de décarbonation du fret comme de la pénibilité dans le transport ou les entrepôts.
L’une des questions essentielles qui se pose est celle du financement et des coûts pour déployer de telle transformation. Les 4 praticiens nous ont apportés leur réponse et leur vision d’un modèle économique durable.
Merci à :
Camille Demarquilly
VP Global Supply Chain Engineering chez Michelin
Romeo Dumitru
Logistics Director chez ELBI ELECTRIC & LIGHTING and Vice-President of ARILOG
Ramon Garcia
General Manager of Centro Español de Logística (CEL) et Vice president of the innovation cluster for sustainable delivery of freight (CITET)
Cette publication, à la croisée de Labs SupplyChain4Good et Digital&Technologies répond aux attentes des entreprises qui ne souhaitent plus choisir entre compétitivité et durabilité. Pour compléter le scan des 120 solutions de ce radar, nous avons organisé un Webinar. Florian Borgobello, manager de la practice Supply Chain Wavestone et Gilles Verdier, Supply Chain Leader Innovation chez Michelin nous ont alors exposé leurs objectifs, leur démarche et leur utilisation de l’outil.
Un radar de solution : pour quoi faire ?
Les entreprises font face à un réel enjeu, celui de décarboner leur Supply Chain. Pour cela, il existe de nombreuses réponses techniques qui ne se valent pas toutes. Afin d’y voir plus clair, France Supply Chain et Wavestone ont recensé plus de 120 offres ou services sur le marché qui répondent à une intention directe de décarbonation.
Nous avons fait un focus sur ce que nous appelons les solutions de types primaire et engagé. Les premières sont faciles à implémenter et matures, mais elles ne bénéficient pas d’un fort effet levier sur les objectifs de réduction des émissions carbone. Les secondes, engagées et donc plus complexes à déployer, avec des investissements plus importants, mais qui génèrent des résultats beaucoup plus conséquents.
Classification des types de solutions en fonction des critères impact, maturité, facilité d’implantation et Coûts
Les rédacteurs du radar ont insisté sur le fait que l’approche solutionniste de la décarbonation de la Supply Chain que porte en partie cette publication ne saurait se substituer à des réflexions qui sont plus profondes telles que la refonte des modèles d’organisation. Néanmoins, cela reste un passage obligé pour ne serait-ce que concrétiser les plans de décarbonation.
Le radar présente des entreprises (start ups, Grands Groupes, pure players) qui proposent des solutions commercialisables, des services, mais aussi des initiatives inspirantes propres à certaines sociétés. Le périmètre géographique de l’analyse est celui de la France voire de l’Europe.
Vous pouvez venir piocher dans plus de 120 idées classées en 8 champs d’applications. Florian Borgobello, leader sur les recherches et la construction du radar recommande de faire un état des lieux via les outils répertoriés dans la section « Mesure des émissions CO2 », puis de mettre en place votre plan de décarbonation en fonction des résultats récoltés et enfin, de sélectionner des solutions pour répondre à ce plan d’actions priorisées, parmi les catégories suivantes :
Mesure des émissions CO2
Outils d’analyse et de suivi des émissions de gaz à effet de serre (et autres émissions) sur l’ensemble de la Supply Chain.
Équipements verts pour la logistique
Solutions techniques permettant de diminuer l’impact de l’intralogistique sur l’environnement.
Véhicules verts
Véhicule ou moyen de transport (utilitaires et poids lourds) disposant d’une technologie permettant de réduire l’empreinte carbone d’un trajet.
Plate-forme de mutualisation
Technologie ou service proposant plus de mutualisation sur la Supply Chain (livraison dernier kilomètre, réduction du transport à vide…).
Emballage
Solutions techniques permettant de réduire l’impact de l’emballage (hors emballages primaires) sur l’environnement.
Logistique inversée
Services ou systèmes permettant de mettre en place et d’exploiter une logique de flux circulaire (pilotage des flux retours…)
Efficacité énergétique des bâtiments
Outils permettant de faire le suivi et l’optimisation énergétique des bâtiments logistiques afin d’en diminuer l’impact environnemental.
Autre
Solutions qui ne sont pas incluses dans les catégories précédentes, mais qui offrent des avantages notoires dans une perspective de Green Supply Chain.
L’intérêt d’un tel outil pour une entreprise : le témoignage de Michelin
Nous cherchons tous à faire coïncider la performance durable, l’innovation et la résilience et justement, ce radar vient nous aider dans ces sujets-là, rappelle Gilles Verdier. « Cela m’a permis d’identifier des partenaires potentiels dans la jungle de l’offre. Je suis sollicité en permanence pour me présenter des solutions. Ce travail me permet d’y voir un peu plus clair sur ce qui se passe. Cela a créé de la confiance avec des acteurs que je ne connaissais pas ou certains que je connaissais un tout petit peu en regardant un petit peu leur pédigrée. »
Il explique également que chez Michelin, le travail en écosystème est vu comme une force. Que ce soit avec des experts ou des entreprises de toute taille, savoir travailler avec différents partenaires sur différents thèmes est très important. « Tout le bénéfice de l’association et de ce type de partage, c’est que c’est accessible, c’est clair et ça permet rapidement de se mettre en relation. »
L’utilisation du Green Radar Supply Chain se présente comme une réponse essentielle aux impératifs contemporains des entreprises, les poussant à concilier compétitivité et durabilité. Face au défi de décarbonation de la Supply Chain, caractérisé par une myriade de solutions techniques, ce radar offre une cartographie précieuse, répertoriant plus de 120 options. Les témoignages, notamment celui de Michelin, soulignent l’utilité de cet outil qui se présente comme un catalyseur facilitant la transition vers une Green Supply Chain, favorisant les collaborations fructueuses et contribuant ainsi à façonner un avenir plus durable pour les entreprises et la planète.
Vous avez travaillé avec une entreprise qui n’apparait pas dans ce radar ? Vous voulez nous partager votre expérience récente ? N’hésitez pas à nous contacter.
Géopolitique, économie, climat, consommation, règlementation… dans un environnement toujours plus instable c’est le modèle même de la Globalisation et des Supply Chain mondialisées qui est remis en cause depuis plusieurs années.
Les entreprises ont pris conscience que la complexité et la rigidité de leur Supply Chain pouvait représenter un risque existentiel en cas de défaillance d’un seul maillon. L’enjeu est désormais à l’adaptation de leur stratégie pour reprendre la main dans un monde d’incertitudes où l’agilité sera déterminante !
Cette 5ème édition du Baromètre des Risques Supply Chain KYU, réalisée en partenariat avec les Arts & Métiers, France Supply Chain et l’AMRAE, est l’occasion de prendre le pouls de la Supply Chain, de mesurer l’évolution des risques auxquels elle est exposée, d’évaluer la maturité des organisations pour faire face aux nouveaux enjeux, d’identifier et de partager les tendances et les meilleures pratiques de maitrise.
Aucune question n’est obligatoire et toutes les données seront anonymisées pour garantir la confidentialité de votre contribution.
Si vous ne disposez pas du temps nécessaire pour compléter l’ensemble du questionnaire vos réponses seront enregistrées en fin de chaque page et vous pourrez à tout moment y revenir en cliquant sur le lien ci‐dessus.
Les résultats seront publiés début février 2024.
En attendant, nous vous invitons à (re)découvrir la 4e édition du baromètre.
Si vous souhaitez en savoir plus sur KYU, nous vous invitons à vous rendre sur leur site.
Nous vous remercions par avance pour votre contribution et nous tenons à votre disposition pour toute question ou problème que vous pourriez rencontrer à l’adresserisksupplychain@kyu.fr
Les informations personnelles collectées par KYU Associés font l’objet d’un traitement totalement anonymisé ayant pour seule finalité les résultats de l’enquête. Les données seront conservées par KYU Associés le temps de réaliser les résultats de l’enquête puis seront détruites.
Conformément au Règlement (UE) 2016/679 relatif à la protection des données à caractère personnel (RGPD), vous disposez des droits suivants sur vos données : droit d’accès, droit de rectification, droit à l’effacement (droit à l’oubli), droit d’opposition, droit à la limitation du traitement, droit à la portabilité. Vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l’effacement et à la communication de vos données à caractère personnel après votre décès. Vous pouvez, pour des motifs tenant à votre situation particulière, vous opposer au traitement des données vous concernant.
Pour exercer vos droits, veuillez adresser votre demande à risksupplychain@kyu.fr. Une copie de votre pièce d’identité pourra vous être demandée. En cas de non‐respect de ces obligations, vous avez la possibilité d’introduire une réclamation auprès de la CNIL..
La gestion des risques, c’est un métier, des savoir-faire et un état d’esprit que les organisations doivent développer. Ce métier existe-t-il déjà dans votre entreprise ? En créant une communauté dédiée, coanimée avec Renault Group et le cabinet de conseil Wavestone, nous pensons aider la profession à monter collectivement en compétence grâce aux retours d’expériences des différents participants et aux éclairages méthodologiques de nos animateurs.
Dans cet article, nous revenons sur le premier atelier de la communauté avec pour thème la classification des risques Supply Chain et la méthodologie de cotation associée.
La gestion des risques en entreprise, un prérequis pour gagner en vélocité et résilience
« La crise Covid-19 et la guerre en Ukraine ont été les catalyseurs de la perte de contrôle sur les Supply Chains. Elles ont révélé chez nos clients le manque d’anticipation et de préparation à la gestion des risques ». Le témoignage de Wavestone sur la gestion des risques au sein des organisations nous éclaire sur le chemin qu’il reste à parcourir.
La multiplication des crises et l’incertitude qui les accompagnent ont poussé les entreprises à renforcer leurs processus de gestion de crise. Néanmoins, ces efforts se concentrent principalement sur de la réaction aux risques avérés, plutôt que sur des mesures préventives pour atténuer l’exposition aux risques et savoir agir en conséquence.
La gestion des risques Supply Chain s’inscrit dans la gestion globale des risques de l’entreprise. Elle se traduit par la mise sous contrôle des facteurs de risques, évènements, circonstances pouvant compromettre la Supply Chain dans l’ensemble de ses activités.
Place de la gestion des risques Supply Chain dans la gestion globale des risques de l’entreprise
La mise en place d’un processus de gestion des risques devient un prérequis pour un modèle d’entreprise pérenne. Il répond au défi de la maîtrise de la Supply Chain, mais au-delà, à des enjeux économiques (maîtrise des coûts de la filière), commerciaux (niveau de services et relation avec les partenaires) et de souveraineté nationale (relocalisation des productions et indépendance du modèle français).
Les challenges de la Supply Chain Renault : 1er retour d’expérience au sein de la communauté
« Le risque de pénurie des produits liés à des limites capacitaires, manque de matière première et de main-d’œuvre » représente le risque numéro 1 pour les organisations en 2023 »(Source : KYU, 4e baromètre des risques), ce qui implique pour les entreprises un pilotage resserré de leur relation fournisseur.
C’est également le constat fait par le Groupe Renault au travers de Thierry Blein, SupplyChain governance, performance & risks officer qui ajoute que le contexte actuel est caractérisé par une recrudescence des risques :
Risques climatiques avec l’exemple des inondations en Slovénie qui ont forcé certains constructeurs automobiles à fermer leurs sites pendant un certain temps.
Rareté des matières premières telle que le cuivre dont la demande est environ 4 fois plus importante que le volume des extractions.
Perte des talents avec d’une manière générale, une augmentation des départs en Supply Chain et un manque d’attractivité du domaine qui peine à recruter.
Opérationnels à cause d’une hausse des coûts de transports, une pénurie de containeurs et des risques capacitaires.
Un principe : Apprendre à naviguer dans le New Normal
Pour faire face à ce nouvel environnement, nous devons changer la philosophie de l’entreprise. Il faut désormais intégrer une prise en compte du niveau de risque et de résilience de la Supply Chain dans nos décisions de sourcing. L’industriel automobile indique également travailler sur les enjeux majeurs que sont la standardisation des produits afin de réduire la complexité de sa Supply Chain, une meilleure gestion des capacités et la fiabilisation des prévisions.
Cartographie des risques et méthodologie de cotation : les fondamentaux d’une bonne gestion des risques
Cette première réunion avait pour ambition de présenter la démarche employée par Renault afin de cartographier puis de piloter ses risques. La phase amont d’identification est basée sur un recensement des principaux risques pouvant freiner l’atteinte des objectifs de l’organisation. Cette approche est répliquée au niveau de chaque direction.
Pour chaque élément détecté, une échelle de notation du niveau de tolérance au risque est mise en place et traduite par un mapping très visuel.
La risk map Renault
Une fois l’état des lieux réalisé, la réussite tient en deux mots : gouvernance et pilotage. Le Groupe a donc décidé de positionner la fonction Supply Chain au plus haut niveau de l’entreprise (CEO-1). Ce choix autorise une approche plus transversale et une vision holistique des risques. Le décloisonnement de la data induit également une gouvernance décisionnelle interfonctionnelle.
Concrètement, les plans d’action de maitrise des risques sont suivis 2 à 3 fois par an dans le CODIR SCM et chaque département (métier) est responsable du pilotage des risques associés à son activité via la nomination d’un Risk Owner. Par exemple, le risque de baisse d’attractivité des talents est géré par la direction RH. De même, le risque « capacité transport » est du ressort de la direction ingénierie logistique.
Les prochaines sessions du groupe : risques climatique, technologique et Cybersécurité
Session #2 du 18/10 : La gestion de la relation fournisseur, animé par Wavestone avec le retour d’expérience de Sopra Steria dans le secteur de l’aéronautique
Session #3 du 29/11 : La gestion du risque technologique & Cybersécurité, animé par Wavestone
Session #4 — date à confirmer : La gestion du risque climatique, animée par Wavestone et France Supply Chain
Les communautés sont des groupes d’entraide et de partage d’expérience au sein desquels la confidentialité et le caractère non commercial priment. Elles constituent des espaces privilégiés d’échanges entre professionnels issus de tous secteurs d’activités. Depuis l’année 2023, elles se développent et rencontrent un vif succès auprès de nos membres.
Notre objectif avec ce nouveau webinar est de poursuivre l’acculturation de nos membres et au-delà, des professionnels de la logistique et de la Supply Chain aux différents carburants verts. Le biométhane en particulier est une énergie renouvelable à la croisée des enjeux énergétiques, écologiques et économiques de notre pays qui permet l’obtention d’un carburant renouvelable nommé bioGNV. Nos invités nous partagent leur expertise des gaz verts et répondent à vos questions : où se fournir et à quel coût ? Quel rendement pour l’usage mobilité ? Découvrez les nombreux atouts et les perspectives de ce carburant alternatif pour décarboner nos Supply Chains.
Les ambitions : générer près de 20 % de gaz verts dans le mix gazier français d’ici 2030 et 100 % en 2050
Nos intervenants :
Élodie Dupray, Chef de pôle mobilité BioGNV/GNV chez GRDF
Rami Hariri, Délégué Biométhane chez GRDF
Les modes de production des gaz verts et leur maturité
Il existe plusieurs gaz verts ou biogéniques. Ils sont constitués de la même molécule chimique que le gaz fossile mais sont issus d’un cycle plus rapide et parfois synthétique. Le premier mode d’obtention de biogaz est la méthanisation, elle s’appuie sur la digestion anaérobie de matière organique.
Les différents processus de production des gaz verts
En France, il existe différentes filières de production de gaz verts avec une maturité variable. Par exemple, la gazéification hydrothermale qui utilise la biomasse humide, du lisier, des boues ou microalgues passera de la R&D aux 1ers projets d’injection réseau en 2025. À l’inverse, sur un même horizon temps, l’électrolyse avec ou sans méthanation atteindra le stade de l’industrialisation.
Focus sur le biométhane
Le biométhane circule déjà dans nos réseaux et se développe fortement grâce à une technologie mature. Au sein de digesteur, on recrée les conditions internes à une panse de vache : de la chaleur et un mouvement de brassage. On recueille ainsi les gaz qui se dégagent de la matière organique en putréfaction avec quasiment aucune perte de rendement. La particularité de la méthanisation est d’obtenir 2 produits :
le biométhane ;
le digestat qui peut faire office d’engrais en lieu et place des engrais chimiques pour les agriculteurs.
La capacité de production par méthanisation a cru de façon exponentielle en France grâce à la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire. La répartition des sites de production (principalement en Bretagne et au nord de la France) met en exergue son lien au monde agricole et à l’industrie agro-alimentaire.
Comment les biogaz peuvent-ils nous aider à atteindre les objectifs Fit For 55 ?
Les études montrent que notre consommation de gaz va continuer à baisser sous l’effet de changements de comportement (sobriété) et d’améliorations de notre efficacité (processus, technologie, bâtiment). En parallèle, la production de gaz verts français va croitre jusqu’à couvrir notre besoin total en gaz d’ici à 2050.
Une énergie renouvelable pour les mobilités
Certains territoires sont déjà à 20 % de molécules de gaz verts dans leur réseau quand d’autres atteignent seulement les 3 %. Il est donc indispensable de rapprocher l’usage de la production afin de répondre à la demande et de permettre de rouler au biométhane carburant sur tout l’hexagone.
En se basant sur une analyse du cycle de vie, un camion roulant au bioGNV réduit ses émissions de GES de 80 % (base carbone ADEME)
90 % des flux de marchandises peuvent être effectués au BioGNV grâce à une grande autonomie (jusqu’à 700 km, soit une tournée d’un chauffeur) et une gamme de véhicules étendue : véhicules lourds (transport de marchandises, de déchets et de voyageurs) comme du chariot de manutention.
Gammes de véhicules adaptées au BioGNV/GNV
Des intrants déjà largement disponibles
La matière organique utilisée pour générer du bioGNV n’est pas en concurrence avec les besoins liés à la production de biocarburant, par exemple. D’autre part, l’emploi des intrants et le besoin en terre agricole sont très contrôlés et limités. Plus de 90 % des besoins sont couverts par les effluents d’élevage, les cultures intercalaires qui ne mobilisent pas de biomasse et les déchets issus de l’industrie agroalimentaire.
Comment rouler au biométhane et à quel prix ?
Il existe bien un surcoût à l’achat d’un véhicule adapté au GNV qui est cependant gommé par :
un carburant plus accessible ;
des aides régionales ou locales ;
la gratuité de la carte grise (ou moitié prix) ;
une bonification de l’amortissement.
Pour répondre à cette question de manière complète, il faut prendre en compte plusieurs facteurs, notamment le mode de financement de la production ou les incitations législatives. Des outils ont été développés pour calculer son TCO ainsi que pour comparer les coûts d’un véhicule au biogaz avec les autres énergies (électrique, bio-carburant ou diesel).
Pour en savoir plus sur les défis du biogaz (flexibilité du réseau, raccordement, etc.), son coût et son impact sur votre stratégie de décarbonation, nous vous invitons à visionner le replay. Cette vidéo, réservée aux membres, bénéficie d’une timeline qui vous permettra de consulter uniquement les passages qui vous intéressent.
A retenir
On estime que le biométhane permet de répondre en partie à 3 enjeux majeurs que sont :
Réponses aux questions posées lors de cette conférence :
L’un des défis est lié au raccordement au réseau de gaz des méthaniseurs agricoles, qu’en est-il ?
Aujourd’hui, avec 12TWh, le réseau gazier est au rendez-vous, son développement et son renforcement n’a pas posé de problématique. La problématique est maitrisée par les opérateurs gaziers.
Voyez-vous un avenir au plein de biogaz par les camions en direct au site de méthanisation, ou bien tout se fera-t-il via le réseau ?
Il y aura une majorité de stations réseau, mais la distribution dite à la ferme maillera le territoire dans les zones rurales.
Qu’est-ce que ETS ?
ETS sont les initiales de Emission Trading Scheme, en français le système communautaire d’échange de quotas d’émission. Il s’agit d’un dispositif visant à mesurer l’émission de CO2 pour les entreprises, avec la possibilité pour les plus performantes de vendre leur quota d’émission de CO2 non utilisé aux entreprises les plus polluantes.
Dans le cas d’une très forte demande en biométhane, peut-il y avoir des conflits d’usage sur les produits agricoles (si les déchets ne suffisent pas dans le méthaniseur) ?
La biomasse utilisée pour le biométhane ne rentre dans aucun conflit d’usage. La très grande majorité de la biomasse utilisée n’est pas en concurrence, ce ne sont pas les mêmes intrants vs agrocarburants, par exemple.
Sur un site de quinze hectares, à Cérilly, près de Châtillon-sur-Seine, un méthaniseur est en train de sortir de terre. Cette usine, dont le projet est né en 2018, sera alimentée par des cultures intermédiaires à vocation énergétique, du seigle fourragé. Ce sont 150 agriculteurs du territoire qui se sont engagés à produire des céréales, moyennant rémunération évidemment, pour fournir suffisamment de matière au bon fonctionnement de l’usine. Certains sites mutualiseront plusieurs agriculteurs, mais en France la taille reste moyenne, voire petite : 3-4 producteurs. Les sites sont 10 fois à 6 x moins grands que dans d’autres pays (Allemagne ou Danemark). Cet exemple est-il en conflit ?
Pas de conflit, il s’agit de culture intermédiaire, et donc entre les cultures principales. Pas de concurrence d’usage donc.
Vous avez parlé de capture du CO2 lors de la production de biogaz. Quel est l’état d’avancement ? Est-ce envisagé aussi bien pour bioGNC que pour bioGNL ?
Aujourd’hui, tous les sites de méthanisation sont exploités à l’état gazeux, aucun site à l’état liquide. Des projets sont en cours pour capter le CO2 du process de méthanisation.
Le GHG Protocol dirait d’ajuster le facteur d’émission général du gaz, au fur et à mesure que la part du biogaz augmente.
Les échanges sont en cours avec le GHG protocole, car dans certaines zones avec beaucoup de gaz vert (parfois 100% ) ce principe n’a justement aucun sens.
Ces outils TCO sont-ils disponibles ?
Les outils de TCO sont à demander pour étude de flux à GRDF.
Vous parliez d’organiser des visites, est-ce avec vous ?
Oui, nous allons organiser une visite avec France Supply Chain.
Vous parlez de suramortissement de 120 à 160%, je pensais que c’était 140%… comment est-ce défini ? Merci.
Il est de 20% pour les modèles compris entre 2.6 et 3.5 tonnes, 60% entre 3.5t inclus et 16 tonnes, et 40% au-delà.
Comment expliquez-vous l’écart constaté entre transport de marchandises et transport de personnes, autrement que par l’impératif de rentabilité qui s’impose au secteur privé ?
Il y a certes un impératif de rentabilité mais aussi les trajets sont les mêmes tous les jours pour le TRV et on est sur un modèle de stations privatives. C’est plus complexe pour le TRM mais c’est une solution alternative mature.
Pourquoi certaines stations ne font pas de bioGNC alors qu’elles font du GNC ?
Il faut que les stations soient raccordées aux réseaux de gaz. Certaines stations GNL réchauffent le gaz pour avoir du GNC et celles-ci ne peuvent pas proposer de Bio.
Bonjour, le bio GNL, est-il vraiment vert si on prend en compte l’énergie pour le liquéfier et le transporter ? Merci
Aujourd’hui, en France, il n’existe pas de BioGNL, d’ailleurs, il n’existe pas dans la base empreinte de l’ADEME
Est-ce qu’il existe du bio GNL ? J’ai cru comprendre que c’est extrêmement rare
Aujourd’hui, en France, il n’existe pas de BioGNL, d’ailleurs, il n’existe pas dans la base empreinte de l’ADEME
Comprimer le biogaz génère quelles pertes de rendement ?
Autour de 10%.
Passer au biogaz apporte quelle réduction d’émission de CO2 dans mon bilan carbone ?
Moins 80% d’émissions de CO2 par rapport au diesel.
Quelle différence de prix entre biométhane et gaz naturel standard ?
Entre 5 et 10% plus cher.
POUR visionner le replay et découvrir les réponses aux questions posées lors de ce webinar
Dans ce replay de 30 minutes, découvrez comment Michelin a réussi son projet de déploiement d’une IA en Supply Chain et ce, pour 15 magasins en Europe et 4000 produits différents. Focus sur le machine learning au service de la prévision de production et d’approvisionnement à long terme et à la maille de l’article.
Plonger au cœur d’une réunion du chantier Innovation@SCALE
Au sein du Lab Digital et Technologies existe un groupe de travail nommé Innovation@SCALE. Cette équipe est constituée de membres en charge d’animer l’innovation en Supply Chain dans leur entreprise. Toutes les 6 semaines, pendant 1 h, ils exposent leurs succès ou erreurs dans le cadre de passage à l’échelle.
Pour mieux comprendre ce que signifie partager des expériences d’industrialisation du passage à l’échelle, nous avons décidé de filmer un extrait (la moitié) de la dernière réunion et de vous y donner accès au travers d’un replay avec timeline. Aujourd’hui, le chantier est un forum d’échange de use cases pour s’inspirer et s’améliorer.
Accéder en un clic au chapitre désiré
Depuis sa création en février 2023, Renault, Deret, Geopost et Michelin ont présenté leur gouvernance de l’innovation, c’est-à-dire comment ils pilotent le déploiement grande échelle de leurs projets, mais aussi la partie plus prospective de l’innovation.
Comprendre pourquoi et comment Michelin déploie de l’IA pour sa Supply Chain
La présentation débute par une définition des activités du service de Pierre Cordina,Supply Chain/IA leader chez Michelin et intervenant du jour. Ce service travaille sur l’Intelligence Artificielle, la Business Intelligence (BI) ainsi que sur des rapports d’analyses très poussés allant jusqu’à proposer des solutions aux humains.
Michelin déploie de l’Intelligence Artificielle (IA) à différentes étapes de sa Supply Chain afin que des machines prennent des décisions de manière autonomes pour les gens. Dans cette vidéo, il est plus particulièrement question de machine learning pour prévoir les besoins en pneu à produire ou à approvisionner.
Diminution de l’erreur de forecast de 5-10 %, équiv. 1-2 jrs d’inventaire
Résultat de l’utilisation de l’IA (périmètre – pneu de véhicules de tourisme en Europe)
Depuis 2019, cette solution de forecast dit tactique permet d’obtenir des prévisions mensuelles à long terme pour les collaborateurs en usine. Elle aide à déterminer la quantité de pneus devant être produite (pour les pays possédant une usine) ou importée (pour les pays n’en ayant pas).
La plateforme D@ril, un des facteurs clés de la réussite du déploiement international du projet
Encouragées par le succès d’une première machine (s@@m) qui détecte dans le réseau les stock out, propose et corrige les situations, les équipes de Michelin ont appliqué la même démarche en 6 étapes afin d’effectuer le passage à l’échelle de la solution de forecast :
Récolter les données
Nettoyer les données
Enseigner le passé à la machine
Former la machine
Tester la machine
Prédire le futur
La phase 5 se réalise en double run, c’est-à-dire que l’on teste la machine et en parallèle, les prévisions par l’humain se poursuivent. Ceci afin de comparer les conclusions mais surtout dans le but de faciliterl’adoption par les opérateurs. En effet, sur la base de tests sur des périmètres d’articles grandissants et de bons résultats observés par les équipes, on construit la confiance vis-à-vis de la solution.
La solution D@RIL de forecast par l’IA aujourd’hui
Aujourd’hui, une machine est toujours couplée à un forecast manager, c’est-à-dire à un opérationnel. Elles sont très bien accueillies dans le monde entier grâce à de meilleurs résultats que l’humain ou la machine seuls. Il a été observé que sur une typologie de produits particuliers, l’équipier détient des informations complémentaires et décisives qui améliorent les bilans de l’appareil.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement de la solution et la démarche de passage à l’échelle de l’innovation engagée par Michelin, 2 options s’offrent à vous : visionner le replay réservé aux membres ou nous poser vos questions. Et si vous êtes vous-mêmes acteurs de l’innovation dans votre entreprise, il vous est possible de rejoindre le groupe en nous contactant par mail.
À retenir : les facteurs clés de succès
L’erreur à ne pas faire : ne pas choisir des sujets d’IA pour lesquels vous ne savez pas comment exploiter les résultats sur le terrain.
Équipe : ses membres, son autonomie et son habilité à échanger avec le business
La méthodologie en 6 étapes
La plateforme D@ril
Un ramp up progressif et drivé localement
POUR visionner le replay et découvrir les réponses aux questions posées lors de ce webinar
Il y a à peu près le même nombre de femmes que d’hommes sur terre. Et pourtant la part des femmes en Supply Chain n’est que de 39 % selon le dernier rapport GARTNER de 2023. Pire, leur présence se raréfie sur les postes exécutifs de la Supply Chain et tombe à 26 %. Dans un contexte où le recrutement met sous tension les secteurs de la logistique et de la Supply Chain, il est primordial de porter une attention particulière à la population féminine.
Éclairer sur les actions humaines, sociales, technologiques et organisationnelles favorisant l’intégration des femmes
L’un des outils de la communauté des #femmesensupplychain est d’alerter et de sensibiliser les professionnels au travers de conférences spécifiques. C’est dans ce cadre que Marie-Laure FURGALA, responsable de la communauté a pris part à un passionnant UX-forum organisé par le CERCLE ENTREPRISES et SANTÉ lors de Preventica Toulouse, le 19 septembre dernier.
Jacques Bouvet, Président et Anne-Marie de Vaivre, Fondatrice du CERCLE ENTREPRISES et SANTÉ nous ont rappelés à cette occasion que « le secteur Logistique/Supply Chain pèse en France plus de 10 % du PIB, soit presque autant que la Santé avec plus de 1,8 million de salariés et un CA consolidé de plus de 200 Mds €. Il est porteur d’innovations accélérées, en robotique, cobotique et aussi en organisationnel. »
Les intervenants du jour ont ainsi apporté leur éclairage et expérience sur ces sujets complexes :
Thomas DAUDRE-VIGNIER, Directeur des sites logistiques de BUT.
Samya BELLHARI-TRAHIN, Responsable Ergonomie, QVT, Maintien dans l’emploi & Gestion du handicap de GXO Logistics.
Marie-Laure FURGALA, passée de fonctions opérationnelles L/SC à la fonction de Directrice du Master ISLI/à KEDGE Business School.
Baptiste TRUILLET, Ergonome, au sein de la start up Soter Analytics.
Les premières solutions pour faire venir les femmes à la Supply Chain
Travailler sur l’attractivité des métiers auprès des femmes
France Supply Chain et son Lab Jeunes travaillent à changer l’image de nos métiers auprès des jeunes générations. L’objectif est que les jeunes arrivent à la Supply Chain par choix et non plus par hasard, et qui plus est les femmes. Pour cela, le Lab s’appuie par exemple sur des formats modernes et impactants tels que la BD.
« Ils ont besoin de nous » : démystifier les métiers de la Supply en images, une action du Lab Jeunes 2023
L’association a également choisi de mettre en avant des rôles modèles grâce à une série de Webinars nommé « Femmes inspirantes » et qui donne la parole à des Directrices des opérations, Directrice Générale, membre du COMEX, etc. En effet, on observe que la représentativité au top level influence fortement la présence de femmes en direction puis à toutes les strates d’une organisation.
La question de la visibilité est centrale et il est indispensable de développer les indicateurs en entreprises et avec la recherche. Bien que les signaux montrent une évolution positive, nous manquons de data et avant 2018, elles sont quasi inexistantes.
Créer des aménagements spécifiques pour les femmes
Ces aménagements se traduisent par la mise en place d’accords au sein de l’entreprise et qui ont pour but d’aider les femmes à mieux gérer l’équilibre vie pro/vie perso. Par exemple :
le paiement intégral du congé maternité et/ou son allongement comme le fait Géodis au niveau monde ;
des horaires aménagés de travail pour les femmes enceintes (qui passent en équipe de jour lorsque les fonctions sont postées) ou pour les mamans de jeunes d’enfants ;
des jours complémentaires maladie (jours enfants malades, etc.) ;
flexibilité du travail pour les postes qui le permettent via le télétravail.
Des initiatives pour faciliter l’intégration des collaboratrices
De nombreuses applications terrain ont été présentées lors de la table ronde afin de réduire la pénibilité du travail à des postes de manutention, de fabrication ou de préparation.
GXO Logistics emploie des solutions new Tech afin de prévenir les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) ainsi que pour faciliter les tâches. Ce type d’outil porte également ses fruits chez But où l’on compte 16 % de femmes en entrepôt, bien que les produits manipulés soient lourds et de grande dimension.
Pour renforcer encore l’intégration d’un personnel féminin, il est possible de déduire les déplacements via des convoyeurs, des robots collaboratifs (Cobots) qui se déplacent et amènent les produits aux opérateurs ou avec des systèmes de « Goods to Man » et d’armoires robotisées.
Autre enjeu, la réduction des poids manutentionnés. Pour cela, il existe des réponses technologiques telles que la mécanisation des entrepôts ou le déploiement d’équipements aidants (exosquelettes) ou organisationnelles comme la révision des standards (hauteur de palette 1800 mm maximum et idéalement entre 1200 et 1500 mm, poids de colis à 7-8 kg maximum, etc.).
Pour les entreprises ayant installé ce type d’innovation (SONEPAR ou LVMH par exemple), la part de femmes dans les opérations Supply Chain s’élèvent à 50 %. FM logistic nous a également remonté que le passage à l’hydrogène des chariots de manutention se traduisait par un accueil plus positif auprès des femmes qui perçoivent la recharge comme plus simple et plus propre.
Des pistes pour fidéliser ses employées
Une fois le personnel féminin recruté se pose la question de sa rétention. Voici de quoi inspirer les managers et responsables de ressources humaines :
grâce à une vraie politique d’équité salariale homme/femme (mesurée et transparente) ;
en valorisant l’engagement via des réseaux de femmes au sein des d’entreprises (« elles VMH ») ou des communautés comme la nôtre auxquelles les collaboratrices membres ont accès ;
du coaching spécifique en interne à destination des femmes (conférences sur le leadership, gestion de carrière, prévention du burnout, etc.) ;
encourager l’évolution de carrière en proposant des parcours propres aux femmes avec des projets transverses ;
travailler sur les problématiques de harcèlement ;
avec une politique réelle de recrutement paritaire en Supply Chain.
Ces actions sont loin d’être exhaustives et si le sujet vous passionne, nous vous invitons à visionner le replay séquencé par intervenant de la table ronde qui aura levé le voile sur nombre de démarches et de réflexions.
Un grand merci à Anne-Marie de Vaivre pour l’organisation et l’animation de cette riche table ronde et à Marie-Laure pour ses notes 😉 et son intervention.
Un Replay Public pour Découvrir nos Labs, Communautés et Nouveautés
Le 21 septembre dernier, pour marquer la rentrée, nous organisions un nouveau webinar afin de présenter nos actions à nos nouveaux membres et peut-être, qui sait, à quelques futurs. L’occasion de rappeler qui nous sommes, notre fonctionnement et surtout notre raison d’être.
Accéder en un clic au chapitre vidéo désiré
Pour tous ceux n’ayant pas pu se joindre à nous en live (septembre est intense pour beaucoup d’entre nous), nous avons décidé de donner libre accès au replay de l’évènement. Cette vidéo bénéficie d’une timeline qui vous permettra de consulter uniquement les passages qui vous intéressent.
Cette session nous a également permis de lever le voile sur de nouvelles initiatives de la communauté. À commencer par celle des jeunes, incarnée par Rodrigue Branchet-Fauvet, alternant en SCM à KEDGE ISLI et PMO du Lab Jeunes.
De la BD pour démystifier les métiers de la Supply
Des vidéos motions pour faire découvrir les bonnes pratiques en Supply Chain et leur mise en œuvre
Autre, focus important, la présentation de la communauté des #femmesensupplychainpar Marie-Laure Furgala, Directrice de l’ISLI MS/MSC en global Supply Chain de KEDGE BUSINESS SCHOOL. Quel est le but de cette sphère d’échange ? De quoi y parle-t-on ? Un exemple concret des bénéfices pour les membres ayant intégré une communauté.
Les avantages sont nombreux au sein de France Supply Chain, notamment avec une nouvelle banque de ressources. Cette plateforme privée regroupe l’ensemble des productions des Labs et communautés, soit plus de 60 replays sous-titrés de nos webinars, de 200 publications, mais aussi des fiches de bonnes pratiques, des fiches métiers ou des podcasts. Pour y accéder, nous avons préparé un rapide tuto vidéo que vous pourrez découvrir dans le chapitre « Focus sur les Avantages membres » du replay.
Enfin, les leaders des Labs présentent tour à tour leurs actualités et dernières productions dans des séquences de 10 à 15 minutes seulement dont voici le sommaire :
Qui sommes-nous ? De quoi va-t-on parler aujourd’hui ?
Focus sur les Avantages membres
Pourquoi des Labs et Communautés ? Quelles communautés chez FSC aujourd’hui ?
Lab SupplyChain4Good (prospective : impact du changement climatique sur la Supply Chain ; Economie circulaire : groupe de travail lancé ; compteur CO2 : un atelier en présentiel à Paris ; etc.)
Lab Richesses Humaines (comment recruter en interne pour les fonctions Supply Chain ; pénibilité en entrepôts ; Onboarding alternants ; Management de transition)
Lab Digital et Technologies (résultats de l’enquête « quelles sont vos priorités en SC Digitale ? » ; travail sur des use cases internationaux et inter-labs)
Lab ETI / PME (la raison d’être du Lab ; les outils adaptés aux problématiques des ETI et PME)
Lab Jeunes (le podcast qui donne la parole aux jeunes ; des actions pour rendre attractif les métiers de la Supply Chain)
Pour la 2e fois, la communauté des femmes en Supply Chain s’est attaquée à l’énorme enjeu de visibilité de nos métiers auprès de leurs consœurs. Son second objectif avec ce Webinar était de leur donner confiance en elles afin que plus de femmes se tournent vers des postes de direction et prennent des responsabilités. Nous sommes convaincues qu’en leur présentant des role model tels que Laetitia, Latifa, Stéphanie ou Annie (cf.le 1er épisode), elles seront de plus en plus nombreuses à choisir la Supply et à s’emparer des commandes.
Le principe reste le même, à savoir 1 heure d’échange en toute franchise et simplicité, organisé autour de questions parmi 4 catégories au choix :
Conseil
Gestion de carrière
Inspiration
Mieux vous connaitre
Comme l’a si bien dit, et avec beaucoup de modestie, notre invité Laetitia :
« le format et l’état d’esprit sont inspirants à eux seuls, alors on va essayer de l’être un peu aussi »
Marie-Laure Furgala, Directrice de l’ISLI MS/MSC en global Supply Chain de KEDGE BUSINESS SCHOOL, administratrice de FSC en charge de la communauté des femmes a posé ses questions à nos 2 nouvelles invitées : Laetitia Balac-Ruscher, Directrice Supply Chain et Logistique/Membre du Comex du Groupe Monoprix et Latifa Gahbiche, Directrice Générale SULO France & Suisse, découvrez ici un aperçu de leurs réponses.
Comment sont-elles venues à la Supply Chain ?
Nous le répétons sans cesse : les métiers de la Supply Chain sont variés et propices aux passerelles. On observe un champ des possibles formidable, la preuve avec les parcours surprenants de nos 2 interlocutrices.
Dans le replay de l’évènement, vous découvrirez ainsi que l’on peut tout aussi bien venir de la finance et plus particulièrement du contrôle de gestion, que du commerce, et être passée par le marketing comme par les mathématiques avec leurs algorithmes d’optimisation sous contraintes.
Les clés d’une belle carrière aujourd’hui et demain
La détermination et la persévérance sont un leitmotiv. Ne rien lâcher. D’autre part, avec l’évolution de nos métiers et activités, s’ajoutent la capacité à analyser de manière systémique et analytique et à faire preuve de finesse.
Mais ce ne sont pas les uniques ingrédients de leur recette du succès. Pour tout savoir, plongez-vous dans le replay !
« Je pense qu’on a un peu un plafond de verre, nous en tant que femmes. On pense qu’il faut en faire énormément, 10 fois plus pour être reconnues. […] au lieu d’être sur 150 %, peut-être que juste 120 c’était suffisant ».
Famille, bien-être et carrière ? Comment font-elles ?
Les conseils sur l’équilibre vie pro/vie perso étaient particulièrement attendus et l’organisation en reste la clé de voute. Mais pas seulement ! Il ressort de ce jeu de question/réponse qu’il est primordial de bien se connaitre et de s’accepter pour se créer une vie harmonieuse, mais aussi donner l’exemple à son équipe.
Le « bouton pause » a fait son retour et a permis de mettre le doigt sur des techniques personnelles et inspirantes à appliquer à son quotidien. Programmez ces moments ressourçant dans votre agenda, car ils sont de même importance que vos réunions. Ils ne sont pas une option ! Votre bien-être est sacré.
Et le mentoring dans tout ça ?
À différents stades de leur carrière, Laetitia et Latifa ont pu faire appel à des coachs ou s’appuyer sur des réseaux de femmes en interne de l’entreprise, mais aussi en externe pour éviter tout conflit d’intérêts. Elles ont pu compter sur des mentors pour les secouer et les challenger tout comme sur desfigures qui les ont inspirés.
L’intérêt du mentoring est multiple, tant pour le mentoré que pour le mentor (plus expérimenté), ainsi que pour l’organisation dans laquelle il se déroule. Par exemple :
Pour le mentoré : développement professionnel accéléré, aide dans l’orientation de carrière, réseau, confiance en soi et soutien face aux défis professionnels.
Pour le mentor : expérience gratifiante, renforcement des compétences en leadership.
Pour l’organisation : retenue et développement des talents, transmission des valeurs et de la culture de l’entreprise, meilleure intégration, amélioration de la performance.
Faire face à des comportements déplacés au travail
À ce sujet, nos 2 intervenantes comme leurs prédécesseures sont catégoriques : en signalant ces comportements et en prenant des mesures appropriées, vous contribuez à créer un environnement de travail sain et respectueux pour vous-même et pour vos collègues.
Communiquez clairement, parlez directement à la personne responsable du comportement déplacé si vous vous sentez en sécurité pour le faire. Exprimez votre inconfort de manière respectueuse, en employant des phrases « je » pour éviter de paraître accusatrice.
Si la communication directe ne résout pas le problème ou si vous n’êtes pas à l’aise pour l’aborder, utilisez les canaux de communication internes. Signalez le comportement à votre supérieur hiérarchique, au service des ressources humaines ou à un responsable désigné. Suivez les procédures internes de l’entreprise pour dénoncer ces problèmes.
Cet article approche uniquement certains des nombreux et passionnants sujets traités au cours de ce webinar, si vous souhaitez aller plus loin, découvrir leurs devises et leurs recommandations, nous mettons à disposition de nos membres un replay. Cette vidéo intègre une timeline qui vous permettra de sauter directement au passage qui vous intéresse.
Mesdames, merci pour votre confiance, votre temps et vos témoignages en toute franchise et merci à Marie-Laure, notre ambassadrice et animatrice d’avoir su créer un environnement propice à la confidence.
Vous allez réaliser une autoévaluation de la maturité de votre Supply Chain.
Cet autodiagnostic, crée par le LAB ETI/PME de France Supply Chain à partir d’une sélection de 22 questions du Référentiel d’Excellence de France Supply Chain, n’a pour objectif que de fournir une évaluation du degré de maturité des fondamentaux de votre Supply Chain et de vous positionner par rapport aux meilleures pratiques du terrain.
Les données renseignées sont à usage exclusif de France Supply Chain pour alimenter une base de données permettant à chaque entreprise répondante de se comparer par rapport à des moyennes anonymisées.
Afin de vous permettre de réaliser cette comparaison, le remplissage de ce diagnostic nécessite la collecte de vos coordonnées.
Vous allez réaliser une autoévaluation de la maturité de votre Supply Chain.
Cet autodiagnostic, crée par le LAB ETI/PME de France Supply Chain à partir d’une sélection de 22 questions du Référentiel d’Excellence de France Supply Chain, n’a pour objectif que de fournir une évaluation du degré de maturité des fondamentaux de votre Supply Chain et de vous positionner par rapport aux meilleures pratiques du terrain.
Les données renseignées sont à usage exclusif de France Supply Chain pour alimenter une base de données permettant à chaque entreprise répondante de se comparer par rapport à des moyennes anonymisées.
Afin de vous permettre de réaliser cette comparaison, le remplissage de ce diagnostic nécessite la collecte de vos coordonnées.